EXCLU – Et la BD Arizona Max sortira le…

Alors que l’on confirmait fin août la mise en chantier avancée de l’adaptation dessinée d’Arizona Max, nous pouvons aujourd’hui vous confirmez sa date de sortie.

Et c’est en vidéo, vendredi dernier dans La Boîte, que nous avions révélé l’information :

Vous pouvez retrouver La Boîte tous les vendredis sur la page Facebook et chaque fin de mois sur le Studio

On s’oriente donc doucement mais sûrement vers une publication annuelle à chaque mois d’avril. Après, est-ce que David Combet et Baptiste Payen accepteront de poursuivre le rythme pour sortir l’ultime mission Commando Adams en avril 2033 ? Vous avez la réponse 🙂

Cinq cadeaux de Noël pour fan de CHERUB

Alors que nous sommes dans la dernière ligne droite pour les cadeaux de Noël, The CHERUB District vous propose cinq cadeaux idéals pour tout fan de CHERUB.

1 – Le Classique

On commence par le cadeau qui fera sans aucun doute l’unanimité sous le sapin.

Que ce soit pour le sport, pour dormir ou tout simplement pour briller en société, le T-shirt noir fera de toi une personne d’exception. Indispensable pour tout vrai fan de CHERUB, le T-shirt te permettra, le temps d’instant, d’être dans la peau d’un agent. Et pour les frileux, il existe aussi en pull !

16,99€ le T-shirt – 32,99€ le pull (frais de port non compris). Retrouver la boutique ici.

« Faire du sport »

2 – Le Gamer

Parfois, c’est bien d’être un agent secret qui sauve le monde. Mais c’est quand même plus drôle d’être un agent qui tue tout le monde !

Véritable institution, Hitman, l’univers développé par Square Enix, est assurément le jeu idéal en cas de pulsion meurtrière envers un membre de votre famille ou si vous venez de vous taper un sale 2/20. Le but du jeu est simple : votre mission sera de supprimer le plus efficacement possible une cible dans un temps imparti. Graphiquement intéressant, vos missions vous emmènerons aux quatre coins du monde, comme dans CHERUB. Alors, vous serez plus Team Poison ou Team Extincteur dans le visage ?

Hitman – 29,99€ sur toutes les plateformes. À retrouver ici

« Où est l’extincteur ? »

3 – Le Bilingue

Lire CHERUB, c’est bien. Apprendre avec CHERUB, c’est encore mieux !

Cette phrase d’intro minable tente de vous expliquer le troisième cadeau, réservé plutôt pour les fans hardcore. Il s’agit ni plus ni moins de deux beaux coffrets comprenant la version américaine des aventures de James Adams. Edité par Simon & Pulse, ce cadeau vous permettra de replonger dans CHERUB, tout en enrichissant ton vocabulaire.
Ta prof d’anglais valide cet achat.

26,75€ le coffret T1 à T3 – 119,48€ le coffret T1 à T12 (à la fin t’es forcément bilingue)

Le coffret 3 tomes

4 – Le Sérieux

CHERUB, c’est fini, tu as grandi : il est temps de passer à des choses plus sérieuses.

Dans ce contexte, nous te conseillons Jour J, une série de bandes dessinées basée sur l’uchronie. L’uchronie, c’est le fait de raconter une aventure en changeant un détail de l’Histoire (avec un grand H). Exemple : que ce serait-il passé si le débarquement en juin 1944 avait été un échec ?
Jour J s’intéresse ainsi à un personnage dans un passé imaginaire, via différents prismes comme la politique, la religion, le progrès, le nucléaire, la pression populaire…
Si tu es fan de CHERUB, on te recommande donc les tomes 29, 30 et 31, qui imagine un passé où les attentats du 11 septembre auraient été déjoués. Comment aurions-nous alors agi face à la menace terroriste prônée par Al-Qaida ? C’est sérieux, mais c’est terriblement intéressant.

Jour J, tome 29 : Le Prince des ténèbres 1/3 – 15,50€. Disponible ici.

5 – Le Cinéphile (ou pas)

CHERUB, c’est quoi ? C’est juste des teenagers doués et intelligents non ?

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Sorti en juillet dernier, Baby Driver est assurément un film à voir si tu aimes CHERUB. Le casting est bon, la musique parfaite, et la réalisation d’Edgar Wright vous fera presque oublier la présence de Kevin Spacey.

16,99€ le (magnifique) coffret DVD – 24,99€ pour la (sublime) édition SteelBook.

L’édition SteelBook

EXCLU – Ne lisez plus CHERUB : écoutez-la !

Après la sortie française de 100 jours en enfer en grand format (2007), en poche (2009), en BD (2012), en édition collector (2011, 2013, 2016), ou en coffret (2014), le tome 1 de CHERUB se voit ressortir dans un nouveau format : en livre audio.

On connaissait déjà les livres audio de CHERUB en langue anglaise, contés notamment par Julian Rhind-Tutt, mais en langue française, c’est totalement une nouveauté !

La particularité de cette sortie, comparée aux autres éditions citées en introduction, est qu’elle n’est pas éditée par Casterman. En effet, c’est Gallimard Jeunesse, pourtant concurrent d’Hachette (et donc de Casterman) qui s’est chargé de réaliser la version audio.

D’une durée d’écoute d’environ 7h30, l’audio est disponible depuis ce lundi en téléchargement pour 14,99€, ou gratuit avec l’offre d’essai d’Audible. La version matérielle, en CD, sera disponible le 2 novembre prochain au prix de 19,90€. Voici la description faite par Gallimard :

James, placé dans un orphelinat sordide à la mort de sa mère, ne tarde pas à tomber dans la délinquance. Il est alors recruté par CHERUB et va suivre un éprouvant programme d’entraînement avant de se voir confier sa première mission d’agent secret. Sera-t-il capable de résister 100 jours ? 100 jours en enfer…
CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignements britanniques composé d’agents âgés de 10 à 17 ans.
Julien Frison nous emporte dans l’univers palpitant de CHERUB, et met en voix le franc-parler et l’humour adolescent, sans niaiserie.

L’écoute en classe de ce CD est autorisée par l’éditeur.

Julien Frison, né en 1993, est un acteur belge vu notamment dans Odette Toulemonde, Le Fantôme de Canterville ou dans Nos chers voisins. Il est depuis mai 2016 pensionnaire de la Comédie Française.

 

Si vous avez des amis malvoyants ou que vous appréciez l’ASMR, voilà un achat qui pourrait vous être utile. Après les versions papiers ou imagées, découvrez les débuts de James à CHERUB sous un autre format !

Kingsman, alter-ego ou plagiat de CHERUB ?

À l’occasion de la sortie en salle de Kingsman : Le Cercle d’Or, le 11 octobre dernier, The CHERUB District s’est penché sur le cas de l’adaptation des deux films de Matthew Vaughn. Alors: plagiat ou pas plagiat ?

On se devait d’ouvrir le gros dossier de Kingsman vs CHERUB. Et forcément, ça donne un long article. Vous êtes prêts ?

Histoire du roman d’espionnage

Pour bien comprendre la situation, il faut revenir à la base de la base.

On a tendance à penser que les premiers romans d’espionnage ont été écrits par la référence, Ian Fleming, papa de James Bond et lui-même ancien officier du renseignement naval, avec Casino Royale en 1952. C’est faux. Il vous suffit de faire un tour sur Wikipédia (souvent pertinent) pour voir que l’un des premiers, ou le premier roman d’espionnage, sobrement intitulé The Spy, a été écrit par l’américain James Fenimore Cooper en 1821. Peut-être a t-il inspiré d’autres auteurs par la suite, comme Sir Arthur Conan Doyle ou Stendhal, également auteurs de livres d’espionnage.

SNIF – CHERUB : même combat.

Mais pour en revenir à Ian Fleming, c’est une certitude: lui et John le Carré sont LES deux références du roman d’espionnage. De là à dire qu’ils ont influencé les écrivains contemporains ? Évidemment !

Mais soyons précis: ici, il n’y a qu’un type d’ouvrage qui nous intéresse, les romans d’espionnage jeunesse. Donc on ne parle pas des livres d’aventure, d’enquête, de mystère, mais d’espionnage. Du coup, CHERUB, bien avant Kingsmann, était-il précurseur ? Pas vraiment…

L’une des premières séries de ce genre est française (oui monsieur!), et a pour année de parution 1965. 39 ans avant CHERUB et 47 avant Kingsmann. Intitulé Langelot, et écrite par Vladimir Volkoff, cette saga comprend quarante tomes, de 1965 à 1985. Qui a dit que CHERUB et ses 18 tomes était trop long ? Voici donc le synopsis du premier tome :

Le jeune Langelot est recruté par le SNIF, le Service National d’Information Fonctionnelle. À bord du Monsieur de Tourville où a lieu la formation d’agent secret, l’atmosphère est tendue pour tous les participants car chaque voisin doit être considéré comme ennemi potentiel. Un stage pratique qui n’aura jamais été aussi près de la réalité…

Doit-on vous préciser que Langelot, 18 ans, est orphelin, blond, sportif, charmeur et pas très grand ? Ça nous rappelle quelqu’un… Sans doute un hommage.

Plus récent et plus populaire, nous avons Alex Rider, écrit par Anthony Horowitz en 2000.

Suite vite à la mort de son oncle et unique parent, Alex Rider, quatorze ans, voit son existence tranquille de collégien londonien complètement bouleversée : il est enrôlé, contre son gré, par le MI 6, les services secrets britanniques. Sa première mission : découvrir ce qui se cache derrière le Stormbreaker, un nouvel ordinateur ultra-puissant.

Alex Rider: blond, orphelin, maîtrise de multiples langues, sens de l’humour et parfois émotionnellement traumatisé. Sans doute un clin d’oeil.

Langelot + Alex Rider ≤ James Adams ?

Au delà de cette magnifique inéquation (les cours de maths, que de bons souvenirs…), ces informations pourraient nous faire conclure que finalement tout le monde copie sur tout le monde, non ?

Blond, un atout ?

C’est un fait : en terme de roman d’espionnage jeunesse, Alex Rider était en 2000 précurseur pour son époque. Mais peut-on vraiment le comparer avec CHERUB ? En tant que fan de la saga de Robert Muchamore, on aurait tendance à dire qu’il y a malgré tout une différence assez marquante. Alex Rider reste toujours dans le fiction, en tout cas beaucoup plus que CHERUB qui se veut plus proche de ses lecteurs, du monde de ses lecteurs. On parle de la présence de FIFA, de Games of Thrones, de la drogue, de l’Etat islamique, de sexe, bref des éléments concrets de la vie réelle d’un adolescent.

CHERUB, à l’inverse de Langelot ou d’Alex Rider, est la première saga du courant réaliste des romans d’espionnage jeunesse.


Petit résumé à mi-chemin de l’article:

Roman d’espionnage (Cooper, 1821) → Roman d’espionnage moderne (Fleming, 1952) → Roman d’espionnage jeunesse (Volkoff 1965) → Roman d’espionnage jeunesse contemporain (Horowitz, 2000) → Roman réaliste d’espionnage jeunesse contemporain (Muchamore, 2004)


Ce raisonnement nous montre que non, personne ne plagie, chacun s’inspire des autres et tout le monde se démarque d’une manière ou d’une autre. Il peut y avoir des similitudes, mais il y a assez de différences pour être fan de Muchamore et pas de Horowitz, de Fleming et pas de Cooper. On peut également noter qu’avec le temps, le nombre de nouvelles histoires diminuent, d’où cette spécification toujours plus précise. Maintenant, rentrons dans le vif du sujet: Kingsman se démarque t-il assez pour ne pas être considéré comme une histoire réaliste d’espionnage jeunesse contemporain ?

Kingsman, aussi réaliste que CHERUB ?

Soyons clair, ici nous allons parler de Kingsman les films et non Kingsman les comics. D’abord parce que les dessins des comics sont plutôt horribles (surtout quand on a connu David Combet) mais aussi parce qu’il y a tellement de différences entre les films et les livres (personnages, missions…) qu’on retrouve ici deux oeuvres bien distinctes.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de voir le premier film, voici sa bande-annonce:

C’est fou comment en deux minutes il peut y avoir autant de points communs non ? L’adolescent intelligent mais qui est déscolarisé, l’agence qui peut changer sa vie, le programme de recrutement difficile. Même sans voir vu les films, on voit directement les principales similitudes entre les deux univers. Et in the movie, il y a des petits détails qui viennent s’ajouter au dossier: le méchant charismatique qu’on finit par apprécier malgré ses mauvaises attentions, le perso principal jamais avare d’humour, la plaisante alchimie avec les agents… Ça + ça + ça + ça, et bah ça fait beaucoup au bout d’un moment.

Mais vous le savez surement, on n’écrit pas un film comme un livre, une BD ou une pièce de théâtre. Tout dépend du public visé. Ainsi, Kingsman est beaucoup plus décontracté que CHERUB, et offre des scènes d’actions mémorables, des gadgets hors du commun mais aussi un lâché prise en terme de violence, de drogue et de sexe. Parfois c’est juste, parfois les traits sont grossis, mais l’effet reste le même : c’est ça qu’on veut voir au cinéma ! L’univers pousse même le réalisme au point d’intégrer de véritables légendes avec Mark Hamill dans le première film et Sir Elton John dans le second.

Une chose est certaine : un film doit s’adresser à un plus large public qu’un roman. Donc oui, sur certains abords, pour que l’expérience cinématographique soit plus prenante, Matthew Vaughn, le réalisateur, a mis de côté le réalisme pour quelques scènes. Notre petit doigt nous dit que si un film CHERUB avait vu le jour, il aurait suivi le même chemin pour ne pas reproduire une simple adaptation, à l’instar d’Alex Rider en 2006. Ainsi, comme peuvent l’être les James Bond, Kingsman se permet quelques largesses pour les beaux yeux. Mais il reste néanmoins dans le fond une histoire cinématographique réaliste d’espionnage jeunesse contemporain.

Finalement, Kingsman n’est pas un plagiat mais bien l’alter-ego cinématographique de CHERUB, tout simplement les films qu’on aurait voulu voir avec le logo angélique. Si les deux films reprennent les codes de CHERUB, Vaughn a su apporter une âme supplémentaire, plus spectaculaire, et créer un décalage avec l’univers de Robert Muchamore.

Après tout, ce n’est pas le rôle des grandes oeuvres d’inspirer les suivantes ?

Les premières images d’Arizona Max dévoilées

Dans une excellente interview à Branchés Culture, Baptiste Payen et David Combet, les deux visages de l’adaptation BD de CHERUB, ont dévoilé les premières images d’Arizona Max.

Revenons d’abord sur l’interview qui livre des informations intéressantes.

On apprend ainsi que David Combet avait d’abord réaliser un test pour adapté à un autre roman jeunesse de Casterman, avant que l’éditeur belge ne lui propose CHERUB.
Baptiste Payen est également revenu sur la posture à adopter, alors que la première BD, anglaise, fut publiée en 2012, soit cinq ans après Trafic:

Nous nous sommes posé beaucoup de questions par rapport à la continuité de la série, puis nous avons décidé de ne pas tenter de coller absolument au tome précédent : nous aurions pris le risque de ne pas maîtriser ce que nous aurions fait. Nous avons pris le parti de rappeler les informations nécessaires à la définition de l’univers de CHERUB dans ce tome 2, et c’est aussi ce que fait Robert Muchamore dans le roman avec le texte d’introduction. Lire le tome 1 enrichit la lecture du tome 2, mais n’est pas absolument nécessaire à la compréhension. Le fait de considérer ce tome 2 comme « notre » tome 1 nous a permis de ne pas avoir réellement la sensation de poursuivre une série, mais simplement de proposer notre vision de cet épisode.

L’interview, réalisée par Alexis, s’est arrêtée sur la question générationnelle, Trafic se déroulant en 2004 (treize ans !!). Un mini-gouffre, au point d’apporter quelques retouches ?

Baptiste Payen : Je n’ai pas tellement touché au comportement des personnages, CHERUB repose sur des stéréotypes qui sont encore d’actualité pour véhiculer des messages simples, j’aurai eu du mal à changer cela et j’aurai sans doute eu l’impression de ne pas respecter le roman. De son côté, David a modernisé l’univers en faisant coller son dessin à des références un peu plus contemporaines.

Si on vous livre les « bonnes feuilles » de l’entretien, on vous recommande vivement de lire en intégralité l’article chez Branches Culture, qui parle de nombreux sujets passionnants.

Un article tellement complet qu’il a proposé en exclusivité deux visuels d’Arizona Max, qui devrait paraître vraisemblablement au premier semestre 2018 (on met une pièce sur avril), qui s’ajoute à la première illustration publiée sur l’Instagram de David Combet.

Le PEI de Lauren Adams, dans le grand froid de l’Amérique du Nord.

Sur la route de Phoenix, ohohohoh…. (bon ok, c’est pas vraiment les paroles)

Deux visuels très sympathiques qui met l’accent sur le dépaysement, notamment comparables à Trafic, que se déroulait exclusivement en Angleterre.

Vous êtes prêts à retrouver Dave Moss, Oxford mère et Oxford fils, sans oublier Paula Partridge ou la famille Little ? Rendez-vous en 2018 !