Baptiste Payen : « Une BD Henderson’s Boys ? J’adorerai bosser dessus »

Dans le monde de CHERUB, c’est désormais LA grosse sortie de l’année. Les romans graphiques de Casterman sont devenus depuis deux ans l’unique exclusivité d’un univers conclu par la sortie de l’ultime mission en novembre 2016. Pour cette « proposition » de Chute Libre, dixit Baptiste Payen, le Chambérien, scénariste des albums 2 et 3, s’est également vu confier le scénario et la coloration, son partenaire David Combet vaquant à d’autres projets. Pour cette 4e adaptation, disponible depuis ce mercredi 12 juin, The CHERUB District est revenu avec Payen sur ce lourd projet porté quasiment par un seul homme. Le trentenaire revient également sur ses différenciations avec Combet, l’accueil des fans sur son travail, tout en ouvrant la porte à un autre projet : réaliser une BD Henderson’s Boys.

Première question d’introduction : comment trouves-tu l’histoire de Chute Libre ?

Pour le moment, j’ai lu jusque Chute Libre : je n’ai pas encore pu prendre le temps de lire les suites. J’ai dû lire 30 pages des Survivants (le tome 5) pour l’instant. Cette mission, je l’ai trouvée assez intéressante concernant la psychologie de James, le titre français n’est pas un hasard. Intéressant de voir comment il encaissait son statut d’agent, celui d’ado en plein questionnement et son statut d’orphelin. On voit que le rapport aux autres est impacté. Donc sur la psychologie des personnages, Chute Libre est très pertinent. Sur l’histoire, honnêtement, j’ai moins accroché que Arizona Max, mon tome préféré. Mais l’idée de partir sur une mission banale avant de voir les personnages s’adapter aux événements, j’ai trouvé ça vraiment intriguant. Et avec le travail de Robert Muchamore, c’est super fluide en fait : on lit, on lit, on lit, et à la fin, on se rend compte que c’est terminé.

As-tu eu une documentation particulière pour recréer le style british de Muchamore, époque 2005-06 ?

Pour les décors, je commence toujours par faire un tour sur Google Street View. Robert Muchamore décrit des lieux fictifs, mais qui sont toujours bien référencés. Street View me permet donc d’avoir une première idée : je m’imprègne et après j’improvise. Ma conception de la BD, c’est que le décor doit servir le récit, il doit être le personnage supplémentaire. Donc ce n’est pas toujours fidèle à la réalité, même si je peux comprendre ceux qui privilégient la conception ultra-réaliste.

Tu as cherché à copier les dessins de David Combet ou tu as préféré distiller ton propre style ?

Forcément, je me suis inspiré du travail de David. Sur le design, on est assez proches mais sur la finalisation, ça n’a plus rien à voir : je suis plutôt bourrin, assez barbare, donc c’est beaucoup moins propre que lui même si j’ai essayé de cleaner ça pour correspondre. J’ai repris les designs de David pour commencer, puis après la question s’est moins posée au fil de l’ouvrage. Je pourrais forcer le style pour lui ressembler mais ça me prendrait un temps infini. Surtout ce n’est pas intéressant de dessiner en recopiant quelqu’un pendant tout un ouvrage de 122 pages, sachant que David pourrait légitimement m’en vouloir.

Sur le dessin, qu’est-ce qui vous différencie ?

J’ai un travail qui est plus aléatoire, où les personnages changent un peu plus que dans les pages de David : mon trait est vraiment plus barbare. Je fais un trait au pinceau à l’encre de Chine, donc ça ouvre un peu plus à l’accident que sur le travail de David qui est en tout numérique. Ce sont deux façons de faire donc fatalement deux rendus différents. J’ai naturellement des ambiances plus claires que le travail de David, qui a tendance à beaucoup saturer et à foncer les couleurs. On va dire que mes ambiances sont légèrement plus réalistes. Mais sur certaines scènes, j’ai essayé de coller à ce qu’il avait fait pour faire des rappels de son travail.

As-tu cherché à vieillir les personnages par rapport à Arizona Max ?

Non, je n’ai pas essayé de les grandir, même si en refeuilletant l’album, je trouve que j’ai un peu trop grandi Lauren sur certains cases. Après, depuis le tome 1 avec John Aggs, les personnages ont l’air plus vieux que l’âge réel. Si on continue la série, je pense que je vais les maintenir à la taille de Chute Libre sur l’album suivant avant de les refaire grandir.

En solo, j’imagine que la pression est plus grande…

La pression non, parce que l’éditeur a été très bienveillant sur ce travail-là. C’est plutôt le temps qui est difficile à gérer, et Casterman ne m’a pas forcé à respecter les délais, c’est plutôt l’inverse : ils ont accepté que je dépasse la date initiale. Je me met la pression tout seul, ça suffit bien ! (rires) Je pense que je vais être le plus sévère sur le résultat. Là j’ai été super bien accompagné par l’éditrice qui me disait même « tant pis, envoie moi des trucs plus tard mais pense à dormir aussi ».

Avec le recul, tu préfères le travail en duo ou en solitaire ?

Je préfère travailler en équipe. Si j’ai repris le dessin, c’est aussi pour garder la place au chaud pour David, s’il veut revenir sur les tomes suivants. C’est toujours plus agréable de travailler en équipe, d’échanger, de faire des propositions de storyboard et de voir comment quelqu’un de talentueux comme David s’en empare. D’habitude, soit je dessinais pour un scénariste, soit j’écrivais pour un dessinateur. Là c’était la première fois que je m’occupais du scénario, du dessin, de la couleur. C’est une nouvelle expérience sur mon CV. La prochaine étape, c’est de refaire tout ça avec un scénario personnel. Après, je vais continuer à faire des BD en solo, mais j’espère en refaire en équipe.

Muchamore x Payen

Avec David Combet, vous avez pu faire des dédicaces dans la région de Lyon et même une à Londres avec l’auteur : quelles ont été les réactions des fans concernant Trafic et Arizona Max ?

Sur un projet comme ça, on a toujours la trouille de décevoir les gens qui ont adoré le bouquin. Et après avoir échangé avec des fans, ils nous disent « on ne voyait pas les personnages comme ça, on ne voyait pas l’histoire comme ça ». Mais ils prennent toujours ce qu’on propose comme une interprétation et une proposition par rapport à l’univers de CHERUB, et non pas comme LE visage officiel des personnages. C’est vraiment une proposition parmi les fanfictions qui ont pu être faites. Au final, je m’attendais à une communauté de lecteurs beaucoup plus sévère alors qu’il y a une grande bienveillance.

Est-ce que ce n’est pas aussi une question d’époque ? J’ai ce sentiment, avec les BD CHERUB, que vous êtes un peu arrivés après « la bataille ». Dans le sens où comme la série est terminée, il y a beaucoup moins d’exigence que si les albums étaient sortis il y a 10 ans.

C’est possible. Peut-être que les fans hardcores se sont détendus, parce qu’ils ont attendu tellement longtemps pour une adaptation dessinée. Il y a peut-être plus de tolérance en se disant « nous on a grandi, nos personnages aussi, et cette proposition est l’occasion de se replonger dans l’univers ».

Est-ce que toi, personnellement, ça t’intéresserait de travailler sur une adaptation BD de Henderson’s Boys, avec des décors plus exigeants et cette idée de recréer le sentiment de la Seconde Guerre mondiale ?

J’adorerai bosser dessus, je ne l’ai pas caché à Casterman ! (rires) Je ne sais pas s’ils l’ont noté, mais en tout cas je ne le cache pas. C’est un univers, comme tu le dis, plus exigeant historiquement parce que moins varié au niveau de l’iconographie qu’on peut avoir de cette époque. J’ai déjà fait une BD historique sur la Résistance avec Olivier Jouvray chez Glénat (Résistants oubliés, 64 pages, 2015) et c’est vrai que le travail de recherche et de documentation est assez passionnant. Même si parfois c’est flippant parce qu’on voit des images horribles. J’ai aussi fait une BD sur la Première Guerre mondiale (Turcos, le jasmin et la boue, 48 pages, chez Tartamudo, 2011), là c’est encore pire ! Mais pour la Deuxième Guerre mondiale, les sources sont inépuisables avec les passionnés d’histoire qui font des reconstitutions. Il y a vraiment de quoi faire, j’adorerai travailler sur cette série…

Est-ce que tu as signé pour d’autres albums et notamment pour Les Survivants, l’un des tomes préférés des fans ?

Il n’y a encore rien de planifié pour la suite. J’attends d’avoir des nouvelles de Casterman pour savoir si on poursuit ou pas. Évidemment, si l’éditeur est partant, je suis partant aussi. Mais pour l’instant, c’est juste en discussion.

L’édito du printemps #8 : La BD Arizona Max

L’année dernière, pour la publication de Trafic en BD, j’avais écrit sa critique quelques instants après ma lecture, afin de publier l’article le jour de la sortie officielle. Douze mois plus tard, la problématique n’est plus la même. Il n’est plus question de savoir si ces adaptions de CHERUB valent le coup. Elles les valent. Il n’est plus question de savoir si le duo Combet-Payen a su appréhender l’univers CHERUB. Comme je l’ai dit dans cette vidéo, il l’a fait.

Non, deux semaines après la sortie d’Arizona Max en bande dessinée, une lecture puis une relecture attentives plus loin, je me suis posé cette lourde question : une adaptation peut-elle mieux faire que l’original ?

C’est vrai, je l’avoue, cette question est peut-être (probablement) trop ambitieuse pour cette adaptation. Elle sera sûrement plus adéquate lorsque la série CHERUB sera sur tous vos écrans. Mais essayons !

Je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans

Après avoir relu (et remarqué les fautes d’orthographe de) ma critique sur la BD Trafic, j’ai envie de dire bis repetita ! On retrouve les mêmes points forts.

Les sublimes couleurs sont une nouvelle fois au rendez-vous. Je pense à la scène de l’évasion où David Combet nous fait véritablement voir de toutes les couleurs. C’est encore une fois l’une des forces de l’adaptation. On peut souligner une progression du dessinateur sur les décors extérieurs : que ce soit Los Angeles, la maison des Little ou l’Alaska. Il y a également ces deux planches parfaites teintées d’orange où sont expliquées le fonctionnement de la prison d’Arizona Max.

Cependant, il y a un détail que j’avais remarqué l’année dernière est qui m’a encore frappé cette fois-ci, ce sont les dessins de personnages. J’ai un peu l’impression qu’ils se ressemblent tous. Il y a notamment ce moment à la page 20, où, si James ne précise pas qui est qui, j’aurais été incapable de différencier Kyle de Bruce. Je trouve qu’il n’y a pas ce soucis du détail comme il peut y avoir pour les décors extérieurs, alors qu’un grain de beauté, qu’une subtile tâche de naissance ou n’importe quelle autre caractéristique permettrait de faire la différence. Tous les personnages importants ne devraient-ils pas être uniques ?

Quand je vois Amy, 16 ans dans Trafic, et Lauren, 10 ans dans Arizona Max, je me dis : « Où sont passés les six ans de différence ? ». La fille sur la couverture est censé avoir 10 ans !

L’avantage d’un roman, c’est qu’avec son imagination, on se peut se créer sa propre vision d’une histoire (décors, personnages, perception). L’avantage d’une adaptation BD, quand on n’a pas d’imagination, c’est que le travail est pré-mâché. Mais si les personnages se ressemblent un peu tous, je me met à la place du fan de 12, 13 ans, la lecture peut-être moins agréable. Je ne vais pas changer le style de dessin de David Combet. Ce sentiment de ressemblance m’est déjà arrivé avec les travaux de Philippe Francq (même si Largo Winch n’est pas destiné au même public). En tout cas, l’adaptation doit donner toutes les clés pour comprendre l’histoire originelle (et donc les personnages). Cette affaire de déjà-vu est donc dommage.

J’ai vraiment développé les incohérences de dessins mais il ne faut pas que cela déforme mon opinion. Dans l’ensemble, si les dessins de Trafic étaient bons, ceux d’Arizona Max sont encore meilleurs !

See on both sides like Chanel

Si dans la bande dessinée Trafic on pouvait retrouver des ordinateurs Dell, Ralph Wiggum ou encore Jack Torrance, la cuvée 2018 est encore plus riche. Pêle-mêle, on peut retrouver la présence de marque comme Apple, Adidas (Gabrielle represents), Mercedes, Nokia, Duff, Fila, Jack Daniel’s ou encore l’indémodable Coca Cola. Niveau culturel, j’ai remarqué la référence à l’une des chansons des Cure, Boys Don’t Cry dont le titre est tagué deux fois dans l’album.

Notifions également le clin d’oeil à James Dean dans une affiche chez les Little. Enfin, on peut aussi deviner la playlist de David Combet grâce à cet anachronisme sur Chanel de Frank Ocean. Bref, l’album est vivant, et ça c’est cool.

L’affaire Janet Byrne 

Venons-en maintenant au travail de Baptiste Payen, qui était chargé de condenser un avant-propos, trente-trois chapitres et un épilogue en 121 planches. Il faudrait sûrement relire la mission en entière pour se rendre compte du résultat. Son rôle était de retranscrire l’histoire de Robert Muchamore. Est-ce qu’on comprend l’histoire ? Oui : mission accomplie. On peut notamment parler de cette idée géniale présente à la page 103 de représenter les deux semaines des ex-fugitifs chez les Little à travers les dessins de Curtis Oxford.

Pour Trafic, je reprochais à Baptiste Payen d’avoir zappé une scène qui semblait importante dans la compréhension du personnage de Nicole Eddison. Et bien cette fois-ci, je dois dire que c’est justement en essayant de montrer la personnalité de Dave Moss qu’il y a une case plutôt difficile à comprendre dans l’immédiat, à la page 49. Il s’agit du moment où Dave explique une sombre histoire de femme enceinte. Si la scène me paraissait utile, la réalisation n’était pas la hauteur. Mais je chipote…

Conclusion

En tout cas, si vous attendiez de moi que je dise du mal de la BD Arizona Max, c’est raté. L’adaptation me semble parfaite. Je ne voudrais surtout pas être ce genre de fan qui dit à la sortie du cinéma « Dans les comics, c’est mieux ! » (même si Civil War, bon…). C’est pourquoi je dis que c’est parfait. Pour une adaptation dessinée. Et plus ce sera parfait, plus je chipoterais sur des détails.

Terminons maintenant sur la problématique initiale. Je pense que 100 jours en enfer, Trafic et Arizona Max sont si géniaux que ni Aggs, ni Edginton, ni Payen ou Combet ne pouvaient faire mieux que Muchamore. Pas avec une adaptation dessinée. Il n’y a à mes yeux aucune marge de manoeuvre pour pouvoir le surpasser. On peut dans le meilleur cas se rapprocher de l’écrivain comme le font Combet et Payen, mais pas plus. Donc évidemment qu’entre les livres ou les BD je choisirais les yeux fermés l’option n°1. Malgré tout, je pense que ces deux dernières adaptations complètent le travail de Muchamore et permettent d’abord de faire découvrir la saga à d’autres, mais aussi d’avoir une nouvelle vision des missions. Maintenant, concernant une adaptation sur petit écran, là c’est différent. Il y a beaucoup plus de manoeuvre pour égaler et surpasser l’auteur de CHERUB.

Pour conclure, même si j’ai développé quelques défauts, ça me semble difficile pour Baptiste Payen et David Combet de faire mieux dans une hypothétique BD sur Chute Libre. Je ne sais pas pour combien d’albums le duo a signé ni même si les ventes sont satisfaisantes pour Casterman. On peut d’ailleurs noter que Hachette UK a décidé de ne pas traduire ce 3e opus en anglais. Mais en tant que fan, je préférerais avoir une BD sur les Henderson’s Boys que sur la 4e mission. À bon entendeur…

EXCLU – Découvrez les 10 premières pages de la BD Arizona Max

À un peu plus d’un mois de sa sortie (le 18 avril, rappelons-le), la Tribune vous propose de découvrir la couverture ainsi que les premières planches de la BD faisant suite à Trafic, parue en avril 2017.

On vous rappelle le synopsis de cette 3e mission, au cas où vous auriez eu un trou de mémoire :

Au cœur du désert brûlant de l’Arizona, 280 criminels purgent leur peine dans un pénitencier de haute sécurité. Plongé dans cet univers impitoyable, James Adams, 13 ans, s’apprête à vivre les instants les plus périlleux de sa carrière d’agent secret CHERUB. Il a pour mission de se lier d’amitié avec l’un de ses codétenus et de l’aider à s’évader d’Arizona Max…

Voici donc la couverture, qui met en avant les trois personnages-clés de la mission, dans le désert arizonien  :

Si toute analyse est relative (tout dépend effectivement de ses goûts personnels), on peut noter avec le recul que les deux couvertures (Trafic + Arizona Max) réalisées par David Combet ne sont pas exceptionnelles. À la question : « est-ce que cette couverture attire l’oeil dans un rayon de BD ? ». La réponse est non. On pourrait rétorquer que pour l’adaptation graphique d’un roman vieux de 11 ans, attirer de nouveaux lecteurs n’est pas le premier objectif. Certes, mais vous reconnaîtrez que c’est toujours mieux quand la cover est agréable à regarder. Ici, il n’y a honnêtement pas de quoi sauter au plafond.

Mais en tant que fan de CHERUB, la couverture n’est pas primordiale, le plus important est ce qu’il y a dedans. On vous laisse découvrir les premières planches, accessibles sur le site de Casterman.

À la vue de ces premières images, on peut être confiant sur la qualité des dessins de David Combet, alors que Trafic était déjà joliment réussi. Reste maintenant à confirmer avec les 128 planches dans son ensemble, le 18 avril prochain. Rappelons que vous pouvez déjà pré-commander la BD sur Amazon ou la Fnac, au prix de 15€, ou en format Kindle pour 10,99€.

Par ailleurs, une première dédicace du duo Combet-Payen a d’ores et déjà été annoncée : elle aura lieu le mercredi 16 mai dès 15h, à la Fnac Grand Place de Grenoble. Toutes les futures dédicaces seront bien-sûr communiquée sur la Tribune !

Perspectives pour 2018

Comme chaque année, la Tribune vous propose un résumé de ce qui pourrait nous attendre, en 2018, dans l’univers de Robert Muchamore, entre infos quasi-officielles et boules de cristal.

Les sorties françaises

  • CHERUB, Mission 2 : Trafic, en audio – 8 mars 2018
  • CHERUB, Mission 3 : Arizona Max, en BD – 18 avril 2018
  • CHERUB, Mission 17 : Commando Adams, en poche – mai/juin 2018 ??
  • Rock War, Tome 4 – Rentrée 2018 ?

Pour les fans de CHERUB, 2018 sera surtout marquée par la BD Arizona Max, comme 2017 le fut par l’adaptation de Trafic.
Pour les adeptes de poche, plus que quelques mois à tenir avant de connaître le dénouement de James Adams (et de Ryan Sharma) : courage ! On pense à vous.

    • Signalons également les travaux de Flammarion, qui s’est lancé dans une version audio des missions de CHERUB. Trafic sort donc en mars, cinq mois après 100 jours en enfer. Une très bonne nouvelle pour les fans malvoyants. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir l’audio d’Arizona Max en septembre prochain.
    • Deux sorties prévisibles ont donc une date de parution inconnue.
      Le poche de l’ultime mission d’abord, est à prévoir au plus tôt pour le mois de mai. Mais dans la logique des derniers poches, il sortira bien cette année, avant novembre.
      Le 4e Rock War enfin, qui conclura les histoires de Summer, Jay ou encore Dylan, paraîtra logiquement entre septembre et novembre. Pour les connaisseurs de paris, la cote d’une sortie début septembre est à 1.50.
    • Pour conclure sur la France (&Belgique&Suisse), la branche merchandising de Casterman nous réserve toujours des surprises. Le dernier poche de CHERUB sorti, pourrait-on voir apparaître une réédition de toutes les missions, avec de nouvelles couvertures ?
      Antoine Pinchot, traducteur de la saga et co-auteur des Dossiers Secrets, se verra t-il de nouveau confier la réalisation d’un roman bonus ?
      Pour Noël 2018 (déjà), aura t-on droit à de nouveaux coffrets et autres éditions spéciales de 100 jours en enfer ?
      Ou bien Casterman commence petit à petit à délaisser CHERUB, pour se concentrer sur d’autres séries plus récentes ?
      Si vous lisez cet article fin 2018, vous avez un début de réponse.

In the UK

  • Rock War 4 : Crash Landing, in paperback – 8 february 2018
  • Killer T – september 2018

En terme de sortie, Robert Muchamore poursuit son rythme d’un roman par an, plus sa version en poche quelques mois après. 2018 aura un goût spécial pour l’écrivain anglais, avec la sortie de Killer T. Si nous nous n’avons aucune certitude sur le nombre de tomes de cet univers (1, 2, 3 ?), Killer T marque l’arrivée de Muchamore dans les romans young adults. Fini le comptage d’insultes par roman comme au temps de CHERUB. Populaire chez les adolescents, pourra t-il connaître le même succès chez les millenials ?
Il sera d’ailleurs intéressant de voir quand sortira le roman en France (s’il sort) et à quelle période de latence avec la publication britannique.

Autre projet sur le bureau du créateur de CHERUB : l’adaptation télévisée de la saga. Réunions avec Komixx, première version d’un script, recherches de financement. En 2018, l’auteur fera clairement plus qu’écrire des romans.

Conclusion

Vous pouvez vous en douter, en comparant cet article avec les perspectives pour 2014, 2015, 2016 ou même 2017, le constat est flagrant : plus les années passent et plus l’actu officielle est moins nombreuse. Le signe d’une évolution majeure dans l’univers français de Robert Muchamore : il fut un temps pas si lointain où trois romans grands formats sortaient la même année.

Mais ça n’empêchera pas The CHERUB District d’être toujours aussi présent. Sur la Tribune comme sur les réseaux sociaux ! D’ici là, on vous souhaite évidemment une bonne année !

EXCLU – Et la BD Arizona Max sortira le…

Alors que l’on confirmait fin août la mise en chantier avancée de l’adaptation dessinée d’Arizona Max, nous pouvons aujourd’hui vous confirmez sa date de sortie.

Et c’est en vidéo, vendredi dernier dans La Boîte, que nous avions révélé l’information :

Vous pouvez retrouver La Boîte tous les vendredis sur la page Facebook et chaque fin de mois sur le Studio

On s’oriente donc doucement mais sûrement vers une publication annuelle à chaque mois d’avril. Après, est-ce que David Combet et Baptiste Payen accepteront de poursuivre le rythme pour sortir l’ultime mission Commando Adams en avril 2033 ? Vous avez la réponse 🙂