L’édito du printemps #8 : La BD Arizona Max

L’année dernière, pour la publication de Trafic en BD, j’avais écrit sa critique quelques instants après ma lecture, afin de publier l’article le jour de la sortie officielle. Douze mois plus tard, la problématique n’est plus la même. Il n’est plus question de savoir si ces adaptions de CHERUB valent le coup. Elles les valent. Il n’est plus question de savoir si le duo Combet-Payen a su appréhender l’univers CHERUB. Comme je l’ai dit dans cette vidéo, il l’a fait.

Non, deux semaines après la sortie d’Arizona Max en bande dessinée, une lecture puis une relecture attentives plus loin, je me suis posé cette lourde question : une adaptation peut-elle mieux faire que l’original ?

C’est vrai, je l’avoue, cette question est peut-être (probablement) trop ambitieuse pour cette adaptation. Elle sera sûrement plus adéquate lorsque la série CHERUB sera sur tous vos écrans. Mais essayons !

Je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans

Après avoir relu (et remarqué les fautes d’orthographe de) ma critique sur la BD Trafic, j’ai envie de dire bis repetita ! On retrouve les mêmes points forts.

Les sublimes couleurs sont une nouvelle fois au rendez-vous. Je pense à la scène de l’évasion où David Combet nous fait véritablement voir de toutes les couleurs. C’est encore une fois l’une des forces de l’adaptation. On peut souligner une progression du dessinateur sur les décors extérieurs : que ce soit Los Angeles, la maison des Little ou l’Alaska. Il y a également ces deux planches parfaites teintées d’orange où sont expliquées le fonctionnement de la prison d’Arizona Max.

Cependant, il y a un détail que j’avais remarqué l’année dernière est qui m’a encore frappé cette fois-ci, ce sont les dessins de personnages. J’ai un peu l’impression qu’ils se ressemblent tous. Il y a notamment ce moment à la page 20, où, si James ne précise pas qui est qui, j’aurais été incapable de différencier Kyle de Bruce. Je trouve qu’il n’y a pas ce soucis du détail comme il peut y avoir pour les décors extérieurs, alors qu’un grain de beauté, qu’une subtile tâche de naissance ou n’importe quelle autre caractéristique permettrait de faire la différence. Tous les personnages importants ne devraient-ils pas être uniques ?

Quand je vois Amy, 16 ans dans Trafic, et Lauren, 10 ans dans Arizona Max, je me dis : « Où sont passés les six ans de différence ? ». La fille sur la couverture est censé avoir 10 ans !

L’avantage d’un roman, c’est qu’avec son imagination, on se peut se créer sa propre vision d’une histoire (décors, personnages, perception). L’avantage d’une adaptation BD, quand on n’a pas d’imagination, c’est que le travail est pré-mâché. Mais si les personnages se ressemblent un peu tous, je me met à la place du fan de 12, 13 ans, la lecture peut-être moins agréable. Je ne vais pas changer le style de dessin de David Combet. Ce sentiment de ressemblance m’est déjà arrivé avec les travaux de Philippe Francq (même si Largo Winch n’est pas destiné au même public). En tout cas, l’adaptation doit donner toutes les clés pour comprendre l’histoire originelle (et donc les personnages). Cette affaire de déjà-vu est donc dommage.

J’ai vraiment développé les incohérences de dessins mais il ne faut pas que cela déforme mon opinion. Dans l’ensemble, si les dessins de Trafic étaient bons, ceux d’Arizona Max sont encore meilleurs !

See on both sides like Chanel

Si dans la bande dessinée Trafic on pouvait retrouver des ordinateurs Dell, Ralph Wiggum ou encore Jack Torrance, la cuvée 2018 est encore plus riche. Pêle-mêle, on peut retrouver la présence de marque comme Apple, Adidas (Gabrielle represents), Mercedes, Nokia, Duff, Fila, Jack Daniel’s ou encore l’indémodable Coca Cola. Niveau culturel, j’ai remarqué la référence à l’une des chansons des Cure, Boys Don’t Cry dont le titre est tagué deux fois dans l’album.

Notifions également le clin d’oeil à James Dean dans une affiche chez les Little. Enfin, on peut aussi deviner la playlist de David Combet grâce à cet anachronisme sur Chanel de Frank Ocean. Bref, l’album est vivant, et ça c’est cool.

L’affaire Janet Byrne 

Venons-en maintenant au travail de Baptiste Payen, qui était chargé de condenser un avant-propos, trente-trois chapitres et un épilogue en 121 planches. Il faudrait sûrement relire la mission en entière pour se rendre compte du résultat. Son rôle était de retranscrire l’histoire de Robert Muchamore. Est-ce qu’on comprend l’histoire ? Oui : mission accomplie. On peut notamment parler de cette idée géniale présente à la page 103 de représenter les deux semaines des ex-fugitifs chez les Little à travers les dessins de Curtis Oxford.

Pour Trafic, je reprochais à Baptiste Payen d’avoir zappé une scène qui semblait importante dans la compréhension du personnage de Nicole Eddison. Et bien cette fois-ci, je dois dire que c’est justement en essayant de montrer la personnalité de Dave Moss qu’il y a une case plutôt difficile à comprendre dans l’immédiat, à la page 49. Il s’agit du moment où Dave explique une sombre histoire de femme enceinte. Si la scène me paraissait utile, la réalisation n’était pas la hauteur. Mais je chipote…

Conclusion

En tout cas, si vous attendiez de moi que je dise du mal de la BD Arizona Max, c’est raté. L’adaptation me semble parfaite. Je ne voudrais surtout pas être ce genre de fan qui dit à la sortie du cinéma « Dans les comics, c’est mieux ! » (même si Civil War, bon…). C’est pourquoi je dis que c’est parfait. Pour une adaptation dessinée. Et plus ce sera parfait, plus je chipoterais sur des détails.

Terminons maintenant sur la problématique initiale. Je pense que 100 jours en enfer, Trafic et Arizona Max sont si géniaux que ni Aggs, ni Edginton, ni Payen ou Combet ne pouvaient faire mieux que Muchamore. Pas avec une adaptation dessinée. Il n’y a à mes yeux aucune marge de manoeuvre pour pouvoir le surpasser. On peut dans le meilleur cas se rapprocher de l’écrivain comme le font Combet et Payen, mais pas plus. Donc évidemment qu’entre les livres ou les BD je choisirais les yeux fermés l’option n°1. Malgré tout, je pense que ces deux dernières adaptations complètent le travail de Muchamore et permettent d’abord de faire découvrir la saga à d’autres, mais aussi d’avoir une nouvelle vision des missions. Maintenant, concernant une adaptation sur petit écran, là c’est différent. Il y a beaucoup plus de manoeuvre pour égaler et surpasser l’auteur de CHERUB.

Pour conclure, même si j’ai développé quelques défauts, ça me semble difficile pour Baptiste Payen et David Combet de faire mieux dans une hypothétique BD sur Chute Libre. Je ne sais pas pour combien d’albums le duo a signé ni même si les ventes sont satisfaisantes pour Casterman. On peut d’ailleurs noter que Hachette UK a décidé de ne pas traduire ce 3e opus en anglais. Mais en tant que fan, je préférerais avoir une BD sur les Henderson’s Boys que sur la 4e mission. À bon entendeur…

Sony entre dans le projet CHERUB TV

Près d’un an après l’annonce de l’achat des droits audiovisuels par Komixx Entertainment, de nouvelles infos ont été officialisées. Le projet d’adaptation, CHERUB TV, est plus que jamais d’actualité.

Après l’échec du film CHERUB en 2010, c’est désormais au compte-goutte que des infos nous parviennent sur la série TV CHERUB. Et c’est encore une fois Variety qui s’en charge.

En effet, dans un article paru sur son site le 25 avril dernier, le magazine américain créé en 1905 annonce que Komixx s’est associé avec Sony Pictures Television dans le cadre de la production d’une hypothétique série basée sur la saga de Robert Muchamore.

Cette annonce semble parfaitement logique et suit le long processus de création et de dévelopement d’une série télévisée. Komixx n’ayant pas les moyens, l’expérience et les capacités de produire à elle-seule le projet CHERUB TV, elle s’est associée avec une société solide et bien implantée dans le secteur audiovisuelle. Dans les productions de Sony Pictures Television, on peut notamment retrouver Breaking Bad, The Crown, Atypical ou encore Blacklist.

Ainsi, dix épisodes de 45 minutes sont actuellement en projet.

Robert Muchamore a par ailleurs commenté ce deal entre Komixx et Sony sur son nouveau site :

Evidemment, avoir une si grande entreprise comme Sony derrière le projet CHERUB TV est une bonne nouvelle et rend la série beaucoup plus probable. Mais avant que les fans ne soient vraiment excités, il ne faut pas oublier que même les grands studios comme Sony ont travaillé sur des projets qui n’ont jamais vu le jour. Nous sommes encore à un stade précoce de développement.

Maintenant, la prochaine étape est de trouver un diffuseur pour la série, puis de commencer à travailler sur un script. Je suis prudemment optimiste, et j’espère que nous aurons beaucoup plus de nouvelles sur le projet avant fin 2018, mais c’est un début ! Alors ne commencer pas à me demandez quand la série sortira ou si vous pourriez jouer James !

Il ajoute que dans le meilleur des cas, le tournage pourrait débuter en 2019 pour une sortie en 2020. Mais cela pourrait (devrait ?) prendre plus de temps, voire ne pas du tout arriver !

Concernant le possible diffuseur, malgré nos envies, les possibilités sont vastes. Sony Picture Television a travaillé avec nombres d’entres eux parmi lesquels Amazon, Netflix, YouTube, ABC, Hulu et AMC. C’est seulement en fonction du diffuseur que nous aurions un aperçu du style et des ambitions de la série, même s’il se veut viser les teenagers.

EXCLU – Découvrez les 10 premières pages de la BD Arizona Max

À un peu plus d’un mois de sa sortie (le 18 avril, rappelons-le), la Tribune vous propose de découvrir la couverture ainsi que les premières planches de la BD faisant suite à Trafic, parue en avril 2017.

On vous rappelle le synopsis de cette 3e mission, au cas où vous auriez eu un trou de mémoire :

Au cœur du désert brûlant de l’Arizona, 280 criminels purgent leur peine dans un pénitencier de haute sécurité. Plongé dans cet univers impitoyable, James Adams, 13 ans, s’apprête à vivre les instants les plus périlleux de sa carrière d’agent secret CHERUB. Il a pour mission de se lier d’amitié avec l’un de ses codétenus et de l’aider à s’évader d’Arizona Max…

Voici donc la couverture, qui met en avant les trois personnages-clés de la mission, dans le désert arizonien  :

Si toute analyse est relative (tout dépend effectivement de ses goûts personnels), on peut noter avec le recul que les deux couvertures (Trafic + Arizona Max) réalisées par David Combet ne sont pas exceptionnelles. À la question : « est-ce que cette couverture attire l’oeil dans un rayon de BD ? ». La réponse est non. On pourrait rétorquer que pour l’adaptation graphique d’un roman vieux de 11 ans, attirer de nouveaux lecteurs n’est pas le premier objectif. Certes, mais vous reconnaîtrez que c’est toujours mieux quand la cover est agréable à regarder. Ici, il n’y a honnêtement pas de quoi sauter au plafond.

Mais en tant que fan de CHERUB, la couverture n’est pas primordiale, le plus important est ce qu’il y a dedans. On vous laisse découvrir les premières planches, accessibles sur le site de Casterman.

À la vue de ces premières images, on peut être confiant sur la qualité des dessins de David Combet, alors que Trafic était déjà joliment réussi. Reste maintenant à confirmer avec les 128 planches dans son ensemble, le 18 avril prochain. Rappelons que vous pouvez déjà pré-commander la BD sur Amazon ou la Fnac, au prix de 15€, ou en format Kindle pour 10,99€.

Par ailleurs, une première dédicace du duo Combet-Payen a d’ores et déjà été annoncée : elle aura lieu le mercredi 16 mai dès 15h, à la Fnac Grand Place de Grenoble. Toutes les futures dédicaces seront bien-sûr communiquée sur la Tribune !

La couverture de Killer T dévoilée !

À six mois de sa sortie, la promotion de Killer T, le nouveau projet de Robert Muchamore, a officiellement été lancée !

Alors qu’un site web est actuellement dans les tuyaux, l’écrivain anglais et son nouvel éditeur Hot Keys Books ont dévoilé ce vendredi la cover du roman, avec le #KillerTBook.

Cette dernière fut réalisée par Chris Malbon. Basé à Bristol, ce designer et illustrateur britannique a travaillé dans de nombreuses campagnes de promotions, comme avec Coca-Cola ou Nike pour ne citer qu’eux. On peut également le retrouver sur Instagram, où il a dernièrement montré sa passion pour Black Panther ou Blade Runner 2049. Bref, une personne de bon goût.

Si le livre, qui contiendra 418 pages dans sa version originale, sortira en Grande-Bretagne le 6 septembre prochain, aucune information concernant une possible traduction français ne nous ai parvenu. Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous les détails sur l’histoire, les personnages, le style de Killer T dans cet article paru en octobre dernier, lors de l’annonce de sa sortie. On se laisse donc avec la couverture du roman, à très bientôt sur la Tribune !

Arrêtez tout : 3 romans de Robert Muchamore sortiront le 30 mai 2018 !


Au mois de mai, c’est décidé, Casterman Jeunesse fera une spéciale Robert Muchamore !

En tout cas, c’est l’impression que donne l’agenda des sorties prévue juste avant l’été par l’éditeur belge. Ainsi, ce n’est pas un, ni deux mais bien trois romans de l’écrivain qui paraîtra dans moins de cinq mois.

Le dernier poche CHERUB

D’abord, les fans économes, spécialistes des poches, pourront retrouver l’ultime mission de James, Lauren ou de Ryan en Syrie dans Commando Adams. Petit rappel du synopsis pour les intéressés :

Au cours d’une banale mission de recrutement, deux agents de CHERUB mettent à jour un complot criminel mené depuis le Moyen-Orient par un redoutable groupe terroriste. Le gouvernement britannique souhaite intervenir secrètement. Les autorités chargent donc James Adams de former un commando de choc. L’occasion pour lui de réunir ses anciens camarades de CHERUB pour une ultime mission à haut risque en territoire ennemi…

Les trois premiers chapitres en PDF sont par ailleurs à retrouver ici. Cette sortie paraît logique puisque Casterman a toujours maintenu un écart d’un an et demi entre la publication du grand format et de son équivalant miniature. Pas de mauvaise surprise niveau prix, qui reste à 6.95€.

L’édition offerte en 2017

Un « Soleil Noir » version Rock War 

Si vous êtes assidu de l’univers de CHERUB, vous avez connaissance de ce tome « bonus » intitulé Soleil Noir, et qu’on classe comme étant la mission 8 1/2, l’intrigue d’une petite centaine de pages se déroulant entre Mad Dogs et Crash. Écrit par Robert Muchamore à l’occasion de la Journée mondiale du livre en 2008 (déjà il y a dix ans…), le roman est sorti en France gratuitement pour une opération spéciale en mai 2011, avant ensuite d’être réédité pour quelques euros en octobre 2012.

Bis repetita mais cette fois-ci, avec Rock War ! Pour la Journée mondiale du livre de 2013, L’Audition, qui retraçait les aventures pré-Rock War de Noah, avait été publié. On avait pu le découvrir en France l’année dernière, durant l’été, à l’occasion également d’une opération spéciale (deux livres Casterman achetés, L’Audition était offert). Dès le 30 mai, il sera donc accessible pour tout le monde, au prix de 6.95€.

Deux jeunes, un groupe, une audition importante.

Noah est un guitariste doué et il donnerait tout pour passer les auditions de Rock Band. Cependant, quand il trahit son meilleur ami en voulant changer de groupe, il sait qu’il a dépassé les bornes. Va-t-il risquer leur amitié pour devenir un célèbre musicien ?

La fin du ère

À chaque début d’année, c’était la même histoire : on avait peu ou pas de certitudes sur les douze prochains mois. Pourtant, une chose était certaine : on aurait droit à une nouvelle histoire de Robert Muchamore dans le courant de l’année. Si ce système était valable de 2008 à 2018 à travers les différentes péripéties de James Adams, Marc Kilgour, Ryan Sharma et de Jay Thomas, 2019 sera remplie de doutes et d’incertitudes.

Car c’est désormais officiel : la toute dernière histoire inédite de RM chez Casterman sortira en mai prochain. En effet, le 4e et dernier tome de la saga Rock War sera édité en même temps que Commando Adams (version poche) et L’Audition (version payante).

Jay, Summer et Dylan viennent tout juste de terminer Rock War, la plus grande émission de télé-réalité. Pourtant, ils n’ont pas encore découvert réellement ce que signifiait gloire et fortune.

Théo, le frère de Jay, est jeune, riche et célèbre : mais est-ce que ça le rend heureux ? Summer doit elle surmonter les critiques et reprendre en main sa carrière. Dylan, quant à lui, pourrait bientôt voir le monde du show-business depuis les quatre murs d’une cellule de prison.

Tout se joue maintenant.

Une conclusion donc pour une série qui n’a pas forcément marché au Royaume-Uni. Un constat sans doute similaire en France, expliquant en partie le choix de Casterman de terminer rapidement la série, seulement deux ans et demi après la publication du premier tome. Rendez-vous donc le 30 mai prochain pour lire l’ultime épisode de Rock War, toujours pour 16.90€.

C’est donc bien la fin du ère pour Casterman, surtout si la BD Arizona Max, disponible en avril prochain, ne connaît pas de suite. La question d’une sortie française de Killer T, la prochaine série de Robert Muchamore va donc de plus en plus poser. Mais soyez-en en sûr : vous aurez la réponse sur The CHERUB District.