Les prochaines sorties en poche

Comme chaque année, nous tenons informer les lecteurs spécialistes des poches des prochaine sorties.

Et inexorablement, les lecteurs « poche » rattrapent les lecteurs « grand format ». Alors que la saga poche Henderson’s Boys s’est conclue en 2016, le 31 mai prochain, vous pourrez retrouver l’avant-dernier tome de CHERUB, intitulé Hors-la-loi, dans toutes les meilleures librairies. Petite piqure de rappel avec son synopsis:

Après dix-huit mois passés dans une prison pour mineurs, Fay n’a qu’un objectif : se venger de Hagar, le trafiquant de drogue qui a assassiné sa mère. Mais elle n’est pas la seule à viser ce criminel: elle ignore que Ning, sa seule alliée, est un agent de CHERUB chargé de la suivre à la trace.
Fay joue un jeu dangereux. Elle s’est fait de nombreux ennemis, et sa soif de vengeance pourrait bien se retourner contre elle…
Enfin, pour la sortie de Commando Adams, aucune date n’est officiellement fixée. Néanmoins, nous pouvons supposer que sa version poche pourrait être disponible en mai-juin 2018. À moins que Casterman ne décide de rééditer la saga avec de nouvelles couvertures en fin d’année 2017. Dans ce cas, une sortie pour la rentrée serait à envisager. Mais la Tribune pencherait plus pour la première option.
Voilà tout ce que l’on pouvait dire pour les poches. On se retrouve dans le même thème prochainement, avec la découverte de la couverture d’Hors-la-loi.

CHERUB fête ses 10 ans en France: le concours d’anniversaire / TERMINÉ

À l’occasion des 10 ans de CHERUB en France, The CHERUB District organise un grand concours pour vous faire gagner des cadeaux, ultimes pour n’importe quel fan de la saga.

Le principe est simple: 25 questions, 4 points par question, les dix premiers à 100 points remportent le concours. Si d’ici le 25 février, date de la fin du concours, les dix vainqueurs ne sont pas désignés, ceux qui auront le plus de points pourront prétendre à un lot.

Voici les lots:

  • de la 10e à la 8e place: 1 dog-tag et cinq stickers
  • de la 7e à la 5e place: 1 dog tag, cinq stickers, 1 pochoir et 1 carte postale
  • de la 4e à la 2e place: 1 dog tag, cinq stickers, 2 pochoirs, 1 carte postale et un jeu de carte
  • pour le 1er: 2 dog tags, dix stickers, 3 pochoirs, 2 cartes postales, un jeu de carte et un mug

Vous pouvez retrouver les questions ci-dessous. Un petit conseil avant de participer: toutes les réponses aux 25 questions se trouvent sur la Database ou sur la Tribune.

Bonne chance ! 😉

Perspectives pour 2017

Si dans l’univers de Robert Muchamore, 2015 fut aussi calme que 2016 fut chargée, à quoi peut-on s’attendre pour le crû 2017 ? On sort comme chaque année notre boule de cristal, et on vous explique tout ça en détail.

En France (et donc en Suisse et en Belgique aussi)

Vous le savez pertinemment: il y aura moins de sorties en 2017 qu’en 2016. Alors qu’on pouvait compter jusqu’à sept sorties l’année dernière (Rock War 1, Les Dossiers secrets, Henderson’s Boys 7 et CHERUB 15 en poche, CHERUB 1 et 2 collector, réédition de la BD et enfin CHERUB 17), voici les projections pour cette année:

  • Réédition de Rock War – Tome 1: La Rage au cœur / 18 janvier 2017
  • Rock War – Tome 2: L’enfer du décor / 18 janvier 2017
  • BD – CHERUB 2: Trafic / avril 2017
  • CHERUB – Mission 16: Hors-la-loi en poche / mai-juin 2017

Voilà donc les quatre nouveautés qui sont déjà actées. Néanmoins, on peut s’attendre à d’autres surprises. On pense notamment à Rock War – L’audition, cette petite histoire d’une centaine de pages, qui permet notamment de découvrir l’univers de Rock War. Chez The CHERUB District, on pronostique une sortie pour le printemps, voire pour la rentrée prochaine.

On ne sait pas encore si Casterman a officiellement lancé le cycle des rééditions de CHERUB. Peut-on imaginer une réédition à l’instar de ce qui a été fait en Angleterre, avec de nouvelles couvertures ? C’est fort probable, pour ne pas dire certain. De là à commencer dès cette année, dans l’optique des prochaines fêtes, il n’y a qu’un pas.

Dans l’hypothèse qu’une nouvelle réédition n’est pas (immédiatement) lieu, on pourrait en revanche s’attendre une suite des coffrets collectors, comme nous avons pu le voir avec les deux premiers tomes, en novembre dernier.

En Angleterre

C’est toujours intéressant de voir ce qui se fait de l’autre côté de la Manche, une sorte d’avant-première avant que Casterman emboîte le pas en France.

D’abord, c’est plutôt l’inverse qui se passera: Hachette Children’s Books emboîtera le pas de la France, en publiant début juin la bande dessinée de Trafic, adaptée en anglais par Andrew Donkin (l’un des hommes derrière l’adaptation BD d’Artemis Fowl). Le même jour, les fans anglais pourront retrouver la version poche de New Guard, la dernière mission de CHERUB.

Enfin, pour les fans de Rock War, l’ultime tome de la série (et c’est officiel), Crash Landing, que l’on peut traduire par Atterrissage forcé, sera disponible le 5 octobre prochain.

Sur le site

Qui dit nouvelle année dit résolutions. Ainsi, pour 2017, l’équipe de The CHERUB District s’est résolu à:

  • continuer d’être actif. Alors que CHERUB s’est arrêté avec le tome 17, diminuant ainsi le nombre de fans intéressés, nous nous engageons à poursuivre l’activité du site, en poursuivant les nouveautés sur la Tribune et sur la Database.
  • révolutionner le Studio. Pôle le moins l’attractif du site, nous avons décider d’y remédier et de changer sa ligne éditoriale, qui ne convenait ni aux fans, ni aux rédacteurs. Plus d’infos à suivre dans les prochaines semaines.
  • proposer des concours. Après le succès des CHERUB Awards, la volonté de lancer d’autres concours s’est largement imposé. Avec l’accord de Casterman, nous lancerons prochainement de nouveaux concours, avec des mugs, des dog tags et des jeux de cartes à la clé.

Résultats et vainqueurs des CHERUB Awards

Au terme de sept jours de votes acharnés, les fans ont désignés les grands vainqueurs de l’édition 2017 des CHERUB Awards. Vous avez été exactement 445 à participer à ce concours, et on vous en remercie !

Désormais, place aux résultats, catégorie par catégorie:

La meilleure mission – Les Survivants

  1. Celle des Survivants – 24,7% (110 votes)
  2. Celle de 100 jours enfer – 17,3% (77 votes)
  3. Celle d’Arizona Max – 17,1% (76 votes)
  4. Celle de Trafic – 10,8%
  5. Celle de Sang pour Sang – 9,9%
  6. Celle de Mad Dogs – 9,7%
  7. Celle de Vandales – 5,8%
  8. Celle de Commando Adams – 4,7%

Un quart des votants ont donc désigné l’aventure contre la secte des Survivants comme meilleure mission de l’histoire de CHERUB. Et on peut les comprendre: face à la manipulation mentale et à une explosion imminente, la bande de James s’en est sortie vivante, quitte à finir littéralement dans la merde !

Le pire bad guy – Le Führer

  1. Le Führer – 34,4% (153 votes)
  2. Norman Large – 16,2% (72 votes)
  3. Les Survivants – 14,8% (66 votes)
  4. Leonid Aramov – 14,4%
  5. Sasha Thompson – 12,1%
  6. Keith Moore – 8,1%

Alors qu’un duel Norman Large – Le Führer se profilait à quelques jours de la clôture des votes, c’est finalement celui qui est également connu sous le nom de Ralph Donnington qui remporte et écrase cette catégorie. Ses coups de sang et ses meurtres (presque) gratuits ont su vous convaincre, reléguant les cinq autres nominés au rang d’enfants de chœur.

La plus belle couverture française – À la dérive (GF)

  1. Le tome 7 grand format – 28,1% (125 votes)
  2. Le tome 6 grand format – 19,8% (88 votes)
  3. Le tome 15 grand format – 16,9% (75 votes)
  4. Le tome 10 grand format – 14,2%
  5. Le tome 2 en poche – 12,6%
  6. Le tome 1 en poche – 8,5%

Ce vote, purement esthétique, a montré la large domination des couvertures grand format, avec moins de 80% de vos vote. Mais la réalité du tome 7 lui a sans doute permis de dominer sa catégorie, en montrant les (més)aventures russes de James.

Le meilleur décor – Le Grand Jeu

  1. Celui du Grand Jeu – 23,6% (105 votes)
  2. Celui des Survivants – 20,7% (92 votes)
  3. Celui de La Vague Fantôme – 17,5% (78 votes)
  4. Celui d’Arizona Max – 16,4%
  5. Celui d’À la dérive – 15,5%
  6. Celui du Clan Aramov – 6,3%

Dans cette catégorie plutôt homogène, c’est donc les décors californiens du tome 10 qui l’emportent. Moi qui avait personnellement voté pour Le Grand Jeu, j’adhère totalement à ce choix: Las Vegas est un mythe, et Robert Muchamore l’a parfaitement retranscrit dans le roman. Petite déception malgré tout pour La Vague Fantôme qui aurait peut-être méritée mieux, en décrivant la pauvreté de Malaisie ainsi que le tsunami avec un réalisme saisissant.

La meilleure scène – La bataille du réfectoire

  1. La bataille du réfectoire – 35,1% (156 votes)
  2. Le premier coup de pelle de Lauren – 24,9% (111 votes)
  3. La déclaration d’amour de James – 20,2% (90 votes)
  4. L’affaire de la baignoire – 19,8% (88 votes)

Lors de la présentation de la catégorie, j’avais écrit avoir une petite idée du gagnant, et 156 votants ont confirmé mon intuition. En effet, cette scène est tout simplement mythique, et il était difficile de ne pas finir le tome 7 avec le sourire notamment grâce au surréalisme et à l’absurdité de l’histoire.

La pire couverture étrangère – Le tome 3 russe

  1. Le tome 3 russe – 27,2% (121 votes)
  2. Le tome 6 chinois – 21,6% (96 votes)
  3. Le tome 1 hongrois – 19,3% (86 votes)
  4. Le tome 4 néerlandais – 12,8%
  5. Le tome 6 espagnol – 9,7%
  6. Le tome 2 néerlandais – 9,4%

On le savait, cette catégorie était très relevée, les graphistes étrangers avaient mis la barre très haute. C’est finalement le dessinateur russe, après quelques shots de vodka, qui s’impose, avec cette magnifique représentation de la course poursuite d’Arizona Max, avec James et Lauren. Petite pensée pour le graphiste hongrois, qui a réalisé la couverture sans lire le livre, puisque aucun serpent n’apparaît dans le tome 1 !

Le pire couple – Kerry et Bruce

  1. Kerry Chang et Bruce Norris – 24,9% (111 votes)
  2. Michael Hendry et Dana Smith – 24,7% (110 votes)
  3. James Adams et Amy Collins – 24,5% (109 votes)
  4. Ryan Sharma et Natalka – 13%
  5. James Adams et Dana Smith – 12,8%

WOUAH ! On aurait voulu le faire, on y serait pas arrivé ! Au terme d’un final haletant, c’est le couple Chang-Norris qui s’impose, à la voix près. Là aussi, c’est compréhensible, on a connu pas mal de couples WTF dans la série. Il était donc difficile de faire son choix. Cela aurait mérité un deuxième tour avec un duel à trois…

Le meilleur tome de la saga EVER

  • 18e – Le Clan Aramov / 0% (0 vote !)
  • 17e – La Vague Fantôme / 1,3%
  • 16e – Vandales et Hors-la-loi / 1,8%
  • 14e – Black Friday / 2,2%
  • 13e – L’Ange Gardien / 2,7%
  • 12e – Mad Dogs et Soleil Noir / 2,9%
  • 10e – Crash / 3,4%
  • 9e – Commando Adams / 3,6%
  • 8e – Le Grand Jeu / 4,3%
  • 7e – À la dérive / 5,4%
  • 6e – Sang pour Sang / 7,2%
  • 5e – Chute Libre / 9,4% (42 votes)
  • 4e – Arizona Max et Trafic / 10,1% (45 votes)
  • 2e – Les Survivants / 13,5% (60 votes)
  • 1er – 100 jours en enfer / 17,3% (77 votes)

On savait que les chiffres ne seraient pas astronomiques puisque vous pouviez voter pour les 18 tomes de la saga, il faut donc féliciter 100 jours en enfer, qui, en dépassant la barre des 15%, peut désormais être considéré comme le meilleur roman de l’histoire de CHERUB. Notons malgré tout que les sept premiers tomes trustent les sept premières place de la catégorie: je vous laisse en tirer les conséquences !

Les vainqueurs

Pour désigner les vainqueurs, nous avons d’abord pris en compte le plus grand nombre de catégories vainqueurs. Ainsi, sur les 445 participants, ils sont quatre à avoir trouvé six des huit catégories et quatorze à avoir fait un 5/8. Après quoi, un tirage au sort fut effectué. Voici donc les vainqueurs:

  • 1 Sac + 1 T-shirt + 1 Dog tag: Adrien P, Charles F, Carine S
  • 1 T-shirt + 1 Dog tag: Nadège A, Marine L, Lucas M
  • 1 Dog tag: Amandine D, Yanis C, Jeanne M

Bravo à eux ! Ils seront contactés par mail dans les prochains jours !


On espère que vous avez apprécié désigner les CHERUB Awards. N’hésitez pas à dire ce que vous pensez des résultats en commentaire. On se retrouve très prochainement pour d’autres articles (et d’autres concours) sur la Tribune !

Le Temps des adieux – Antoine Pinchot

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur.

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire que c’est un numéro plutôt spécial, puisque j’ai eu la chance d’interviewer Antoine Pinchot, le traducteur officiel et attitré de Robert Muchamore, pour Casterman. Cette interview est à lire dans la continuité de celle réalisée en 2010, les deux entretiens n’abordant pas les mêmes thèmes.

Enfin, je tiens à remercier Antoine Pinchot, qui a eu la gentillesse et la sympathie d’accepter de répondre à nos questions, entre la traduction de deux chapitres de Rock War 3. Bonne lecture !


Avant d’aborder la fin de la saga, j’ai envie de commencer cette interview par une petite curiosité. En préparant l’entretien (car oui chez The CHERUB District, on est sérieux !), je suis tombé sur votre groupe All If et j’ai été plutôt agréablement surpris par la professionnalisation de votre passion ! Le métier de traducteur laisse autant de temps libre ?

Disons qu’il existe un seuil de saturation chez le traducteur, un temps de travail quotidien au-delà duquel le QI chute dangereusement. Comme mon seuil personnel est assez bas, il me reste du temps pour pratiquer cette activité qui ne mobilise pas les mêmes zones du cerveau.

Comme beaucoup de groupes amateurs, vous avez fait appel au crowdfunding pour enregistrer votre dernier album, Absolute Poetry (je signale au passage que All Back To My House est mon titre préféré). Outre le fait de voir la légendaire M (aka Marie Roy) participer au financement, j’ai cru voir le nom de Benoît Hamon dans la liste. Je ne me trompe pas ? Un candidat à l’élection présidentielle est fan d’All If ?

Merci encore à Marie ! J’ai été aussi surpris que vous de voir apparaître Benoît Hamon parmi les donateurs. Renseignements pris, il s’agirait d’un homonyme. C’est décevant, certes, mais nous ne désespérons pas de recevoir le soutien du candidat Sylvain Durif, Grand Monarque et Christ cosmique – ou quelque chose comme ça.

J’imagine que pour vous, ça a été un cadeau du ciel de voir Robert Muchamore écrire sur l’ascension de jeunes musiciens, avec Rock War ?

Oui, c’est amusant, d’autant que j’ai fondé mon premier groupe au même âge que les personnages. Je dois cependant préciser que la réalité était très différente de celle décrite par Robert. D’une part, le résultat était affreux sur le plan musical, car nous étions davantage occupés à soigner notre look à la The Cure qu’à travailler nos instruments. D’autre part, notre vie sentimentale était plus calme, beaucoup plus calme, puisque nous n’étions en somme que des geeks obsédés par le matos, les guitares vintage, les synthés analogiques et autres bidules à connexion midi.

Bon, entre nous, vous avez pleuré en traduisant Commando Adams ?

Non. Cette fois, j’ai été un grand garçon très courageux. Bon, soit, j’ai peut-être eu un tout petit peu les larmes aux yeux en traduisant le dernier chapitre.

Comment avez-vous fait vos adieux à la saga ?

Sobrement. Je n’ai pas débouché le champagne. Je me suis immédiatement lancé dans la traduction de – pub ! – Phobie douce de John Corey Whaley, dont j’avais déjà adapté – repub ! – À la recherche de ma vie, que je recommande chaudement dans un tout autre style que CHERUB.

Passons à une question qui peut sembler évidente dans votre cas : qu’a changé CHERUB dans votre vie ?

Beaucoup de choses ! Tout d’abord, n’y allons pas par quatre chemins, la série m’a apporté une certaine stabilité financière, ce qui m’a permis de vivre plus confortablement. D’autre part, il est extrêmement satisfaisant pour un traducteur d’être lu par un grand nombre de lecteurs. J’ai même à plusieurs reprises croisé des parents qui avaient lu toutes les missions ! Savoir qu’on travaille sur une œuvre pour laquelle les gens se passionnent décuple la motivation.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’homme derrière les Dossiers Secrets, paru en avril dernier, c’est vous. Expliquez-nous comment cela s’est passé.

Nous avions besoin de contenu original pour lier les textes inédits publiés dans Dossiers Secrets, et les inscrire dans une forme de récit. Il se trouve que j’ai une passion bizarre pour la rédaction de faux documents. Par exemple, j’adore adopter ce ton très sérieux propre aux articles ou aux ordres de mission figurant dans les épisodes de CHERUB. Alors plutôt que d’écrire en mode fanfic – une acrobatie qui frôle souvent la trahison – j’ai réalisé ces fac-similés de journaux clandestins et de rapports internes. Et je me suis carrément éclaté.

J’aimerais bien avoir votre avis (toujours objectif) sur la saison 2, qu’un grand nombre de fans trouve décevante. L’auteur a-t-il commis une erreur en voulant reprendre à zéro ?

Ce changement était inévitable. James Adams ayant quitté CHERUB, les fans se seraient-ils passionnés pour ses aventures à la fac ? J’en doute. Et de vous à moi, je n’ai jamais douté qu’il réapparaîtrait dans la série.

Donc les tomes 13 et 14 étaient une petite entourloupe littératico-financière pour préparer ce come-back ?

Je pense que Robert avait mal mesuré l’attachement de lecteurs à ses personnages originaux. C’est un auteur qui ne fait pas de calcul mais, au contraire, écrit simplement les romans qu’il aimerait avoir lu dans sa jeunesse. C’est ce qui est si rafraîchissant.

Avec le recul, 100 jours en enfer est toujours selon vous le meilleur tome de la série ? Les derniers tomes ne pouvaient le concurrencer ?

Oui, ça reste mon épisode préféré, celui où j’ai découvert cet univers inconnu, réaliste et parfaitement cohérent. Et sur le plan professionnel, j’avais le sentiment d’être sur quelque chose d’énorme, et cette impression se renforçait à chaque chapitre. Par essence, les tomes suivant ne pouvaient pas procurer un choc comparable.

Lors du premier entretien, vous expliquez que votre fille, alors âgée de 8 ans, n’avait pas encore lu CHERUB. Vous avez réparé ça ?

Comme le temps passe… Elle est tombée dedans, évidemment, et a même arboré un temps le T-shirt noir. Elle s’est arrêtée à Black Friday, quand elle s’est mise en tête d’apprendre à jouer de tous les instruments de la terre – une malédiction familiale – et s’est lancée dans le cosplay, sans doute pour me contrarier. Mais je ne désespère pas de la voir terminer la série, même si je dois recourir à d’odieuses manœuvres de chantage.

Vous avez tout notre soutien dans votre machination ^^

Je vous remercie. Je vais en avoir besoin.

Nous sommes en 2016 (bientôt 2017) et toujours aucun projet concret d’adaptation à l’écran de CHERUB. Selon vous, il n’y a plus d’espoir ?

Je n’ai aucune information concernant ces projets d’adaptation. Comme je suis toujours traumatisé par la version grand écran de Harold et les dragons, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal.

Ces dernières semaines, on parle d’une série Netflix qui serait dans l’air. C’est rassurant pour vous ?

Ce serait le format et le média idéal. Les productions Netflix sont tellement plus souples ! Voyez la série OA, dont les épisodes n’ont pas tous la même durée. Cette liberté conviendrait parfaitement à CHERUB, dont les missions ont un cadre et un rythme souvent très différents les uns des autres.

Aujourd’hui, mise à part la traduction des prochains Rock War, quels sont vos projets ?

Évidemment, à ce jour, l’avenir s’annonce un peu moins glorieux. Dans l’idéal, j’aimerais participer à un projet comparable, car ce fut un vrai bonheur de traduire CHERUB, de voir ses personnages évoluer et, au bout du compte, faire partie de ma vie. *soupir et voix étranglée*. Ça me donnerait presque envie de créer mes propres héros, mais ça, c’est une autre histoire…

« Le traducteur devenu auteur« : c’est vrai que cela sonnerait bien…

C’est pas gagné. À ce jour, j’ai beau me creuser, je n’ai strictement rien à raconter qui s’étende au-delà de deux feuilles recto-verso.

Pour conclure cet entretien, j’aimerais avoir une pensée philosophique avec cette phrase d’Anatole France, qui est évidemment à mettre en perspective avec la fin de CHERUB : « Ne perdons rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir. »

Exact ! Et comme disait Winston Churchill : « Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement. »


Voilà, on espère que cette interview vous a plu (n’hésitez pas à le dire en commentaire), et on se retrouvera probablement dans deux ou trois semaines pour le dernier numéro du Temps des adieux.