Comment adapter CHERUB en série TV

En février dernier, à l’occasion de la sortie du film Seuls, adapté des BD éponymes, Bastien, le directeur de The CHERUB District, a proposé à Naël (un ancien rédacteur) de concevoir une vidéo traitant des adaptations, alors que le projet de série TV CHERUB n’avait pas encore été dévoilé.

Six mois plus tard, il en ressort deux vidéos. La première, générale, est à retrouver sur la chaîne de Naël, la seconde, spécifique à CHERUB, est disponible sur le Studio, la chaîne de The CHERUB District.

Série TV – Récap’ #1

Cet article s’adresse principalement à toi, fan de CHERUB, qui n’a pas suivi les derniers rebondissements sur la prochaine série TV.

Voici donc le premier récap’ sur le projet, où tu peux retrouver toutes les premières infos sur la nouvelle de l’année.

On se retrouvera d’ici quelques mois, pour une nouvelle vidéo sur le Studio, avec les nouvelles infos sorties d’ici là.

Tu peux en attendant t’abonner au Studio, pour ne rien louper !

EXCLU: Le projet de série officiellement relancé !

Nous vous l’annoncions en décembre, c’est désormais officiellement officiel: une série CHERUB est en projet.

C’est l’annonce que tous les fans attendaient depuis cinq ans ! Alors que le projet d’adaptation de CHERUB était au point mort depuis quelques années, cette situation est désormais totalement chamboulée.

Pour rappel, nous vous expliquions en fin d’année que les droits cinématographiques de la saga était de nouveau entre les mains de Robert Muchamore, après avoir été la propriété de la BBC, laissant entrevoir une nouvelle avancée dans le dossier.

Et comme l’a annoncé aujourd’hui le site Variety, cette avancée s’est confirmée puisque la boîte de production Komixx Entertainment vient tout juste de racheter les droits. Comme l’explique l’article, l’entreprise basée à Londres va développer une série TV basée sur la saga.

CHERUB se tient seul comme une série au succès international et mondialement aimée. C’est une opportunité fantastique de concevoir une série à suspense et sans concession, qui a déjà cassé les tabous de la littérature jeunesse; et créer une série dynamique pour cette génération en recherche de sensations fortes. Andrew Cole-Bulgin, à la tête de la branche audiovisuelle de Komixx Entertainment

Robert Muchamore a ajouté qu’il estime que Komixx avait « une compréhension unique de la saga CHERUB » qui satisferait les fans et créerait un nouveau public.

Komixx compte déjà plusieurs séries dramatiques en développement comme Under ou Republic (d’après la trilogie Monster Republic de Ben Horton), alors que le film The Kissing Booth issu du roman pour ados éponyme de Beth Reekles va prochainement sortir sur Netflix.

Enfin, c’est une exclu The CHERUB District: un pilote de 90 minutes est actuellement en projet ainsi qu’une saison de dix épisodes d’une heure.

Maintenant, reste la question de la date et de la plateforme de diffusion. Un seul mot reste sur toutes les lèvres: Netflix.

Le Temps des adieux – Antoine Pinchot

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur.

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire que c’est un numéro plutôt spécial, puisque j’ai eu la chance d’interviewer Antoine Pinchot, le traducteur officiel et attitré de Robert Muchamore, pour Casterman. Cette interview est à lire dans la continuité de celle réalisée en 2010, les deux entretiens n’abordant pas les mêmes thèmes.

Enfin, je tiens à remercier Antoine Pinchot, qui a eu la gentillesse et la sympathie d’accepter de répondre à nos questions, entre la traduction de deux chapitres de Rock War 3. Bonne lecture !


Avant d’aborder la fin de la saga, j’ai envie de commencer cette interview par une petite curiosité. En préparant l’entretien (car oui chez The CHERUB District, on est sérieux !), je suis tombé sur votre groupe All If et j’ai été plutôt agréablement surpris par la professionnalisation de votre passion ! Le métier de traducteur laisse autant de temps libre ?

Disons qu’il existe un seuil de saturation chez le traducteur, un temps de travail quotidien au-delà duquel le QI chute dangereusement. Comme mon seuil personnel est assez bas, il me reste du temps pour pratiquer cette activité qui ne mobilise pas les mêmes zones du cerveau.

Comme beaucoup de groupes amateurs, vous avez fait appel au crowdfunding pour enregistrer votre dernier album, Absolute Poetry (je signale au passage que All Back To My House est mon titre préféré). Outre le fait de voir la légendaire M (aka Marie Roy) participer au financement, j’ai cru voir le nom de Benoît Hamon dans la liste. Je ne me trompe pas ? Un candidat à l’élection présidentielle est fan d’All If ?

Merci encore à Marie ! J’ai été aussi surpris que vous de voir apparaître Benoît Hamon parmi les donateurs. Renseignements pris, il s’agirait d’un homonyme. C’est décevant, certes, mais nous ne désespérons pas de recevoir le soutien du candidat Sylvain Durif, Grand Monarque et Christ cosmique – ou quelque chose comme ça.

J’imagine que pour vous, ça a été un cadeau du ciel de voir Robert Muchamore écrire sur l’ascension de jeunes musiciens, avec Rock War ?

Oui, c’est amusant, d’autant que j’ai fondé mon premier groupe au même âge que les personnages. Je dois cependant préciser que la réalité était très différente de celle décrite par Robert. D’une part, le résultat était affreux sur le plan musical, car nous étions davantage occupés à soigner notre look à la The Cure qu’à travailler nos instruments. D’autre part, notre vie sentimentale était plus calme, beaucoup plus calme, puisque nous n’étions en somme que des geeks obsédés par le matos, les guitares vintage, les synthés analogiques et autres bidules à connexion midi.

Bon, entre nous, vous avez pleuré en traduisant Commando Adams ?

Non. Cette fois, j’ai été un grand garçon très courageux. Bon, soit, j’ai peut-être eu un tout petit peu les larmes aux yeux en traduisant le dernier chapitre.

Comment avez-vous fait vos adieux à la saga ?

Sobrement. Je n’ai pas débouché le champagne. Je me suis immédiatement lancé dans la traduction de – pub ! – Phobie douce de John Corey Whaley, dont j’avais déjà adapté – repub ! – À la recherche de ma vie, que je recommande chaudement dans un tout autre style que CHERUB.

Passons à une question qui peut sembler évidente dans votre cas : qu’a changé CHERUB dans votre vie ?

Beaucoup de choses ! Tout d’abord, n’y allons pas par quatre chemins, la série m’a apporté une certaine stabilité financière, ce qui m’a permis de vivre plus confortablement. D’autre part, il est extrêmement satisfaisant pour un traducteur d’être lu par un grand nombre de lecteurs. J’ai même à plusieurs reprises croisé des parents qui avaient lu toutes les missions ! Savoir qu’on travaille sur une œuvre pour laquelle les gens se passionnent décuple la motivation.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’homme derrière les Dossiers Secrets, paru en avril dernier, c’est vous. Expliquez-nous comment cela s’est passé.

Nous avions besoin de contenu original pour lier les textes inédits publiés dans Dossiers Secrets, et les inscrire dans une forme de récit. Il se trouve que j’ai une passion bizarre pour la rédaction de faux documents. Par exemple, j’adore adopter ce ton très sérieux propre aux articles ou aux ordres de mission figurant dans les épisodes de CHERUB. Alors plutôt que d’écrire en mode fanfic – une acrobatie qui frôle souvent la trahison – j’ai réalisé ces fac-similés de journaux clandestins et de rapports internes. Et je me suis carrément éclaté.

J’aimerais bien avoir votre avis (toujours objectif) sur la saison 2, qu’un grand nombre de fans trouve décevante. L’auteur a-t-il commis une erreur en voulant reprendre à zéro ?

Ce changement était inévitable. James Adams ayant quitté CHERUB, les fans se seraient-ils passionnés pour ses aventures à la fac ? J’en doute. Et de vous à moi, je n’ai jamais douté qu’il réapparaîtrait dans la série.

Donc les tomes 13 et 14 étaient une petite entourloupe littératico-financière pour préparer ce come-back ?

Je pense que Robert avait mal mesuré l’attachement de lecteurs à ses personnages originaux. C’est un auteur qui ne fait pas de calcul mais, au contraire, écrit simplement les romans qu’il aimerait avoir lu dans sa jeunesse. C’est ce qui est si rafraîchissant.

Avec le recul, 100 jours en enfer est toujours selon vous le meilleur tome de la série ? Les derniers tomes ne pouvaient le concurrencer ?

Oui, ça reste mon épisode préféré, celui où j’ai découvert cet univers inconnu, réaliste et parfaitement cohérent. Et sur le plan professionnel, j’avais le sentiment d’être sur quelque chose d’énorme, et cette impression se renforçait à chaque chapitre. Par essence, les tomes suivant ne pouvaient pas procurer un choc comparable.

Lors du premier entretien, vous expliquez que votre fille, alors âgée de 8 ans, n’avait pas encore lu CHERUB. Vous avez réparé ça ?

Comme le temps passe… Elle est tombée dedans, évidemment, et a même arboré un temps le T-shirt noir. Elle s’est arrêtée à Black Friday, quand elle s’est mise en tête d’apprendre à jouer de tous les instruments de la terre – une malédiction familiale – et s’est lancée dans le cosplay, sans doute pour me contrarier. Mais je ne désespère pas de la voir terminer la série, même si je dois recourir à d’odieuses manœuvres de chantage.

Vous avez tout notre soutien dans votre machination ^^

Je vous remercie. Je vais en avoir besoin.

Nous sommes en 2016 (bientôt 2017) et toujours aucun projet concret d’adaptation à l’écran de CHERUB. Selon vous, il n’y a plus d’espoir ?

Je n’ai aucune information concernant ces projets d’adaptation. Comme je suis toujours traumatisé par la version grand écran de Harold et les dragons, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal.

Ces dernières semaines, on parle d’une série Netflix qui serait dans l’air. C’est rassurant pour vous ?

Ce serait le format et le média idéal. Les productions Netflix sont tellement plus souples ! Voyez la série OA, dont les épisodes n’ont pas tous la même durée. Cette liberté conviendrait parfaitement à CHERUB, dont les missions ont un cadre et un rythme souvent très différents les uns des autres.

Aujourd’hui, mise à part la traduction des prochains Rock War, quels sont vos projets ?

Évidemment, à ce jour, l’avenir s’annonce un peu moins glorieux. Dans l’idéal, j’aimerais participer à un projet comparable, car ce fut un vrai bonheur de traduire CHERUB, de voir ses personnages évoluer et, au bout du compte, faire partie de ma vie. *soupir et voix étranglée*. Ça me donnerait presque envie de créer mes propres héros, mais ça, c’est une autre histoire…

« Le traducteur devenu auteur« : c’est vrai que cela sonnerait bien…

C’est pas gagné. À ce jour, j’ai beau me creuser, je n’ai strictement rien à raconter qui s’étende au-delà de deux feuilles recto-verso.

Pour conclure cet entretien, j’aimerais avoir une pensée philosophique avec cette phrase d’Anatole France, qui est évidemment à mettre en perspective avec la fin de CHERUB : « Ne perdons rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir. »

Exact ! Et comme disait Winston Churchill : « Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement. »


Voilà, on espère que cette interview vous a plu (n’hésitez pas à le dire en commentaire), et on se retrouvera probablement dans deux ou trois semaines pour le dernier numéro du Temps des adieux.

EXCLU – Une série CHERUB / NETFLIX annoncée en 2017 ?

Just OMG.

C’est un incroyable retournement de situation dans l’histoire de l’adaptation de CHERUB !

L’abandon d’un film

Un petit récap’ s’impose pour les récents fans de la saga.

Il faut savoir que Robert Muchamore avait vendu les droits de l’adaptation de sa saga en 2006. Un film avait ainsi été mis sur les rails, avec comme producteur Sarah Radclyffe, qui avait notamment produit le terrible The War Zone (1999) ou plus récemment L’assistant du vampire (2009); et comme réalisateur Christopher Smith. Le script avait été retravaillé à plusieurs reprises, et même si le projet avait été repoussé plusieurs fois, un tournage avait été programmé avant les Jeux Olympiques de Londres, pour éviter le chaos engendré par l’événement. Ainsi, une sortie avait été planifiée pour l’année 2013.

Depuis, vous le savez très bien, rien de cela n’a vu le jour. On ne sait aujourd’hui quelle est la véritable raison de ce fiasco, même si on connait les exigences d’une production cinématographique.

Après cet échec, le projet fut enterré.

Le retour du projet

Mais comme vous pouvez le voir, dans notre interview réalisée à l’occasion des dédicaces de Suresnes, Robert Muchamore a réaffirmé son espoir de voir sa série adapté sur écran, avec le projet d’une série TV:

On espère pouvoir trouver un partenaire avec lequel on va pouvoir faire la série. Et avec un peu de chance, nous pourrons l’annoncer officiellement en 2017. J’adorerais pouvoir allumer la télé et voir CHERUB sur Netflix.

Le verbe « pouvoir » est au centre de sa déclaration, confirmant le fait que rien n’est définitivement acté. Et on comprend sa méfiance après les (fausses) annonces sur le film.

Netflix ?

Présent sur le territoire britannique depuis 2012, Neflix lance House of Cards, sa première création originale, quelques mois plus tard. Depuis, la firme américaine ne cesse de multiplier les contrats et les adaptations, comme dernièrement Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire.

Mais pourquoi un intérêt soudain pour CHERUB ? Rappelez-vous: Robert Muchamore avait vendu les droits en 2006. Or, 10 ans après, puisque rien n’a vu le jour, les droits lui sont revenus, laissant place à de nouveaux projets, y compris celui d’une série TV.
Et en voyant la popularité d’un film très proche comme Kingsman, l’idée d’une adaptation de CHERUB a dû effleuré quelques producteurs.

C’est dans ce contexte, que deux nouveaux mastodontes, Netflix et Amazon Video sont aujourd’hui les favoris pour acquérir les droits et lancer la série CHERUB. On notera au passage que l’écrivain anglais n’a fermé aucune porte, même si Netflix est revenu plusieurs fois de sa bouche lors des dédicaces.

Pourquoi une série TV ?

Aujourd’hui, l’idée d’une série TV CHERUB semble la plus réalisable.
En effet, l’univers de la saga est tel qu’un film, bien que plus visible, aurait gâché de nombreuses opportunités. À l’inverse d’un Hunger Games ou d’un Divergente, la galaxie CHERUB est énorme. Entre les 100 jours en enfer, les T-shirts rouge, la direction, les multiples missions, les centaines d’agents, les criminels: comme Game of Thrones, de nombreuses histoires peuvent se superposer dans une même unité de temps. Une série, qui plus est chapeauté par Netflix, est donc sur le papier tellement plus prometteuse.

Et maintenant ?

Malgré ses maigres informations, il y a de nouveau espoir pour tout fan de CHERUB. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre l’annonce officielle, avant de pouvoir exploser définitivement 🙂
Mais compter sur The CHERUB District pour vous tenir au courant de la moindre avancée !