Le Temps des adieux – Antoine Pinchot

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur.

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire que c’est un numéro plutôt spécial, puisque j’ai eu la chance d’interviewer Antoine Pinchot, le traducteur officiel et attitré de Robert Muchamore, pour Casterman. Cette interview est à lire dans la continuité de celle réalisée en 2010, les deux entretiens n’abordant pas les mêmes thèmes.

Enfin, je tiens à remercier Antoine Pinchot, qui a eu la gentillesse et la sympathie d’accepter de répondre à nos questions, entre la traduction de deux chapitres de Rock War 3. Bonne lecture !


Avant d’aborder la fin de la saga, j’ai envie de commencer cette interview par une petite curiosité. En préparant l’entretien (car oui chez The CHERUB District, on est sérieux !), je suis tombé sur votre groupe All If et j’ai été plutôt agréablement surpris par la professionnalisation de votre passion ! Le métier de traducteur laisse autant de temps libre ?

Disons qu’il existe un seuil de saturation chez le traducteur, un temps de travail quotidien au-delà duquel le QI chute dangereusement. Comme mon seuil personnel est assez bas, il me reste du temps pour pratiquer cette activité qui ne mobilise pas les mêmes zones du cerveau.

Comme beaucoup de groupes amateurs, vous avez fait appel au crowdfunding pour enregistrer votre dernier album, Absolute Poetry (je signale au passage que All Back To My House est mon titre préféré). Outre le fait de voir la légendaire M (aka Marie Roy) participer au financement, j’ai cru voir le nom de Benoît Hamon dans la liste. Je ne me trompe pas ? Un candidat à l’élection présidentielle est fan d’All If ?

Merci encore à Marie ! J’ai été aussi surpris que vous de voir apparaître Benoît Hamon parmi les donateurs. Renseignements pris, il s’agirait d’un homonyme. C’est décevant, certes, mais nous ne désespérons pas de recevoir le soutien du candidat Sylvain Durif, Grand Monarque et Christ cosmique – ou quelque chose comme ça.

J’imagine que pour vous, ça a été un cadeau du ciel de voir Robert Muchamore écrire sur l’ascension de jeunes musiciens, avec Rock War ?

Oui, c’est amusant, d’autant que j’ai fondé mon premier groupe au même âge que les personnages. Je dois cependant préciser que la réalité était très différente de celle décrite par Robert. D’une part, le résultat était affreux sur le plan musical, car nous étions davantage occupés à soigner notre look à la The Cure qu’à travailler nos instruments. D’autre part, notre vie sentimentale était plus calme, beaucoup plus calme, puisque nous n’étions en somme que des geeks obsédés par le matos, les guitares vintage, les synthés analogiques et autres bidules à connexion midi.

Bon, entre nous, vous avez pleuré en traduisant Commando Adams ?

Non. Cette fois, j’ai été un grand garçon très courageux. Bon, soit, j’ai peut-être eu un tout petit peu les larmes aux yeux en traduisant le dernier chapitre.

Comment avez-vous fait vos adieux à la saga ?

Sobrement. Je n’ai pas débouché le champagne. Je me suis immédiatement lancé dans la traduction de – pub ! – Phobie douce de John Corey Whaley, dont j’avais déjà adapté – repub ! – À la recherche de ma vie, que je recommande chaudement dans un tout autre style que CHERUB.

Passons à une question qui peut sembler évidente dans votre cas : qu’a changé CHERUB dans votre vie ?

Beaucoup de choses ! Tout d’abord, n’y allons pas par quatre chemins, la série m’a apporté une certaine stabilité financière, ce qui m’a permis de vivre plus confortablement. D’autre part, il est extrêmement satisfaisant pour un traducteur d’être lu par un grand nombre de lecteurs. J’ai même à plusieurs reprises croisé des parents qui avaient lu toutes les missions ! Savoir qu’on travaille sur une œuvre pour laquelle les gens se passionnent décuple la motivation.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’homme derrière les Dossiers Secrets, paru en avril dernier, c’est vous. Expliquez-nous comment cela s’est passé.

Nous avions besoin de contenu original pour lier les textes inédits publiés dans Dossiers Secrets, et les inscrire dans une forme de récit. Il se trouve que j’ai une passion bizarre pour la rédaction de faux documents. Par exemple, j’adore adopter ce ton très sérieux propre aux articles ou aux ordres de mission figurant dans les épisodes de CHERUB. Alors plutôt que d’écrire en mode fanfic – une acrobatie qui frôle souvent la trahison – j’ai réalisé ces fac-similés de journaux clandestins et de rapports internes. Et je me suis carrément éclaté.

J’aimerais bien avoir votre avis (toujours objectif) sur la saison 2, qu’un grand nombre de fans trouve décevante. L’auteur a-t-il commis une erreur en voulant reprendre à zéro ?

Ce changement était inévitable. James Adams ayant quitté CHERUB, les fans se seraient-ils passionnés pour ses aventures à la fac ? J’en doute. Et de vous à moi, je n’ai jamais douté qu’il réapparaîtrait dans la série.

Donc les tomes 13 et 14 étaient une petite entourloupe littératico-financière pour préparer ce come-back ?

Je pense que Robert avait mal mesuré l’attachement de lecteurs à ses personnages originaux. C’est un auteur qui ne fait pas de calcul mais, au contraire, écrit simplement les romans qu’il aimerait avoir lu dans sa jeunesse. C’est ce qui est si rafraîchissant.

Avec le recul, 100 jours en enfer est toujours selon vous le meilleur tome de la série ? Les derniers tomes ne pouvaient le concurrencer ?

Oui, ça reste mon épisode préféré, celui où j’ai découvert cet univers inconnu, réaliste et parfaitement cohérent. Et sur le plan professionnel, j’avais le sentiment d’être sur quelque chose d’énorme, et cette impression se renforçait à chaque chapitre. Par essence, les tomes suivant ne pouvaient pas procurer un choc comparable.

Lors du premier entretien, vous expliquez que votre fille, alors âgée de 8 ans, n’avait pas encore lu CHERUB. Vous avez réparé ça ?

Comme le temps passe… Elle est tombée dedans, évidemment, et a même arboré un temps le T-shirt noir. Elle s’est arrêtée à Black Friday, quand elle s’est mise en tête d’apprendre à jouer de tous les instruments de la terre – une malédiction familiale – et s’est lancée dans le cosplay, sans doute pour me contrarier. Mais je ne désespère pas de la voir terminer la série, même si je dois recourir à d’odieuses manœuvres de chantage.

Vous avez tout notre soutien dans votre machination ^^

Je vous remercie. Je vais en avoir besoin.

Nous sommes en 2016 (bientôt 2017) et toujours aucun projet concret d’adaptation à l’écran de CHERUB. Selon vous, il n’y a plus d’espoir ?

Je n’ai aucune information concernant ces projets d’adaptation. Comme je suis toujours traumatisé par la version grand écran de Harold et les dragons, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal.

Ces dernières semaines, on parle d’une série Netflix qui serait dans l’air. C’est rassurant pour vous ?

Ce serait le format et le média idéal. Les productions Netflix sont tellement plus souples ! Voyez la série OA, dont les épisodes n’ont pas tous la même durée. Cette liberté conviendrait parfaitement à CHERUB, dont les missions ont un cadre et un rythme souvent très différents les uns des autres.

Aujourd’hui, mise à part la traduction des prochains Rock War, quels sont vos projets ?

Évidemment, à ce jour, l’avenir s’annonce un peu moins glorieux. Dans l’idéal, j’aimerais participer à un projet comparable, car ce fut un vrai bonheur de traduire CHERUB, de voir ses personnages évoluer et, au bout du compte, faire partie de ma vie. *soupir et voix étranglée*. Ça me donnerait presque envie de créer mes propres héros, mais ça, c’est une autre histoire…

« Le traducteur devenu auteur« : c’est vrai que cela sonnerait bien…

C’est pas gagné. À ce jour, j’ai beau me creuser, je n’ai strictement rien à raconter qui s’étende au-delà de deux feuilles recto-verso.

Pour conclure cet entretien, j’aimerais avoir une pensée philosophique avec cette phrase d’Anatole France, qui est évidemment à mettre en perspective avec la fin de CHERUB : « Ne perdons rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir. »

Exact ! Et comme disait Winston Churchill : « Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement. »


Voilà, on espère que cette interview vous a plu (n’hésitez pas à le dire en commentaire), et on se retrouvera probablement dans deux ou trois semaines pour le dernier numéro du Temps des adieux.

EXCLU – Une série CHERUB / NETFLIX annoncée en 2017 ?

Just OMG.

C’est un incroyable retournement de situation dans l’histoire de l’adaptation de CHERUB !

L’abandon d’un film

Un petit récap’ s’impose pour les récents fans de la saga.

Il faut savoir que Robert Muchamore avait vendu les droits de l’adaptation de sa saga en 2006. Un film avait ainsi été mis sur les rails, avec comme producteur Sarah Radclyffe, qui avait notamment produit le terrible The War Zone (1999) ou plus récemment L’assistant du vampire (2009); et comme réalisateur Christopher Smith. Le script avait été retravaillé à plusieurs reprises, et même si le projet avait été repoussé plusieurs fois, un tournage avait été programmé avant les Jeux Olympiques de Londres, pour éviter le chaos engendré par l’événement. Ainsi, une sortie avait été planifiée pour l’année 2013.

Depuis, vous le savez très bien, rien de cela n’a vu le jour. On ne sait aujourd’hui quelle est la véritable raison de ce fiasco, même si on connait les exigences d’une production cinématographique.

Après cet échec, le projet fut enterré.

Le retour du projet

Mais comme vous pouvez le voir, dans notre interview réalisée à l’occasion des dédicaces de Suresnes, Robert Muchamore a réaffirmé son espoir de voir sa série adapté sur écran, avec le projet d’une série TV:

On espère pouvoir trouver un partenaire avec lequel on va pouvoir faire la série. Et avec un peu de chance, nous pourrons l’annoncer officiellement en 2017. J’adorerais pouvoir allumer la télé et voir CHERUB sur Netflix.

Le verbe « pouvoir » est au centre de sa déclaration, confirmant le fait que rien n’est définitivement acté. Et on comprend sa méfiance après les (fausses) annonces sur le film.

Netflix ?

Présent sur le territoire britannique depuis 2012, Neflix lance House of Cards, sa première création originale, quelques mois plus tard. Depuis, la firme américaine ne cesse de multiplier les contrats et les adaptations, comme dernièrement Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire.

Mais pourquoi un intérêt soudain pour CHERUB ? Rappelez-vous: Robert Muchamore avait vendu les droits en 2006. Or, 10 ans après, puisque rien n’a vu le jour, les droits lui sont revenus, laissant place à de nouveaux projets, y compris celui d’une série TV.
Et en voyant la popularité d’un film très proche comme Kingsman, l’idée d’une adaptation de CHERUB a dû effleuré quelques producteurs.

C’est dans ce contexte, que deux nouveaux mastodontes, Netflix et Amazon Video sont aujourd’hui les favoris pour acquérir les droits et lancer la série CHERUB. On notera au passage que l’écrivain anglais n’a fermé aucune porte, même si Netflix est revenu plusieurs fois de sa bouche lors des dédicaces.

Pourquoi une série TV ?

Aujourd’hui, l’idée d’une série TV CHERUB semble la plus réalisable.
En effet, l’univers de la saga est tel qu’un film, bien que plus visible, aurait gâché de nombreuses opportunités. À l’inverse d’un Hunger Games ou d’un Divergente, la galaxie CHERUB est énorme. Entre les 100 jours en enfer, les T-shirts rouge, la direction, les multiples missions, les centaines d’agents, les criminels: comme Game of Thrones, de nombreuses histoires peuvent se superposer dans une même unité de temps. Une série, qui plus est chapeauté par Netflix, est donc sur le papier tellement plus prometteuse.

Et maintenant ?

Malgré ses maigres informations, il y a de nouveau espoir pour tout fan de CHERUB. Il ne reste maintenant plus qu’à attendre l’annonce officielle, avant de pouvoir exploser définitivement 🙂
Mais compter sur The CHERUB District pour vous tenir au courant de la moindre avancée !

Devenez le réalisateur du fanfilm Arizona Max !! [Fermé]

MAJ: le réalisateur a été choisi parmi de nombreuses candidatures. Merci infiniment pour votre soutien ! Désormais, nous recherchons des acteurs. PLUS D’INFOS


23000 vues. En cinq mois, notre fan-film Trafic a été vu par 23000 fans de CHERUB. Un chiffre colossal auquel on pourrait ajouter les 110 000 vues de la bande annonce française (et anglaise) de 100 jours en enfer.

Aujourd’hui, nous, The CHERUB District, et Campus Studio ne voulons pas s’en arrêter là. C’est pourquoi nous vous donnons l’occasion unique d’adapter et de réaliser la suite des aventures de James Adams: Arizona Max.
Pour ne rien vous cacher, ce projet avait déjà débuté en juin dernier, lors de la sortie officielle de Trafic. Malheureusement, notre réalisateur initial s’est désisté, laissant la place vacante. Après quelques semaines de recherche, nous nous sommes rendus à l’évidence: personne ne correspondait au profil envisagé.

D’où l’intention d’écrire un article sur le sujet, nous permettant de lancer un appel à témoin. Nous cherchons donc un nouveau réalisateur (ou réalisatrice) capable de mener à bien le projet. Ci-dessous, vous pourrez trouver le profil idéal. Si vous vous retrouvez dans cette description, n’hésitez plus un seul instant: proposer votre candidature à contact@cherubdistrict.com en y ajoutant une lettre de motivation détaillée. Dès votre candidature envoyée, nous vous répondrons dans les plus brefs délais. Nous comptons sur vous !

Profil idéal

  • être fan de CHERUB: il n’y a que la passion qui vous motive à réaliser ce film.
  • être âgé d’au minimum 16 ans. Si vous êtes mineur, demandez l’autorisation à votre responsable légal.
  • avoir des compétences cinématographiques. Nous parlons ici de votre aisance à manier une caméra et à diriger une équipe.
  • avoir des idées. Il serait utile d’avoir déjà des lieux de tournages dans votre tête. Nous rappelons que l’intrigue principale d’Arizona Max se déroule dans une prison !

Ce profil est court, certes, mais il est indispensable de répondre à ces quatre critères. Sachez également que nous espérons tourner le film durant la période juillet-août 2015. Il faut donc à l’avance préparer le script et choisir un nouveau casting. Ne vous portez pas candidat en mars prochain ! Enfin, nous signalons que si un réalisateur est choisi, il ne sera pas tout seul pour mener à bien le projet. L’équipe de The CHERUB District et de Campus Studio l’accompagnera de son recrutement  à la sortie officielle du film.

C’est dur, mais les réalisateurs de CHERUB sont encore plus durs !

Aucun film CHERUB: 5 raisons qui l’explique

On en parlait depuis 2009, un réalisateur avait même été choisi, un tournage était planifié avant 2012 et pourtant: aucun film CHERUB n’a vu le jour. Nous avons essayé de chercher les problèmes de cette injustice….

1- Une série de livres qui rallongent

17 tomes. Aujourd’hui, la série CHERUB comprend 17 livres, en ajoutant Soleil Noir. Il y a de quoi décourager un scénariste. Car qui dit beaucoup de tomes dit beaucoup de personnages, d’intrigues et d’univers. Difficile de démêler un scénario potable parmi toutes les possibilités. Signalons également qu’à l’instar de 100 jours en enfer, le film doit posséder deux grandes parties pour rester en cohérence avec l’organisation CHERUB. Je parle évidemment du programme d’entraînement initial et d’une première mission. Intégrer tous ces éléments en ajoutant une présentation des personnages principaux et une bonne intrigue bien ficelé pour un total de deux heures de cinéma, cela fait une sacrée équation !

2- Espionnage: du vu et du revu ?

Difficile de trouver de l’originalité dans un film d’espionnage avec pour personnage principal un adolescent. Après les Cody Banks, Alex Rider, Spy Kids, Max Rules et j’en passe, essayer d’attirer des spectateurs avec un tel sujet, il faudrait au minimum l’aide d’Hollywood. Et à l’heure des dystopies, des super-héros et des reboots; CHERUB a peu de chance (pour ne pas dire aucune) d’intéresser un possible producteur américain.

3- CHERUB n’a pas la cote

Pour pouvoir transformer un bouquin pour ados en un film populaire, trois possibilités s’offrent à vous:

  • créer une histoire d’une originalité incroyable et révolutionnaire (ex: Harry Potter). Comme je l’ai dit au haut, CHERUB n’est pas (ou n’est plus) originale.
  • être élu best-seller de l’année en étant acclamé par les critiques (ex: Nos étoiles contraires). Au dernière nouvelle, CHERUB compte quelques articles dans la presse française et n’a pas vraiment marché aux Etats-Unis.
  • se vendre rapidement  à des millions d’exemplaires (ex: Divergente). Aujourd’hui Divergente, série créée en 2011, est vendue à plus de 20 millions d’exemplaires. CHERUB, qui a été créée en 2004, compte entre huit et neuf millions d’exemplaires vendues.
  • Des fois, il y arrivent que certains romans intègrent directement les trois possibilités (Hunger Games).

Et ces possibilités, qui s’enclenchent rapidement après la publication d’un premier tome, mène directement à la popularité. Or, il ne faut pas se mentir, CHERUB n’est pas populaire. Si c’était le cas, on entendrait parler régulièrement de la série  dans les journaux. Et Robert Muchamore aurait plus que 10 000 followers !

4- Robert Muchamore, trop encombrant ?

C’est dur de laisser ses œuvres à une bande de producteurs avides. Robert Muchamore veut peut-être participer lui-même au projet en voulant choisir l’intrigue, le casting….. On sait que l’écrivain anglais est exigeant. Et quand ses idées se confrontent à celles des producteurs, à moins d’un compromis, forcément le projet tombe à l’eau.

5- Le cinéma britannique pas intéressé ?

Si on ne peut pas trouver un producteur étranger, autant se concentrer sur le local, c’est à dire, les producteurs britanniques. Mais ces derniers ne se bousculent pas pour obtenir les droits cinématographiques de CHERUB. Pourtant, il nous était rapporté en 2009 que BBC Films était détenteur de ces fameux droits. Alors, la faute à trop peu de moyens ?

Quel avenir pour CHERUB ?

Désormais, il semble difficile de s’imaginer un film CHERUB. Mais qui sait ?
On pourrait notamment citer The Giver, film sorti récemment. Le livre, intitulé Le Passeur, a été publié en 1993. L’acteur Jeff Bridges, grand fan du livre, souhaite très vite l’adapter pour le cinéma. Il tentera pendant une dizaine d’années, mais en 2007, la Warner en rachète les droits. Jeff Bridges devra finalement attendre que les droits soient de nouveau libres pour se repositionner, avec l’aide de la productrice Nikki Silver. Peut-être qu’une star fan de CHERUB pèsera de tout son poids pour mettre sur les rails une adaptation ?

En tout cas, c’est tout ce qu’on souhaite ! Si vous avez trouvé cette article intéressant ou bien si vous voulez donner votre avis, n’hésitez à le dire en commentaire !

Interview d’Antoine C., l’interprète de James

Suite à la sortie de notre second moyen-métrage, Trafic, accueilli avec un certain engouement par vos critiques, La Tribune de The Cherub District a pris l’initiative d’interviewer Antoine C., l’interprète de James Adams dans les deux derniers fan-films de The Cherub District, à savoir 100 jours en enfer et Trafic. Dans cette interview réalisée par la rédaction, nous avons abordé plusieurs thématiques avec Antoine, à savoir la naissance du projet, le tournage du film et de la bande-annonce, l’ambiance et le ressenti de ce dernier entre autres…

N’attendons pas plus longtemps, et abordons le sujet de cet article, l’interview. Bonne lecture !

 

-La Tribune : Bonjour Antoine ! Merci de nous accorder cette interview. Première question : Peux-tu te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?

-Antoine : Bonjour ! Donc pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Antoine Chiari, l’acteur qui joue James Adams dans les deux films de The Cherub District.

-La Tribune : Peux-tu nous rappeler comment le projet des films Cherub a vu le jour ?

-Antoine : Au départ, j’ai contacté Louis (Créateur de CampusCherub.com) pour lui parler d’un projet de court métrage sur le thème de Cherub. Après l’avoir mis en oeuvre avec un ami, Louis m’a fait part de son envie de réaliser un court-métrage sur le premier tome de Cherub : 100 jours en enfer. Je l’ai aidé à mettre en oeuvre le projet et je suis devenu l’acteur interprétant James Adams. Nous avons tourner pendant 1 semaine intense. Après ce tournage, on a décidé de tourner Trafic l’année suivante pour une durée cette fois-ci 2 semaines, dans le but de tourner un film beaucoup plus long.

-La Tribune : Comment es-tu devenu James, personnage phare de la série ?

-Antoine : C’est tout simplement Louis qui m’a proposé le rôle.

-La Tribune : Qu’est-ce que ça fait d’interpréter James ?

-Antoine : C’est assez cool de pouvoir interpréter le héros de Cherub, mais c’est aussi compliqué, car il est difficile de pouvoir agirez penser comme James.

-La Tribune : Est-ce compliqué de jouer ce personnage ? As-tu eu des difficultés à rentrer dans la peau de James ?

-Antoine : Oui, comme je l’ai dit plus haut. James est un garçon qui a eu une enfance difficile et qui ne réagit pas forcément comme je réagirais personnellement.

-La Tribune : Quel fut le meilleur tournage entre 100 jours en enfer et Trafic ? Pourquoi ?

-Antoine : Clairement Trafic. L’ambiance était plus sympathique et conviviale que celle du tournage de 100 jours en enfer car on se connaissait tous déjà. Lors du premier tournage, j’étais très timide contrairement au second où j’ai été beaucoup plus « extraverti ».

-La Tribune : Comment se déroulaient les tournages ? Quelle était la journée type ?

-Antoine : On se retrouvait tous dans l’appart’ à Perpignan qu’avait loué l’équipe. Et on discutait de ce qu’on allait tourner puis on allait tourner. Les tournages se déroulaient dans le professionnalisme, et surtout dans la rigolade.

-La Tribune : Comment était l’ambiance sur ces deux tournages ?

-Antoine : Sur le premier, elle était un peu tendue, mais sur le second, elle était très détendue même si parfois c’était très éprouvant.

-La Tribune : Comment réagis-tu face à la critique dans l’ensemble positive pour ce second tournage ? En es-tu surpris ?

-Antoine : Je suis vraiment content des critiques vis à vis du film. Et effectivement, je suis un peu surpris que le film est un tel succès.

-La Tribune : Quelle est la recette de cette réussite selon toi ?

-Antoine : Je pense que c’est l’implication qu’il y a eu dans ce projet, mais également l’énorme travail fourni.

-La Tribune : Pourquoi avoir décidé de faire un film d’une trentaine de minutes pour Trafic contre un trailer d’à peine quelques minutes pour 100 jours en enfer ?

-Antoine : J’ai l’impression que 100 jours en enfer n’a été qu’un entraînement. Après l’avoir réalisé on a vu que l’on pouvait faire plus long et mieux.

-La Tribune : As-tu un souvenir particulier des tournages à nous faire partager ?

-Antoine : Oui, par exemple, sur le tournage de Trafic, quand on a tourné dans « la villa », on a dû boire un verre avec Junior après être rentré d’un parc d’attraction comme l’indiquait le scénario. Pour rigoler, on a mit du colorant dans nos verre. Au final, nos bouches étaient complètement teintes de bleu et de vert. Autre exemple, quand on a tourné la scène où l’on se faisait taper dans la rue à l’arrêt de bus par les skinheads avec Anna (actrice jouant le rôle de Kerry ndlr.), plusieurs passants sont venus nous voir pour nous demander si tout allait bien et s’il ne devaient pas appeler les pompiers.

itw antoine langues

-La Tribune : Seras-tu de la partie pour le tournage d’Arizona Max ?

-Antoine : Vu que je ne suis pas un très bon acteur, j’aimerais bien que quelqu’un d’autre puisse assurer le rôle principal. Mais j’aimerais quand même participer, peut-être dans un rôle secondaire.

-La Tribune : Quelques mots pour les fans qui ont suivi le trailer et le film ?

-Antoine : Merci à tous ! C’est grâce à vous que ça continue !

-La Tribune : Le mot de la fin ?

-Antoine : VACANCES !!!!! 😀

 

 

Vous souhaitez remplacer Antoine pour interpréter James ou vous désirez tout simplement participer au projet Arizona Max ? Contactez Hugo Martinez, responsable du projet par mail à hugomartinez@gmx.fr !