Perspectives pour 2018

Comme chaque année, la Tribune vous propose un résumé de ce qui pourrait nous attendre, en 2018, dans l’univers de Robert Muchamore, entre infos quasi-officielles et boules de cristal.

Les sorties françaises

  • CHERUB, Mission 2 : Trafic, en audio – 8 mars 2018
  • CHERUB, Mission 3 : Arizona Max, en BD – 18 avril 2018
  • CHERUB, Mission 17 : Commando Adams, en poche – mai/juin 2018 ??
  • Rock War, Tome 4 – Rentrée 2018 ?

Pour les fans de CHERUB, 2018 sera surtout marquée par la BD Arizona Max, comme 2017 le fut par l’adaptation de Trafic.
Pour les adeptes de poche, plus que quelques mois à tenir avant de connaître le dénouement de James Adams (et de Ryan Sharma) : courage ! On pense à vous.

    • Signalons également les travaux de Flammarion, qui s’est lancé dans une version audio des missions de CHERUB. Trafic sort donc en mars, cinq mois après 100 jours en enfer. Une très bonne nouvelle pour les fans malvoyants. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir l’audio d’Arizona Max en septembre prochain.
    • Deux sorties prévisibles ont donc une date de parution inconnue.
      Le poche de l’ultime mission d’abord, est à prévoir au plus tôt pour le mois de mai. Mais dans la logique des derniers poches, il sortira bien cette année, avant novembre.
      Le 4e Rock War enfin, qui conclura les histoires de Summer, Jay ou encore Dylan, paraîtra logiquement entre septembre et novembre. Pour les connaisseurs de paris, la cote d’une sortie début septembre est à 1.50.
    • Pour conclure sur la France (&Belgique&Suisse), la branche merchandising de Casterman nous réserve toujours des surprises. Le dernier poche de CHERUB sorti, pourrait-on voir apparaître une réédition de toutes les missions, avec de nouvelles couvertures ?
      Antoine Pinchot, traducteur de la saga et co-auteur des Dossiers Secrets, se verra t-il de nouveau confier la réalisation d’un roman bonus ?
      Pour Noël 2018 (déjà), aura t-on droit à de nouveaux coffrets et autres éditions spéciales de 100 jours en enfer ?
      Ou bien Casterman commence petit à petit à délaisser CHERUB, pour se concentrer sur d’autres séries plus récentes ?
      Si vous lisez cet article fin 2018, vous avez un début de réponse.

In the UK

  • Rock War 4 : Crash Landing, in paperback – 8 february 2018
  • Killer T – september 2018

En terme de sortie, Robert Muchamore poursuit son rythme d’un roman par an, plus sa version en poche quelques mois après. 2018 aura un goût spécial pour l’écrivain anglais, avec la sortie de Killer T. Si nous nous n’avons aucune certitude sur le nombre de tomes de cet univers (1, 2, 3 ?), Killer T marque l’arrivée de Muchamore dans les romans young adults. Fini le comptage d’insultes par roman comme au temps de CHERUB. Populaire chez les adolescents, pourra t-il connaître le même succès chez les millenials ?
Il sera d’ailleurs intéressant de voir quand sortira le roman en France (s’il sort) et à quelle période de latence avec la publication britannique.

Autre projet sur le bureau du créateur de CHERUB : l’adaptation télévisée de la saga. Réunions avec Komixx, première version d’un script, recherches de financement. En 2018, l’auteur fera clairement plus qu’écrire des romans.

Conclusion

Vous pouvez vous en douter, en comparant cet article avec les perspectives pour 2014, 2015, 2016 ou même 2017, le constat est flagrant : plus les années passent et plus l’actu officielle est moins nombreuse. Le signe d’une évolution majeure dans l’univers français de Robert Muchamore : il fut un temps pas si lointain où trois romans grands formats sortaient la même année.

Mais ça n’empêchera pas The CHERUB District d’être toujours aussi présent. Sur la Tribune comme sur les réseaux sociaux ! D’ici là, on vous souhaite évidemment une bonne année !

Cinq cadeaux de Noël pour fan de CHERUB

Alors que nous sommes dans la dernière ligne droite pour les cadeaux de Noël, The CHERUB District vous propose cinq cadeaux idéals pour tout fan de CHERUB.

1 – Le Classique

On commence par le cadeau qui fera sans aucun doute l’unanimité sous le sapin.

Que ce soit pour le sport, pour dormir ou tout simplement pour briller en société, le T-shirt noir fera de toi une personne d’exception. Indispensable pour tout vrai fan de CHERUB, le T-shirt te permettra, le temps d’instant, d’être dans la peau d’un agent. Et pour les frileux, il existe aussi en pull !

16,99€ le T-shirt – 32,99€ le pull (frais de port non compris). Retrouver la boutique ici.

« Faire du sport »

2 – Le Gamer

Parfois, c’est bien d’être un agent secret qui sauve le monde. Mais c’est quand même plus drôle d’être un agent qui tue tout le monde !

Véritable institution, Hitman, l’univers développé par Square Enix, est assurément le jeu idéal en cas de pulsion meurtrière envers un membre de votre famille ou si vous venez de vous taper un sale 2/20. Le but du jeu est simple : votre mission sera de supprimer le plus efficacement possible une cible dans un temps imparti. Graphiquement intéressant, vos missions vous emmènerons aux quatre coins du monde, comme dans CHERUB. Alors, vous serez plus Team Poison ou Team Extincteur dans le visage ?

Hitman – 29,99€ sur toutes les plateformes. À retrouver ici

« Où est l’extincteur ? »

3 – Le Bilingue

Lire CHERUB, c’est bien. Apprendre avec CHERUB, c’est encore mieux !

Cette phrase d’intro minable tente de vous expliquer le troisième cadeau, réservé plutôt pour les fans hardcore. Il s’agit ni plus ni moins de deux beaux coffrets comprenant la version américaine des aventures de James Adams. Edité par Simon & Pulse, ce cadeau vous permettra de replonger dans CHERUB, tout en enrichissant ton vocabulaire.
Ta prof d’anglais valide cet achat.

26,75€ le coffret T1 à T3 – 119,48€ le coffret T1 à T12 (à la fin t’es forcément bilingue)

Le coffret 3 tomes

4 – Le Sérieux

CHERUB, c’est fini, tu as grandi : il est temps de passer à des choses plus sérieuses.

Dans ce contexte, nous te conseillons Jour J, une série de bandes dessinées basée sur l’uchronie. L’uchronie, c’est le fait de raconter une aventure en changeant un détail de l’Histoire (avec un grand H). Exemple : que ce serait-il passé si le débarquement en juin 1944 avait été un échec ?
Jour J s’intéresse ainsi à un personnage dans un passé imaginaire, via différents prismes comme la politique, la religion, le progrès, le nucléaire, la pression populaire…
Si tu es fan de CHERUB, on te recommande donc les tomes 29, 30 et 31, qui imagine un passé où les attentats du 11 septembre auraient été déjoués. Comment aurions-nous alors agi face à la menace terroriste prônée par Al-Qaida ? C’est sérieux, mais c’est terriblement intéressant.

Jour J, tome 29 : Le Prince des ténèbres 1/3 – 15,50€. Disponible ici.

5 – Le Cinéphile (ou pas)

CHERUB, c’est quoi ? C’est juste des teenagers doués et intelligents non ?

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Sorti en juillet dernier, Baby Driver est assurément un film à voir si tu aimes CHERUB. Le casting est bon, la musique parfaite, et la réalisation d’Edgar Wright vous fera presque oublier la présence de Kevin Spacey.

16,99€ le (magnifique) coffret DVD – 24,99€ pour la (sublime) édition SteelBook.

L’édition SteelBook

The CHERUB District fête ses 4 ans !

Octobre 2013. Quatre mois après la fermeture de CampusCherub.com et quelques semaines avant la sortie française de Black Friday, qui signe le grand retour de James Adams, The CHERUB District vit le jour dans le but d’informer, de renseigner et de divertir les fans de CHERUB. Bastien, directeur du site, fête son anniversaire à travers un édito.

TCD a donc quatre ans. Au départ, nous étions trois à « temps-plein » sur le site : Louis comme directeur du site, Milhan comme responsable de la Tribune et moi comme responsable de la Database. Aujourd’hui, nous sommes toujours trois : alors que j’ai repris les rennes du site, Jules et Augustin m’accompagnent, notamment dans la réalisation de vidéos pour le Studio ou la page Facebook.

Lorsque le site naquit, la tâche était loin d’être aisée. La seconde saison de CHERUB, sans James Adams, était loin d’être populaire (et je pense que c’est toujours le cas). Il existait de plus un lien cassé depuis la fin de CampusCherub.com, qui avait le pouvoir de rassembler les fans français, suisses et belges. Pour compenser tout cela, Louis a eu l’idée de proposer toujours plus de contenu en divisant l’ancien CC.com en trois pôles : la Tribune pour l’actu, la Database pour l’encyclopédie et le Studio pour le divertissement. Aujourd’hui le pari est plus que réussi. Mensuellement, nous dépassons en moyenne depuis 2014 les 15000 vues. À l’heure des statistiques youtubesques, cela peut sembler risible. Mais pour une série littéraire jeunesse qui existe depuis 2007, c’est fantastique.

Avec le recul, le parcours du site me fait plutôt sourire car il a connu une évolution en dent de scie. Tantôt hyper-actif, tantôt inexistant. Il est à l’image d’une passion après tout : impossible d’être à fond derrière une série littéraire douze mois par an. Ce constat a eu raison d’un bon nombre de rédacteurs au cours de ces 36 mois, souvent pour diverses raisons : Alois, Amelie, Anaelle, Cassandra, Carly, Clarisse, Corentin, Emilie, Enzo, Guillaume, Jérôme, Julie, Louis, Lucie, Maëlan, Milhan, Naël, Philippe, Thibaut. Qu’ils aient écrit un ou des articles, une partie de TCD leur appartient, et je les remercie.

Les divers rythmes de publications sont significatifs de The CHERUB District : comment succéder à l’ovni CampusCherub.com ? C’est avec le temps que le site a trouvé sa place. Non pas en multipliant les projets comme son ancêtre, mais proposant constamment des rendez-vous atypiques comme Seventeen, le Menu Estival, les Débats et aujourd’hui La Boîte. Car si la série CHERUB est contractuellement terminée depuis près d’un an, TCD est loin d’avoir dit son dernier mot.

Désormais, le site se doit d’évoluer en fonction de la saga. Nous devons d’une part accueillir les jeunes lecteurs qui découvrent sur le tard CHERUB, mais aussi de rendre nostalgiques les « anciens » qui se sont arrêtés à La Vague Fantôme ou à Commando Adams. C’est de ce rôle qu’est né La Boîte, le nouveau rendez-vous de The CHERUB District. Chaque vendredi, vous pouvez découvrir sur notre page Facebook une vidéo relatant une info, une théorie ou un détail des livres de Robert Muchamore. Cinq jours après la publication du premier numéro, c’est 1400 fans et 37 likes qui s’affichent au compteur de la vidéo. Vous pensiez qu’on en avait fini avec CHERUB ? Désolé, mais vous aviez tord.

Dès maintenant, nous préparons « l’après ». Que la série TV existe ou pas, nous serons là. Qu’une troisième saison de CHERUB voit le jour ou non, nous serons là. Même si Robert Muchamore arrête subitement d’écrire, nous serons là. Il y aura peut-être des mois d’inactivité, des projets aussi différents les uns des autres, d’autres rédacteurs mais soyez certain d’une chose : The CHERUB District sera toujours là, en 2014, en 2017 comme en 2020. Nous grandissons, mais nous gardons cette même passion. Cette passion qui fait que TCD est un cas unique dans le paysage littéraire français.

Kingsman, alter-ego ou plagiat de CHERUB ?

À l’occasion de la sortie en salle de Kingsman : Le Cercle d’Or, le 11 octobre dernier, The CHERUB District s’est penché sur le cas de l’adaptation des deux films de Matthew Vaughn. Alors: plagiat ou pas plagiat ?

On se devait d’ouvrir le gros dossier de Kingsman vs CHERUB. Et forcément, ça donne un long article. Vous êtes prêts ?

Histoire du roman d’espionnage

Pour bien comprendre la situation, il faut revenir à la base de la base.

On a tendance à penser que les premiers romans d’espionnage ont été écrits par la référence, Ian Fleming, papa de James Bond et lui-même ancien officier du renseignement naval, avec Casino Royale en 1952. C’est faux. Il vous suffit de faire un tour sur Wikipédia (souvent pertinent) pour voir que l’un des premiers, ou le premier roman d’espionnage, sobrement intitulé The Spy, a été écrit par l’américain James Fenimore Cooper en 1821. Peut-être a t-il inspiré d’autres auteurs par la suite, comme Sir Arthur Conan Doyle ou Stendhal, également auteurs de livres d’espionnage.

SNIF – CHERUB : même combat.

Mais pour en revenir à Ian Fleming, c’est une certitude: lui et John le Carré sont LES deux références du roman d’espionnage. De là à dire qu’ils ont influencé les écrivains contemporains ? Évidemment !

Mais soyons précis: ici, il n’y a qu’un type d’ouvrage qui nous intéresse, les romans d’espionnage jeunesse. Donc on ne parle pas des livres d’aventure, d’enquête, de mystère, mais d’espionnage. Du coup, CHERUB, bien avant Kingsmann, était-il précurseur ? Pas vraiment…

L’une des premières séries de ce genre est française (oui monsieur!), et a pour année de parution 1965. 39 ans avant CHERUB et 47 avant Kingsmann. Intitulé Langelot, et écrite par Vladimir Volkoff, cette saga comprend quarante tomes, de 1965 à 1985. Qui a dit que CHERUB et ses 18 tomes était trop long ? Voici donc le synopsis du premier tome :

Le jeune Langelot est recruté par le SNIF, le Service National d’Information Fonctionnelle. À bord du Monsieur de Tourville où a lieu la formation d’agent secret, l’atmosphère est tendue pour tous les participants car chaque voisin doit être considéré comme ennemi potentiel. Un stage pratique qui n’aura jamais été aussi près de la réalité…

Doit-on vous préciser que Langelot, 18 ans, est orphelin, blond, sportif, charmeur et pas très grand ? Ça nous rappelle quelqu’un… Sans doute un hommage.

Plus récent et plus populaire, nous avons Alex Rider, écrit par Anthony Horowitz en 2000.

Suite vite à la mort de son oncle et unique parent, Alex Rider, quatorze ans, voit son existence tranquille de collégien londonien complètement bouleversée : il est enrôlé, contre son gré, par le MI 6, les services secrets britanniques. Sa première mission : découvrir ce qui se cache derrière le Stormbreaker, un nouvel ordinateur ultra-puissant.

Alex Rider: blond, orphelin, maîtrise de multiples langues, sens de l’humour et parfois émotionnellement traumatisé. Sans doute un clin d’oeil.

Langelot + Alex Rider ≤ James Adams ?

Au delà de cette magnifique inéquation (les cours de maths, que de bons souvenirs…), ces informations pourraient nous faire conclure que finalement tout le monde copie sur tout le monde, non ?

Blond, un atout ?

C’est un fait : en terme de roman d’espionnage jeunesse, Alex Rider était en 2000 précurseur pour son époque. Mais peut-on vraiment le comparer avec CHERUB ? En tant que fan de la saga de Robert Muchamore, on aurait tendance à dire qu’il y a malgré tout une différence assez marquante. Alex Rider reste toujours dans le fiction, en tout cas beaucoup plus que CHERUB qui se veut plus proche de ses lecteurs, du monde de ses lecteurs. On parle de la présence de FIFA, de Games of Thrones, de la drogue, de l’Etat islamique, de sexe, bref des éléments concrets de la vie réelle d’un adolescent.

CHERUB, à l’inverse de Langelot ou d’Alex Rider, est la première saga du courant réaliste des romans d’espionnage jeunesse.


Petit résumé à mi-chemin de l’article:

Roman d’espionnage (Cooper, 1821) → Roman d’espionnage moderne (Fleming, 1952) → Roman d’espionnage jeunesse (Volkoff 1965) → Roman d’espionnage jeunesse contemporain (Horowitz, 2000) → Roman réaliste d’espionnage jeunesse contemporain (Muchamore, 2004)


Ce raisonnement nous montre que non, personne ne plagie, chacun s’inspire des autres et tout le monde se démarque d’une manière ou d’une autre. Il peut y avoir des similitudes, mais il y a assez de différences pour être fan de Muchamore et pas de Horowitz, de Fleming et pas de Cooper. On peut également noter qu’avec le temps, le nombre de nouvelles histoires diminuent, d’où cette spécification toujours plus précise. Maintenant, rentrons dans le vif du sujet: Kingsman se démarque t-il assez pour ne pas être considéré comme une histoire réaliste d’espionnage jeunesse contemporain ?

Kingsman, aussi réaliste que CHERUB ?

Soyons clair, ici nous allons parler de Kingsman les films et non Kingsman les comics. D’abord parce que les dessins des comics sont plutôt horribles (surtout quand on a connu David Combet) mais aussi parce qu’il y a tellement de différences entre les films et les livres (personnages, missions…) qu’on retrouve ici deux oeuvres bien distinctes.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de voir le premier film, voici sa bande-annonce:

C’est fou comment en deux minutes il peut y avoir autant de points communs non ? L’adolescent intelligent mais qui est déscolarisé, l’agence qui peut changer sa vie, le programme de recrutement difficile. Même sans voir vu les films, on voit directement les principales similitudes entre les deux univers. Et in the movie, il y a des petits détails qui viennent s’ajouter au dossier: le méchant charismatique qu’on finit par apprécier malgré ses mauvaises attentions, le perso principal jamais avare d’humour, la plaisante alchimie avec les agents… Ça + ça + ça + ça, et bah ça fait beaucoup au bout d’un moment.

Mais vous le savez surement, on n’écrit pas un film comme un livre, une BD ou une pièce de théâtre. Tout dépend du public visé. Ainsi, Kingsman est beaucoup plus décontracté que CHERUB, et offre des scènes d’actions mémorables, des gadgets hors du commun mais aussi un lâché prise en terme de violence, de drogue et de sexe. Parfois c’est juste, parfois les traits sont grossis, mais l’effet reste le même : c’est ça qu’on veut voir au cinéma ! L’univers pousse même le réalisme au point d’intégrer de véritables légendes avec Mark Hamill dans le première film et Sir Elton John dans le second.

Une chose est certaine : un film doit s’adresser à un plus large public qu’un roman. Donc oui, sur certains abords, pour que l’expérience cinématographique soit plus prenante, Matthew Vaughn, le réalisateur, a mis de côté le réalisme pour quelques scènes. Notre petit doigt nous dit que si un film CHERUB avait vu le jour, il aurait suivi le même chemin pour ne pas reproduire une simple adaptation, à l’instar d’Alex Rider en 2006. Ainsi, comme peuvent l’être les James Bond, Kingsman se permet quelques largesses pour les beaux yeux. Mais il reste néanmoins dans le fond une histoire cinématographique réaliste d’espionnage jeunesse contemporain.

Finalement, Kingsman n’est pas un plagiat mais bien l’alter-ego cinématographique de CHERUB, tout simplement les films qu’on aurait voulu voir avec le logo angélique. Si les deux films reprennent les codes de CHERUB, Vaughn a su apporter une âme supplémentaire, plus spectaculaire, et créer un décalage avec l’univers de Robert Muchamore.

Après tout, ce n’est pas le rôle des grandes oeuvres d’inspirer les suivantes ?

Découvrez Killer T, la nouvelle saga de Robert Muchamore

Quelques mois après son annonce, rentrons dans le détail et découvrons ensemble la quatrième série de Robert Muchamore, après CHERUB, Henderson’s Boys et Rock War.

On vous l’expliquait en mars dernier: après le confort des séries teenagers lucratives, Robert Muchamore a décidé de prendre un nouveau tournant dans sa carrière d’auteur. C’est dans ce but que Killer T, nouvelle saga éditée par Hot Key, sortira le 6 septembre 2018 au Royaume-Uni.

Sans plus attendre, voici la description du premier tome, dévoilée il y a quelques jours sur le compte Twitter de l’auteur:

Harry et Charlie sont deux adolescents dont la vie est façonnée par une société qui évolue autour d’eux.

Lui, est un anglais solitaire étudiant dans un lycée de Las Vegas.
Elle, une amie improbable, accusée d’avoir mélangé un lot d’explosifs.

Tous les deux vont se réunir à une époque où la technologie de correction de gènes commence à exploser. Dans de mauvaises mains, la correction bon marché de séquence génomique peut devenir l’arme la plus meurtrière de l’histoire. Face à ce constat, des terroristes ont créé Killer T, un virus synthétique dont le taux de mortalité atteint les 90%, et réclament un milliard de dollars pour libérer son vaccin…

S’étendant sur dix ans et posant des questions profondes et souvent terrifiantes, KILLER T est une histoire d’amour non sentimentale, un récit de la résilience humaine et surtout un roman de notre temps.

Bon, c’est vrai, la version originale gene-editing sonne mieux que « correction de séquence génomique » ! Mais vous l’aurez compris, avec Killer T, nous serons plongés dans une histoire futuriste où les bienfaits de la recherche feront très vite face à la réalité humaine.

Après la grossophobie, l’islamisme terroriste, la pédophilie, la drogue, les sectes encore la violence animale, Robert Muchamore s’attaque donc à un nouveau fait de société, moins connu, mais tout aussi important: les dérives du génie génétique.

À l’occasion de la présentation de sa nouvelle série, l’écrivain britannique a inauguré son compte Instagram, partageant notamment les proof copies du premier tome.

And so it begins! The very first batch of proof copies, for foreign publishers.

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Pour terminer, alors que CHERUB, HB et RW s’adressaient plus aux 11-16 ans (à peu près 😉 ), Killer T semble ici viser les Young Adults, les 18-25 ans. Une évolution pour Robert Muchamore qu’on ne pourrait contester. Alors qu’il devait plutôt se modérer avec Hachette Children’s (on rappelle qu’il devait respecter un nombre d’injures par roman), on hâte de le voir sans limite avec Killer T et Hot Key !