Luc Mayefski

HB Tome 3 - PocheLuc Mayefski est un personnage secondaire de la série Henderson’s Boys et est aussi l’un des premiers agents de l’histoire de CHERUB. Né en 1928, il apparaît pour la première fois dans L’Armée Secrète.

Description 

A l’inverse des autres agents, Luc fait tout pour être détesté. Il cherche volontiers à provoquer ses camarades, qui le méprisent logiquement. Ainsi et ce dès son apparition dans la série, Robert Muchamore insiste régulièrement sur la rivalité qui oppose Luc à Paul Clarke:

Luc, un agent âgé de treize ans, était installé près de la porte. Il portait une tenue identique à celle de Paul, mais la comparaison n’allait pas plus loin. Si ce dernier était filiforme, son camarade, étonnamment musclé, flirtait avec l’embonpoint. […]
– Alors, Paul, lança Luc sur un ton méprisant, comment vont tes pauvres petites chevilles ? Ce n’était pas trop dur, de s’occuper des araignées, bien au chaud, pendant qu’on en bavait à l’entraînement. Page 59, Tome 3

Nous pouvons le revoir dans Opération U-Boot, Tireurs d’élites et L’Ultime Combat.

Après la guerre

Dans l’épilogue finale du tome 7, Robert Muchamore s’attarde sur Luc Mayefski et nous livre un très long paragraphe:

« Après le démantèlement du premier CHERUB, Eileen McAfferty remua ciel et terre pour offrir à Luc une éducation convenable. Après une longue série d’échecs, il réussit l’examen d’entrée d’un pensionnat britannique. Il en fut exclu quelques semaines plus tard en raison de violences physiques et psychologiques exercées sur de jeunes camarades et d’un coup de tête porté à son professeur d’éducation physique. HB T7 - GF
Livré à lui-même, sans emploi ni logement, Luc dut survivre tant bien que mal dans les rues de Londres. Il trouva bientôt du travail en tant que collecteur de dettes au service d’un groupe d’usuriers. 
Les bombardements allemands ayant provoqué une grave crise du logement, le gouvernement avait ordonné un gel des loyers. Il se mit au service de propriétaires souhaitant expulser les locataires protégés par cette loi. Quelques années plus tard, ses économies lui permirent d’abandonner ce travail d’homme de main et de développer sa propre activité dans le domaine immobilier.
Se trouvant à la tête d’une entreprise prospère, il fit tout son possible pour faire oublier son passé de gros bras et se présenter comme un respectable magnat. Tous ses efforts furent réduits à néant lorsqu’un journal fit paraît un article le présentant comme l’homme d’affaires le plus corrompu d’Angleterre. La justice ayant pris le relais des médias, il écopa d’une peine de cinq ans de prison pour violences, fraude à l’assurance et complicité d’incendie volontaire. Durant son incarcération, sa société fut gérée par un comptable véreux qui détourna la quasi-totalité de sa trésorerie. Luc fut relâché en 1968. Il se déclara en faillite deux mois plus tard.
Ruiné et discrédité, il quitta l’Angleterre pour l’Espagne et entama une nouvelle carrière dans l’immobilier. Au début des années 1980, il vivait une existence paisible dans une vaste villa, au bord de mer, avec sa compagne et leurs deux filles.
En juin 1984, alertés par des cris, les voisins alertèrent les autorités. Après avoir trouvé l’amie de Luc sauvagement battue, les motards de la police se lancèrent à ses trousses. Dans la course-poursuite qu s’ensuivit, il perdit le contrôle de son véhicule et percuta un camion circulant en sens inverse.
Il n’avait que cinquante-cinq ans. Il laissa deux filles, ainsi qu’un fils issu d’une précédente liaison.« 

Mr Thomas

Mr Thomas (on ne connait pas son prénom) est un personnage des Henderson’s Boys faisant parti de « l’univers » de Marc Kilgour.

Son histoire

Mr Thomas apparaît pour la première fois au chapitre trois de L’évasion, le premier tome d’Henderson’s Boys. Il est alors le directeur de l’orphelinat où vivait Marc. Il n’hésitait pas à battre les orphelins, faisant de lui un homme violent et détesté.

La porte du bureau, de l’autre côté du couloir, s’ouvrit et le directeur, un homme solidement bâti, apparut en tenant par le cou un enfant de sept ans en pleurs prénommé Jean. D’un geste brusque, il envoya valdinguer le jeune garçon qui s’affala sur le dallage de la cuisine. Visiblement content de lui, il passa sa main sur son crâne chauve et luisant.
Sœur Madeleine regardait d’un air horrifié les zébrures écarlates dans le dos du garçon.
– Badigeonnez de la teinture d’iode sur ses coupures ma sœur, ordonna M. Thomas, pendant que Jean s’accrochait au bord de la table pour se relever. Toi, ajouta-t-il, si tu mouilles encore ton lit, tu dormiras dehors dans le poulailler. Pages 28-29

Nous le retrouvons quatre tomes plus tard, dans Le Prisonnier. Il profita de l’invasion allemande pour collaborer et grimper dans l’échelle sociale, lui permettant de diriger le service des réquisitions de la préfecture. S’habillant richement et ornant fièrement une francisque (symbole adopté par le gouvernement de Vichy), il mena la vie dure à Morel et sa ferme:

Lorsque mes ouvriers agricoles ont été réquisitionnés pour partir à la guerre, il (Mr Thomas) a exigé des sommes folles en échange des services des résidents de l’orphelinat. Comme chacun a pu le constater, son train de vie a grimpé en flèche, preuve qu’il détournait une grande partie de cet argent. Lorsque l’archevêché a découvert le pot aux roses, Thomas s’est convaincu que je l’avais dénoncé […]. Pages 175-176

Francisque

Depuis, Mr Thomas envoya régulièrement ses agents du service de réquisition pour vérifie que Morel ne cacha pas une partie de sa production.

Ils ont épluché mes registres, fouillé les granges et compté les choux-fleurs. Un jour, ils ont même pesé le fumier pour s’assurer que je ne possédais pas davantage de bétail que je n’en déclarais. Page 175

Heureusement, ses agissements s’arrêtèrent dans Tireurs d’élites. Et pour cause:

 A l’instant où Marc se saisissait d’une lourde poêle à frire […], Thomas, percevant un mouvement du coin de l’œil, fit volte-face […].
– Toi ! gronda-t-il, les yeux grands comme des soucoupes. Sale petit bâtard insolent.
[…] Lorsque Thomas passa à l’attaque, Marc esquiva sa charge puis lui asséna un formidable coup de poêle au niveau de la tempe.
L’homme s’effondra comme une masse. Page 209

Après lui avoir donné deux capsules de cyanure, Marc maquilla la scène pour faire croire à un suicide. Preuve du succès, la gendarmerie française n’a jamais cherché un meurtrier.

C’est ainsi que succomba Mr Thomas, traître à la nation et un crapule de la pire espèce.

Sa maison

Vous pouvez découvrir la maison de Thomas mais également les alentours dans ce fichier.

Organisation Todt

Fritz Todt

L’Organisation Todt était un groupe nazi créé pour enrôler les chômeurs et les faire travailler sur des constructions de bâtiments. Elle tire son nom du créateur de l’organisation, Fritz Told qui l’a fonda en 1938.

Après les nombreuses conquêtes territoriales d’Hitler, l’Organisation s’agrandit en enrôlant, de force si besoin, les prisonniers et les déportés étrangers. Presque toute les constructions militaires furent réalisées par cette organisation. Cela peut aller des simples routes ou voies ferrées à de grands projets comme le Mur de l’Atlantique ou la ligne Gustav.

Il était donc logique de voir apparaître l’Organisation Todt dans la série Henderson’s Boys. Un paragraphe lui est notamment consacré dans Opération U-Boot lorsqu’Henderson et ses boys se trouvaient à Lorient en 1941:

L’Organisation Todt était chargée de la conception et de la construction des autoroutes et des aérodromes en Allemagne, mais aussi des ouvrages défensifs, des usines, des camps de travail et des bunkers en territoire occupé.
C’était une organisation semi-militaire. Les chefs, armes et poignards nazis à la ceinture, portaient un brassard orné d’une croix gammée et les insignes de leur grade. Le personnel était composé d’individus d’origines diverses, des prisonniers polonais et africains traités comme des esclaves aux employés civils qualifiés et correctement rémunérés.
Le bureau [de recrutement, ndlr] embaumait l’encaustique et la fumée de tabac. Les volontaires se pressaient derrière trois guichets, où leur état civil était soigneusement consigné. Cette formalité remplie, ils devaient se déshabiller dans une pièce voisine et subir un examen médical. A l’extrémité d’un long couloir était installée une machine à rayon X, où les ouvriers passaient une radio afin d’écarter tout cas de tuberculose.
Les murs étaient tapissés de tableaux noirs sur lesquels étaient répertoriés les postes vacants et les conditions de recrutement: Forgerons, charpentier, traducteurs et électriciens sont priés d’emprunter la file prioritaire. Les travailleurs non qualifiés doivent être âgés de dix-huit à cinquante-cinq ans. Les garçons de treize à dix-sept ans sont embauchés à titre d’apprentis et reçoivent une rémunération correspondant à un tiers de la paye prévue par le règlement. Tous les volontaires signent un engagement de deux ans. Pages 36-37, Henderson’s Boys – Tome 4 (GF).

Maxine Clerc

Maxine Clerc (aussi appelé Lacoste), née en 1915, est un personnage secondaire des Henderson’s Boys. La jeune femme apparaît chronologiquement dans Le Jour de l’Aigle, Le Prisonnier et L’Ultime Combat.

Nous la découvrons dans les premières pages du tome 2 d’Henderson’s Boys. A l’époque, Maxine Clerc n’était alors qu’une simple secrétaire au consulat anglais de Bordeaux: 

Elle avait une vingtaine d’années et mesurait pas loin d’un mètre quatre-vingts. Elle portait le chemisier blanc et la jupe plissée des employées de bureau, mais la façon dont étaient coiffés ses cheveux noirs et l’élégante montre en or qu’elle portait au poignet laissaient deviner des revenus supérieurs à ceux d’une modeste fonctionnaire. Page 21, Henderson’s Boys – Tome 2 

Nous la reverrons plusieurs dans ce tome-ci, où elle sera notamment la maîtresse du sacré Charles Henderson.
Elle ré-apparaîtra deux ans plus tard (l’équivalent de trois tomes) à Paris où Robert Muchamore n’oubliera pas de mentionner ses dernières aventures:

Pendant des mois, elle s’était démenée [à Bordeaux] pour venir en aide aux enfants séparés de leurs parents au cours de l’exode.
A son retour en Angleterre, elle avait suivi un entraînement aux techniques d’espionnage et de sabotage, puis elle avait rejoint Paris afin d’y établir l’un des premiers réseaux structurés de résistance contre l’occupant. Page 222, Le Prisonnier

C’est donc en tant que résistante que nous la retrouverons dans L’Ultime Combat, à toute fin de guerre. Et lors d’un émouvant épilogue, l’auteur nous livra une mini-biographie la concernant:

Maxine Clerc épousa un politicien français dont elle eut deux enfants. Elle rédigea une autobiographie à succès relatant l’histoire du réseau Lacoste. Elle n’y fit aucune mention de Charles Henderson et ses agents. Le livre fut adapté sur grand écran par un réalisateur français et fit l’objet d’un téléfilm produit par la BBC. La France, le Royaume-Uni et Israël lui décernèrent les plus hautes distinctions. Elle mourut en 2006 âgée de quatre-vingt-onze ans. Page 263, L’Ultime Combat.

Paul Clarke

Paul Clarke, né le 11 octobre 1928 à Paris, est l’un des protagoniste de la série Henderson’s  Boys.

Famille

Né d’une mère française qu’il connu quelques année avant qu’elle ne meurt d’un cancer peu avant la guerre, Paul sera remis tout comme sa sœur à la garde de son père. Ce dernier, Digby Clarke, travaillait à l’Imperial Wireless Corporation ainsi que pour les services secrets, avant qu’il ne succombe suite à un éclat d’obus écopé lors du premier tome de de Henderson’s Boys, L’évasion. Suite à cet événement, sa sœur, Rosie qui aimait le taquiner en appelant l’avorton, et lui se rapprochèrent et ne se séparèrent que rarement pendant la série.

Profil

  • Age en juin 1940 : 11 ans.
  • Apparence physique : Mince, cheveux noirs et yeux sombres.
  • Aime : Dessiner, peindre, la confiture, faire de l’argent.
  • Déteste : Les enfants bavards, le sport, sa sœur Rosie quand elle essaie de faire sa chef.
  • Ennemi : Luc.

Personnalité

Paul est d’un tempérament calme, il préfère dessiner plutôt d’aller traîner avec avec d’autre garçon de son âge. Sa partie du dortoir est tapissée de reproduction de Picasso. Sur la commande de Henderson, c’est lui qui va crée le logo de CHERUB.

Début de vie

Le père de Paul voulait l’envoyer dans une bonne école en Angleterre. Malgré cela, Mr Clarke craignant qu’un garçon sensible comme Paul vive mal la très sévère atmosphère d’un internat anglais pendant les années 1940, il décida de le garder auprès de lui. Vivant à Paris, il étudia, avec sa sœur, pendant cinq ans à la plus grande école anglophone de Paris. Mais le 3 juin 1940, alors que les Allemands menaçaient Paris, la famille Clarke dut quitter l’école pour partir vers le sud.

Paul Clarke était un frêle garçon de 11 ans. Il faisait partie des élèves, de moins en moins nombreux, qui fréquentaient encore la plus grande école anglophone de Paris. Page 19 de L’évasion

Aujourd’hui, c’était au tour de Paul et Rosie de jouer la scène des adieux à laquelle ils avaient si souvent assisté ce mois-ci. Les garçons se serraient la main, comme des gentlemen, alors que les filles avaient tendance à pleurer et à s’étreindre, en promettant de s’écrire. Page 22 

Rosie Clarke

Rosie Clarke, née le 16 février 1927 à Winchester en Angleterre, est l’un des personnages principaux d’Henderson’s Boys. Elle fut la première agent à travailler pour l’ancêtre de CHERUB.

Famille

Rosie a connu quelques années sa mère, une française,  avant que celle-ci ne décède avant la guerre. Son père, Digby Clarke, travaillait à la Compagnie impériale de radiophonie ainsi que pour les services secrets britannique, avant qu’il ne décède lui aussi, d’un éclat d’obus. Avant l’invasion allemande, Rosie aimait taquiner son frère, Paul, l’avorton comme elle l’appelle. Mais le décès de leur père les rapprocha, et une entre-aide mutuelle fut créée.

Profil

  • Age en juin 1940: 13 ans
  • Apparence physique: Corps athlétique (un peu trop baraquée pour une fille), yeux sombres, longs cheveux noirs.
  • Elle aime: Avoir des responsabilités, son petit frère Paul.
  • Elle déteste: Ne pas être autorisée à faire quelque chose juste parce que c’est une fille.

Personnalité

Rosie possède une force et une vivacité d’esprit qui a permis de sauver de nombreuses vies et notamment celle de son frère. Toutes ces qualités lui permet d’être une meneuse qui guide les autres, utile lorsqu’on est une espionne.

Début de vie

Vivant à Paris, elle étudia pendant cinq ans à la plus grande école anglophone de la ville. Mais le 3 juin 1940, alors que les Allemands menaçaient Paris, la famille Clarke dut quitter l’école pour partir vers le sud:

Aujourd’hui, c’était au tour de Paul et Rosie de jouer la scène des adieux à laquelle ils avaient si souvent assisté ce mois-ci. Les garçons se serraient la main, comme des gentlemen, alors que les filles avaient tendance à pleurer et à s’étreindre, en promettant de s’écrire. Page 22 de L’évasion

Rosie vivait dans cet appartement depuis l’âge de cinq ans. C’est avec un profond sentiment de tristesse qu’elle referma la porte, sans doute pour la dernière fois. Page 52

Elle laissa derrière-elle toute sa vie, sans pouvoir se recueillir une dernière fois sur la tombe de sa mère.

Beauvais et ses alentours

Beauvais et ses alentours sont vraiment le lieu principal du premier tome des Henderson’s Boys. En effet, durant une soixantaine de pages, Robert Muchamore nous conte la fuite de Marc Kilgour de Beauvais pour Paris. Nous reverrons par la suite certains lieux dans Le Prisonnier et Tireurs d’élites.

L’ORPHELINAT

Ce lieu était l’habitat de Marc durant les douze premières années de sa vie. Géré par des soeurs et l’église catholique mais dirigé par Mr Thomas, un homme tyrannique et cupide, l’orphelinat regroupe plusieurs dizaines d’enfants:

« Marc partageait un vieux grenier avec vingt autres orphelins. Leurs lits superposés, en métal, étaient collés les uns aux autres, à tel point que les garçons qui dormaient tout au bout de la rangée devaient ramper sur tous les matelas afin d’atteindre ou quitter leur couche. Pour couronner le tout, M.Thomas avait dégringolé dehors au cours d’une bagarre générale, et l’absence d’air frais faisait régner dans le dortoir un parfum qu’on ne risquait pas de trouver dans une boutique parisienne. »

LA FERME DES MOREL

Une ferme pendant la Seconde Guerre Mondiale

C’est là que Marc travaillera durant ces temps libres. En effet, il avait diverses tâches selon son âge comme s’occuper des vaches ou s’occuper de la production des légumes:

« Les terres de Morel produisaient essentiellement du blé et des légumes, mais le fermier possédait une douzaine de vaches laitières, dans une étable, et leurs veaux étaient élevés dans un abri voisin, pour leur viande. En l’absence de pâturages, les bêtes se nourrissaient uniquement de fourrage et apercevaient la lumière du jour seulement quand on les conduisait dans une ferme des environs pour s’ébattre avec Henri le taureau. »

Au fil de la guerre, la ferme eut de plus en plus de mal à générer de l’argent en raison de la sévère restriction des Allemands. C’est dans ces conditions que Marc rencontra Jade Morel, la fille du fermier, celle qui deviendra rapidement sa petite amie.

MAISON DE MR THOMAS

Peu présent dans la série Henderson’s Boys, on retrouve malgré tout ce lieu durant un chapitre entier du premier tome ainsi que deux pages dans Tireurs d’élites.

« Certaines personnes auraient pu trouver jolie la maison du directeur. La façade blanche immaculée était repeinte tous les étés par deux adolescents, qui étaient roués de coups s’ils ne faisaient pas du bon travail, et M.Thomas accordait à son jardin toute l’affection et l’attention dont il privait les orphelins. […]. La maison ne mesurait pas plus de six mètres, en longueur comme en largeur. L’unique pièce du rez-de-chaussée accueillait un fourneau, un évier et quelques placards, face à une fenêtre à petits carreaux […]. Au centre, il y avait une table et, de l’autre côté, un coin salon avec deux fauteuils et une étagère de livres, sur laquelle était posée une radio. Au fond de la pièce, un escalier menait à l’étage, si étroit que M.Thomas devait sans doute se mettre de profil pour monter. »

BEAUVAIS

Beauvais pendant la Seconde Guerre Mondiale

Pour se rendre à Paris le plus rapidement possible, Marc décida d’aller à Beauvais, ville se trouvant à plus de cinq kilomètres de l’orphelinat.

« Marc avait toujours rêvé de voir Beauvais. Certes, c’était une ville de moins de cinquante mille habitants, mais aux yeux d’un garçon venu de nulle part, la cathédrale, les cinémas et les boutiques, où les chocolats et les gâteaux s’empilaient dans les vitrines, avaient un parfum de légende. Malheureusement, cette ville se trouvait sur la route principale qui menait à Paris et les bombardements allemands avaient transformé le rêve de Marc en cauchemar. »

Depuis que Marc a quitté Beauvais pour Paris dans le tome 1, Robert Muchamore n’a plus donné de détails pertinents sur ces lieux.

AU XXIÈME SIÈCLE

Aujourd’hui, il est difficile de citer l’orphelinat de Marc sur une carte. En effet, une dizaine de villages agricoles autour de Beauvais forment avec cette dernière le Beauvaisis. Ainsi, la ferme des Morel peut très bien se situer à Rochy-Condé ou à Savignes.

Depuis la fin de la guerre, la ville de Beauvais s’est reconstruit et agrandi. On y trouve désormais de nombreux centres commerciaux, une grande salle de spectacle ou encore plusieurs zones industrielles. Elle compte toujours sur sa cathédrale (où de longs travaux la restaure presque intégralement) pour attirer plus de touristes. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel.

Carte du Beauvaisis

Carte du Beauvaisis

 

 

Marc Kilgour

Marc Kilgour

Marc Kilgour, né en 1928 dans le Nord de la France, est l’un des personnages principaux de la deuxième série de Robert Muchamore: Henderson’s Boys.

Profil

  • Age en juin 1940: 12 ans
  • Apparence physique: Séduisant, baraqué, yeux bleu-verts, cheveux blonds en pagaille
  • Il aime: Lire, le cinéma, la bonne nourriture, Jade Morel
  • Il déteste: Les lieux bondés, les vaches, se salir, Mr Thomas

Début de vie

Ayant à peine quelques semaines, il fut abandonné entre deux pots de fleurs en pierre sur le quai de la gare de Beauvais, à soixante kilomètres au nord de Paris. Un porteur le découvrit couché à l’intérieur d’un cageot de fruits et s’empressa de le conduire au chaud dans le bureau du chef de gare. Là, il découvrit l’unique indice de l’identité du bambin: un bout de papier sur lequel on avait griffonné ces cinq mots: allergique au lait de vache.

Avant la guerre 

Il fut recueilli par l’église catholique où il passa les douze premières années de sa vie dans un orphelinat pour garçons à quelques kilomètres de Beauvais. Marc passait son temps entre l’école de campagne et son travail à la ferme d’à côté, chez les Morel. Tout n’est pas rose pourtant. À chaque problème disciplinaire, il devait passer dans le bureau de Mr Thomas, où ce dernier n’hésitait pas à le fouetter avec sa cane.

Personnalité

À l’orphelinat, Marc est populaire et assez mature par rapport à ces autres camarades. Il n’hésite pas à se battre quand on lui cherche des noises. Plutôt intelligent, il connaît peu de choses du monde en dehors de son quotidien à la campagne. Grâce à son professeur, il manie l’allemand avec aisance, un talent très utile en France occupée.

Citation

La vache a levé la queue et, PROOT ! elle m’a chié en plein visage. Marc, parlant du côté glamour de l’agriculture à Jade Morel.

Jade Morel

Jade Morel, né en 1928, est l’un des personnages secondaires d’Henderson’s Boys. Habitant à Beauvais, elle est la fille du fermier le plus riche de la région. Très proche de Marc Kilgour, elle devint sa petite amie au fil des tomes, bien que leur relation soit entrecoupé par la vie d’agent que mène Marc.

Famille

Jade a une famille des plus normales. Etant sa seule fille, son père l’a chouchoute comme une princesse. Elle pouvait également compter sur ses frères jusqu’en 1940, avant que la guerre ne les sépare. Elle a perdu sa mère à l’âge de sept ans. Après un long veuvage, Mr Morel avait épousé une femme réservée du nom d’Yvonne.

Tome 1 – L’évasion

Voici comment apparaît pour la première fois dans la série:

Jade Morel avait douze ans, elle aussi, et elle connaissait Marc depuis leur premier jour d’école. Marc était un beau garçon, avec des cheveux blonds emmêlés, et Jade l’avait toujours bien aimé. […]. À neuf ans, elle avait quitté l’école communale pour étudier dans un collège de filles à Beauvais. Extrait page 13.

Après avoir discuté de la guerre et de la vie à la ferme, Marc raconta à Jade comment une vache avait levé la queue et, PROOOT ! Jade, morte de rire, commença à se moquer de lui. Mais l’orphelin, énervé, l’a saisit à bras-le-corps et l’emmena à l’extrémité de la grange, pour la pendre dangereusement au-dessus de la fosse à purin. N’ayant plus la force de la retenir, il la retourna et la planta sur le sol. Jade, furieuse, tenta de se venger en le giflant mais elle glissa sur la terre sèche, avant de basculer dans la fosse. Ce passage fut court, six pages exactement, mais il est la première et la dernière scène de Jade dans ce premier tome.

Tome 5 – Le Prisonnier

Depuis L’évasion, deux ans ont passé et forcément, les choses changent:

Jade Morel avait quatorze ans. Marc avait le béguin pour elle depuis l’âge de huit ans. Il remarqua aussitôt qu’elle avait pris des formes et la trouva plus jolies que jamais. Page 161

– J’ai eu de la peine quand tu t’es enfui, Marc. Je t’aimais bien, tu sais.
– Moi aussi, je t’aimais bien, mais nous ne pouvons pas nous revoir. […] Je n’ai rien contre toi, bien au contraire, mais je n’ai aucune envie d’être attaché à la porte de la grange et fouetté jusqu’au sang.
– Tu es tellement mignon, quand tu as peur, ronronna Jade.
Alors, elle fit un pas en avant et déposa un tendre baiser sur ses lèvres. Page 163

En quelques semaines, les deux adolescents étaient ensemble malgré les menaces de Mr Morel. Collègues pendant leur travail à la ferme, ils profitaient de leur temps libre pour s’étendre dans l’herbe  pour discuter, tout en s’embrassant. Jade réussit même à faire venir Marc à la table des Morel ! Ainsi, au fil du temps, son père accepta leur relation. Mais ce fut de courte durée. En effet, Marc accepta une mission à haut risque qui le ramera en Angleterre. Seulement, il l’aimait trop pour la quitter sans un mot d’explication. Ainsi, il lui révéla tout de sa vie d’agent. De A à Z. C’est donc la mort dans l’âme qu’il quitta la ferme et Beauvais pour aller de l’autre côté de la Manche.

Tome 6 – Tireurs d’élites

Marc, de retour en France pour une mission, profita d’un léger repos pour rejoindre celle qui hante ses rêves: Jade.

– Alors, comment va la vie ? demanda Marc.
– C’est horrible répondit Jade. Et pas seulement à cause de ton absence. Nous n’avons plus d’employés et le service des réquisitions nous harcèle continuellement. Mr Thomas a toujours détesté mon père, mais depuis ton départ, les choses ont empirés. Page 201

Ne restant qu’une journée, ils profitèrent du lac pour un bain de minuit. Son escapade fut donc de courte durée, et il dut se mettre en route pour rejoindre Henderson et les autres. Pour améliorer la vie des Morel, il élimina froidement Mr Thomas avec du cyanure. Ce dernier étant responsable de la dépression de Mr Morel et des travaux éreintants qu’entretenait Jade.

Son pire ennemi ayant rendu l’âme, Marc se sentait fort et confiant. Il avait dû abandonner Jade, mais il venait d’éliminer celui qui avait changé son existence en calvaire. Page 211

Egmont

Egmont est un éditeur qui publie CHERUB et les Henderson’s Boys en Pologne et en Russie.

Histoire

En 1878, Egmont Harald Petersen fonde une imprimerie à Copenhague, au Danemark, lui donnant pour nom Gutenberghus. Au départ, l’entreprise imprime des cartes d’affaires et autres petits tirages. 25 ans après, l’imprimerie est devenue réputée, utilise des machines moderne et compte de nombreux employés. En 1904, il est donc logique de la voir investir dans un magasine féminin, qu’elle éditera également en Norvège.

Malgré le décès du fondateur en 1914, la société prospère pour compter 600 employés seize ans plus tard. Après la Deuxième Guerre Mondiale, l’entreprise signe un contrat avec Walt Disney, lui permettant d’éditer les histoires de Mickey, Donald ou Picsou (entre autres) mais également d’en inventer (avec Don Rosa en tête) en Scandinavie et en Allemagne. Les années 80 signe le début de la conquête des marchés internationaux où Gutenberghus s’implantera au Royaume-Uni, en Europe de l’Est et en Asie. En l’honneur de son créateur, la société est rebaptisé Egmont en 1991.

Aujourd’hui, Egmont est un groupe de médias touchant à l’édition, aux jeux vidéos ou encore au cinéma qui opère dans plus de 30 pays et emploie plus de 4700 employés. En Europe, il s’agit du plus grand éditeur de livres et de magazine pour enfants et adolescents.

Egmont dans le monde

Egmont dans le monde

En Pologne

Egmont est implanté en Pologne depuis 1990 où tout a commencé avec une bande dessinée de Donal Duck. Il est désormais le plus grand éditeur de Pologne avec 40 journaux réguliers et plus d’une centaine de livres sortis par an.

L’éditeur publie CHERUB depuis 2007, comme en France. Comme nous, il doit désormais attendre les sorties anglaises pour pouvoir les éditer en Pologne. À noter qu’Egmont a traduit et mis en vente les trois premiers tomes des Henderson’s Boys, avant d’arrêter la production en 2010.