L’édito du printemps #8 : La BD Arizona Max

L’année dernière, pour la publication de Trafic en BD, j’avais écrit sa critique quelques instants après ma lecture, afin de publier l’article le jour de la sortie officielle. Douze mois plus tard, la problématique n’est plus la même. Il n’est plus question de savoir si ces adaptions de CHERUB valent le coup. Elles les valent. Il n’est plus question de savoir si le duo Combet-Payen a su appréhender l’univers CHERUB. Comme je l’ai dit dans cette vidéo, il l’a fait.

Non, deux semaines après la sortie d’Arizona Max en bande dessinée, une lecture puis une relecture attentives plus loin, je me suis posé cette lourde question : une adaptation peut-elle mieux faire que l’original ?

C’est vrai, je l’avoue, cette question est peut-être (probablement) trop ambitieuse pour cette adaptation. Elle sera sûrement plus adéquate lorsque la série CHERUB sera sur tous vos écrans. Mais essayons !

Je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans

Après avoir relu (et remarqué les fautes d’orthographe de) ma critique sur la BD Trafic, j’ai envie de dire bis repetita ! On retrouve les mêmes points forts.

Les sublimes couleurs sont une nouvelle fois au rendez-vous. Je pense à la scène de l’évasion où David Combet nous fait véritablement voir de toutes les couleurs. C’est encore une fois l’une des forces de l’adaptation. On peut souligner une progression du dessinateur sur les décors extérieurs : que ce soit Los Angeles, la maison des Little ou l’Alaska. Il y a également ces deux planches parfaites teintées d’orange où sont expliquées le fonctionnement de la prison d’Arizona Max.

Cependant, il y a un détail que j’avais remarqué l’année dernière est qui m’a encore frappé cette fois-ci, ce sont les dessins de personnages. J’ai un peu l’impression qu’ils se ressemblent tous. Il y a notamment ce moment à la page 20, où, si James ne précise pas qui est qui, j’aurais été incapable de différencier Kyle de Bruce. Je trouve qu’il n’y a pas ce soucis du détail comme il peut y avoir pour les décors extérieurs, alors qu’un grain de beauté, qu’une subtile tâche de naissance ou n’importe quelle autre caractéristique permettrait de faire la différence. Tous les personnages importants ne devraient-ils pas être uniques ?

Quand je vois Amy, 16 ans dans Trafic, et Lauren, 10 ans dans Arizona Max, je me dis : « Où sont passés les six ans de différence ? ». La fille sur la couverture est censé avoir 10 ans !

L’avantage d’un roman, c’est qu’avec son imagination, on se peut se créer sa propre vision d’une histoire (décors, personnages, perception). L’avantage d’une adaptation BD, quand on n’a pas d’imagination, c’est que le travail est pré-mâché. Mais si les personnages se ressemblent un peu tous, je me met à la place du fan de 12, 13 ans, la lecture peut-être moins agréable. Je ne vais pas changer le style de dessin de David Combet. Ce sentiment de ressemblance m’est déjà arrivé avec les travaux de Philippe Francq (même si Largo Winch n’est pas destiné au même public). En tout cas, l’adaptation doit donner toutes les clés pour comprendre l’histoire originelle (et donc les personnages). Cette affaire de déjà-vu est donc dommage.

J’ai vraiment développé les incohérences de dessins mais il ne faut pas que cela déforme mon opinion. Dans l’ensemble, si les dessins de Trafic étaient bons, ceux d’Arizona Max sont encore meilleurs !

See on both sides like Chanel

Si dans la bande dessinée Trafic on pouvait retrouver des ordinateurs Dell, Ralph Wiggum ou encore Jack Torrance, la cuvée 2018 est encore plus riche. Pêle-mêle, on peut retrouver la présence de marque comme Apple, Adidas (Gabrielle represents), Mercedes, Nokia, Duff, Fila, Jack Daniel’s ou encore l’indémodable Coca Cola. Niveau culturel, j’ai remarqué la référence à l’une des chansons des Cure, Boys Don’t Cry dont le titre est tagué deux fois dans l’album.

Notifions également le clin d’oeil à James Dean dans une affiche chez les Little. Enfin, on peut aussi deviner la playlist de David Combet grâce à cet anachronisme sur Chanel de Frank Ocean. Bref, l’album est vivant, et ça c’est cool.

L’affaire Janet Byrne 

Venons-en maintenant au travail de Baptiste Payen, qui était chargé de condenser un avant-propos, trente-trois chapitres et un épilogue en 121 planches. Il faudrait sûrement relire la mission en entière pour se rendre compte du résultat. Son rôle était de retranscrire l’histoire de Robert Muchamore. Est-ce qu’on comprend l’histoire ? Oui : mission accomplie. On peut notamment parler de cette idée géniale présente à la page 103 de représenter les deux semaines des ex-fugitifs chez les Little à travers les dessins de Curtis Oxford.

Pour Trafic, je reprochais à Baptiste Payen d’avoir zappé une scène qui semblait importante dans la compréhension du personnage de Nicole Eddison. Et bien cette fois-ci, je dois dire que c’est justement en essayant de montrer la personnalité de Dave Moss qu’il y a une case plutôt difficile à comprendre dans l’immédiat, à la page 49. Il s’agit du moment où Dave explique une sombre histoire de femme enceinte. Si la scène me paraissait utile, la réalisation n’était pas la hauteur. Mais je chipote…

Conclusion

En tout cas, si vous attendiez de moi que je dise du mal de la BD Arizona Max, c’est raté. L’adaptation me semble parfaite. Je ne voudrais surtout pas être ce genre de fan qui dit à la sortie du cinéma « Dans les comics, c’est mieux ! » (même si Civil War, bon…). C’est pourquoi je dis que c’est parfait. Pour une adaptation dessinée. Et plus ce sera parfait, plus je chipoterais sur des détails.

Terminons maintenant sur la problématique initiale. Je pense que 100 jours en enfer, Trafic et Arizona Max sont si géniaux que ni Aggs, ni Edginton, ni Payen ou Combet ne pouvaient faire mieux que Muchamore. Pas avec une adaptation dessinée. Il n’y a à mes yeux aucune marge de manoeuvre pour pouvoir le surpasser. On peut dans le meilleur cas se rapprocher de l’écrivain comme le font Combet et Payen, mais pas plus. Donc évidemment qu’entre les livres ou les BD je choisirais les yeux fermés l’option n°1. Malgré tout, je pense que ces deux dernières adaptations complètent le travail de Muchamore et permettent d’abord de faire découvrir la saga à d’autres, mais aussi d’avoir une nouvelle vision des missions. Maintenant, concernant une adaptation sur petit écran, là c’est différent. Il y a beaucoup plus de manoeuvre pour égaler et surpasser l’auteur de CHERUB.

Pour conclure, même si j’ai développé quelques défauts, ça me semble difficile pour Baptiste Payen et David Combet de faire mieux dans une hypothétique BD sur Chute Libre. Je ne sais pas pour combien d’albums le duo a signé ni même si les ventes sont satisfaisantes pour Casterman. On peut d’ailleurs noter que Hachette UK a décidé de ne pas traduire ce 3e opus en anglais. Mais en tant que fan, je préférerais avoir une BD sur les Henderson’s Boys que sur la 4e mission. À bon entendeur…

The CHERUB District fête ses 4 ans !

Octobre 2013. Quatre mois après la fermeture de CampusCherub.com et quelques semaines avant la sortie française de Black Friday, qui signe le grand retour de James Adams, The CHERUB District vit le jour dans le but d’informer, de renseigner et de divertir les fans de CHERUB. Bastien, directeur du site, fête son anniversaire à travers un édito.

TCD a donc quatre ans. Au départ, nous étions trois à « temps-plein » sur le site : Louis comme directeur du site, Milhan comme responsable de la Tribune et moi comme responsable de la Database. Aujourd’hui, nous sommes toujours trois : alors que j’ai repris les rennes du site, Jules et Augustin m’accompagnent, notamment dans la réalisation de vidéos pour le Studio ou la page Facebook.

Lorsque le site naquit, la tâche était loin d’être aisée. La seconde saison de CHERUB, sans James Adams, était loin d’être populaire (et je pense que c’est toujours le cas). Il existait de plus un lien cassé depuis la fin de CampusCherub.com, qui avait le pouvoir de rassembler les fans français, suisses et belges. Pour compenser tout cela, Louis a eu l’idée de proposer toujours plus de contenu en divisant l’ancien CC.com en trois pôles : la Tribune pour l’actu, la Database pour l’encyclopédie et le Studio pour le divertissement. Aujourd’hui le pari est plus que réussi. Mensuellement, nous dépassons en moyenne depuis 2014 les 15000 vues. À l’heure des statistiques youtubesques, cela peut sembler risible. Mais pour une série littéraire jeunesse qui existe depuis 2007, c’est fantastique.

Avec le recul, le parcours du site me fait plutôt sourire car il a connu une évolution en dent de scie. Tantôt hyper-actif, tantôt inexistant. Il est à l’image d’une passion après tout : impossible d’être à fond derrière une série littéraire douze mois par an. Ce constat a eu raison d’un bon nombre de rédacteurs au cours de ces 36 mois, souvent pour diverses raisons : Alois, Amelie, Anaelle, Cassandra, Carly, Clarisse, Corentin, Emilie, Enzo, Guillaume, Jérôme, Julie, Louis, Lucie, Maëlan, Milhan, Naël, Philippe, Thibaut. Qu’ils aient écrit un ou des articles, une partie de TCD leur appartient, et je les remercie.

Les divers rythmes de publications sont significatifs de The CHERUB District : comment succéder à l’ovni CampusCherub.com ? C’est avec le temps que le site a trouvé sa place. Non pas en multipliant les projets comme son ancêtre, mais proposant constamment des rendez-vous atypiques comme Seventeen, le Menu Estival, les Débats et aujourd’hui La Boîte. Car si la série CHERUB est contractuellement terminée depuis près d’un an, TCD est loin d’avoir dit son dernier mot.

Désormais, le site se doit d’évoluer en fonction de la saga. Nous devons d’une part accueillir les jeunes lecteurs qui découvrent sur le tard CHERUB, mais aussi de rendre nostalgiques les « anciens » qui se sont arrêtés à La Vague Fantôme ou à Commando Adams. C’est de ce rôle qu’est né La Boîte, le nouveau rendez-vous de The CHERUB District. Chaque vendredi, vous pouvez découvrir sur notre page Facebook une vidéo relatant une info, une théorie ou un détail des livres de Robert Muchamore. Cinq jours après la publication du premier numéro, c’est 1400 fans et 37 likes qui s’affichent au compteur de la vidéo. Vous pensiez qu’on en avait fini avec CHERUB ? Désolé, mais vous aviez tord.

Dès maintenant, nous préparons « l’après ». Que la série TV existe ou pas, nous serons là. Qu’une troisième saison de CHERUB voit le jour ou non, nous serons là. Même si Robert Muchamore arrête subitement d’écrire, nous serons là. Il y aura peut-être des mois d’inactivité, des projets aussi différents les uns des autres, d’autres rédacteurs mais soyez certain d’une chose : The CHERUB District sera toujours là, en 2014, en 2017 comme en 2020. Nous grandissons, mais nous gardons cette même passion. Cette passion qui fait que TCD est un cas unique dans le paysage littéraire français.

L’édito du printemps #7: La BD Trafic, comme un air de déjà-vu

Alors que la deuxième BD de la saga sort aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, j’ai eu la chance de lire en avant-première grâce à Casterman Trafic, de Baptiste Payen et David Combet. L’occasion d’écrire un édito aussi tranché que les précédents.

Pouvait-on se plaindre d’une nouvelle sortie dans l’univers CHERUB ?
Depuis février 2007, date de publication de 100 jours en enfer, nous avons droit à une nouveauté moyennement tous les trois mois, entre poche, grand format, Henderson’s Boys et donc BD. Et alors que certains fans ont raccroché définitivement après le tome 12, d’autres après Commando Adams et que certains attendent la sortie du tome 17 en poche pour s’arrêter, une partie des quelques milliers de lecteurs francophones sont tentés par cette BD. Cet édito a donc pour but de vous dire, ni plus ni moins, si oui ou non vous devez vous procurez ce comics.

BLEU-BLANC-VERT !

La première chose qui m’a frappé, avant même d’entamer la lecture, ce sont les couleurs. Il suffit de feuilleter successivement les 125 pages de l’ouvrage pour sentir immédiatement que l’histoire sera vivante. Rien que pour ça je félicite David Combet pour son travail car cela ajoute un plus indéniable, notamment par rapport au travail de John Aggs pour la première BD.

Je mets également un point d’honneur à faire des couleurs très « ambiancées » selon le moment et l’endroit où se déroule l’action. Faire de l’herbe verte et des ciels bleus ça m’ennuie un peu, alors je m’amuse à les faire avec toutes les autres couleurs ! David Combet pour cherubcampus.fr

Et une fois la lecture entamée, effectivement, au fil des scènes, on en a plein les yeux: de l’orange, du noir, du vert, du violet, du rouge, du bleu. À chaque scène, à chaque lieu ses couleurs, son ambiance. Evidemment, je ne m’improvise pas expert en BD (même si j’ai tous les Tintin, Astérix, Largo Winch ou Titeuf dans ma bibliothèque), mais je remarque un véritable travail d’ombre et de lumière réalisé par David Combet qui rend la lecture vraiment plus plaisante. Je pense à cette scène dans le parc du campus avec toute l’équipe où le jeu d’ombre rend les deux planches particulières. C’est ça qu’il faut souligner, malgré sa longueur, chaque scène de la BD est unique.

A chaque scène ses couleurs

Miami Vice

Zara <3

Poursuivons sur le travail de David Combet. Evidemment en tant que bon fan, j’ai eu cette réflexion: « Ah ce personnage, je ne le voyais pas comme ça ». Et ce qui est drôle, c’est que la réflexion s’est complètement retournée contre moi quand j’ai vu la future directrice de CHERUB: « Whoah, Zara est carrément mieux que dans mon imagination ! ». Concernant le dessin en lui-même, je dirais que les cases centrées sur un visage ou un détail précis sont vraiment sublimes, à l’inverse des cases plus éloignées du champ d’action où le dessin un peu trop « basique ».
Il y a juste une case qui m’a vraiment dérangé. C’est celle présente à la page 101 et où est représentée la ville de Miami. C’est encore le mot basique qui me vient en tête lorsque je vois la plage et les buildings très carrés et sans vie. Mise à part ça, les dessins sont parfaits. Et personnellement, je préfère le style de dessin dans Trafic plutôt que dans 100 jours en enfer.

Gerontophobia

Ceux qui suivent l’actualité du Studio savent que j’ai expliqué à Jules lors de notre dernière vidéo que Trafic était ma mission préférée.

J’ai lu le roman plusieurs fois et je connais l’histoire par coeur. Donc quand je vois le travail de Baptiste Payen, je ne peux qu’applaudir. Condenser toute l’histoire en 121 planches, c’était compliqué mais le résultat est clairement là. Mais (car il y a toujours un mais), il y a une information qui a dû être coupée et qui me semblait importante dans la compréhension complète de l’évolution des personnages. Comme on le sait tous, Nicole Eddison est gérontophobe, bref elle déteste les personnes âgées. Même si ce caractère est montré dans la BD, sans avoir lu le roman, on ne comprend pas pourquoi. Car la scène où elle explique que ses parents et ses deux frères aînés ont été renversés par un vieil homme a été coupée par Baptiste Payen au profit d’autres scènes. Ce serait le seul reproche que je pourrais faire concernant l’histoire.

Le coup de coeur

L’un des particularités de la série CHERUB, c’est son ancrage dans la vie réelle. Il y a des marques, des séries, des jeux vidéos qui existent réellement dans notre quotidien. Donc oui, quand j’ai vu dans la BD le générique des Simpson et la tête de Jack Nicholson dans Shining, j’ai pas pu m’empêcher de lâcher un sourire. Ce détail, à priori tout bête, fait clairement plaisir et montre que cette BD n’est pas une tentative d’adaptation d’un roman: c’est la version dessinée de Trafic.

Conclusion

Après ces quelques remarques vient le temps de mon ressenti. En introduction, je posais la question si l’on pouvait se plaindre d’une nouvelle sortie CHERUB. Car franchement, on aurait pu se demander si relancer la série BD était vraiment pertinent alors que la saga littéraire venait de se conclure. Et je pense que je me serais poser la question si cette BD m’avait déçu.
Je vais être honnête avec vous: quand j’ai ouvert le colis envoyé par Casterman, j’ai ressenti cette même excitation que lorsque j’allais à la librairie du coin acheter le dernier CHERUB. Et lorsque j’ai tourné la dernière page de la BD, j’ai ressenti un petit plaisir, ce plaisir que tous les fans de CHERUB ont pû ressenti après avoir terminé une mission. C’était comme un air de déjà-vu.

Alors oui il y a cette case qui était mal faite, oui il y a cette scène sur Nicole qui manquait. Oui peut-être que je ne suis pas objectif car CHERUB, c’est mon adolescence et que oui d’un point de vue psychologique, le fait de relire du CHERUB me replonge surement en adolescence. Mais au fond, je m’en fous. Moi je retiens ce sentiment, qui a duré quelques minutes tout au plus, mais qui valait franchement le coup de se procurer la BD.

L’édito de l’automne #6: Le revers de la démocratie

Is back ! Après cinq numéros estivaux, les éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District seront continuellement présents sur le site. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. 

Pour ce sixième numéro, je vais m’intéresser à la couverture du dernier tome de la saga, et sur laquelle il y a pas de choses à dire.

edito-6

Avant de commencer, vous notez à quel point cette rubrique se prend de plus en plus au sérieux ? Si ça continue comme ça, vous aurez droit à L’édito d’hiver #57: La stratégie marketing de Casterman, signe de compétitivité hors-prix de CHERUB ?

Mais revenons à un sujet beaucoup moins complexe, à savoir cette fameuse couverture:

cherub-tome-17-grand-format

J’utilise le mot « fameuse » parce qu’à l’inverse des autres couvertures, celle-ci à une histoire particulière. Et le plus drôle, c’est que JE suis le responsable de cette histoire. Je vous récapitule tout.

Fin mars, alors que le tome anglais allait paraître dans quelques semaines, il m’est venu une idée. Pourquoi ne pas demander aux fans français de choisir la couverture ! Sur le coup, cela me paraissait sympa. The CHERUB District est avant tout un site fait par et pour les fans, j’était donc toujours dans la recherche d’idées originales dans l’intérêt des fans justement. Et comme la saga allait se conclure, choisir la couverture me paraissait super.

Quelques jours après, j’ai donc fait part de cette idée au légendaire Louis Amiot, responsable de CHERUB chez Casterman, qui était plutôt emballé par le concept. Très vite, en structurant l’idée, nous sommes arrivés à la conclusion que les fans devront choisir la couleur du tome, celle que l’on retrouve comme reliure. Mais dans ma tête, je pensais que nous proposerions nos couleurs. Après l’accord de Casterman, c’est l’équipe chargée de réaliser la couverture qui a proposé les trois couleurs:

coloris T17Personnellement, avant de soumettre l’idée, j’aurais aimé que la couleur soit noire, pour marquer le coup. Comme c’était le dernier tome, je trouvais sympa de pouvoir différencier d’un regard le dernier tome du reste de la saga. Déjà là, mon idée avait pris un coup. Ouch.

Et puis il y a eu la démocratie. J’avais voté pour la première couleur, les deux autres avaient déjà été prises avec La Vague Fantôme et Crash. Et sur les 1453 votants, 632 (43,5%) ont opté pour la dernière. Double ouch.
Un peu déçu par ce choix, je me suis dis « Tant pis ! », ce sont qui ont choisi cette couleur en leurs âmes et consciences, on verra ce que ça donne le jour où la couverture sera dévoilée.
Et ce jour est arrivé la semaine dernière. Triple Ouch.

Dès le départ, je trouvais que le violet n’allait pas avec l’explosion de l’image avec la moto et l’hélico. Mais rajouter du jaune dans l’histoire a été le coup de massue qui m’a motivé à écrire cet édito. J’ai envie de dire aux graphistes « POURQUOI ? ». La couleur habituelle aurait été mieux !! Cela aurait donné ça:

couverture-17-1

Avec le recul, les fans ont sûrement eu raison d’opter pour le violet. Il fallait une couleur foncé pour ne pas avoir un trop gros décalage avec le teint foncé de base de l’image.

Mais pour schématiser tout ça, j’ai eu l’impression d’avoir planter un arbre avec cette idée.

  • Puis l’idée s’est concrétisée, l’arbre a poussé.
  • Les graphistes ont opté pour trois couleurs bien différentes de mon idée: ils ont coupé une branche à mon arbre.
  • Les fans ont choisi le violet: une autre branche a été arrachée.
  • Puis les graphistes ont rajouté du jaune: ils ont sorti le bulldozer et mon arbre a disparu.

Cette histoire est complexe car tout est subjectif. Cela dépend uniquement de ton ressenti en regardant la couverture. Mais au vue des autres commentaire, je ne suis pas le seul à avoir un avis négatif:

Je trouve que le couleurs ne vont pas bien ensemble et que cette couverture à été faite à l’arrache sur photofiltre (quelques textes dispersés partout sur la couverture sans aucun montage). Gabin

Le mélange violet/jaune est (à mon sens) à vomir, et le titre est une vaste blague… Lucas

C’est tout simplement horrible.. J’ai l’impression que ça ne colle pas avec les autres couvertures! En plus on voit a moitié un visage alors que d’habitude ce n’est pas le cas.. Et les couleurs sont à vomir. Merve

J’ai toujours l’impression que c’est une blague xD Séléné

Et le pire, c’est que Lucas a mis le doigt sur une autre erreur de l’éditeur: le titre. C’est dommage ces points négatifs pour conclure une telle saga. En espérant qu’ils se rattrapent en faisant des modifications sur la version FNAC.


Cela m’apprendra à avoir de bonnes idées ! Peut-être que sans ma proposition, la couverture aurait été meilleure. On ne le saura jamais.
Voilà, j’espère que cet édito vous a plu. N’hésitez pas à le commenter, surtout si vous n’êtes pas d’accords. Je ne suis plus à un ouch près ^^

L’édito de l’été #5: L’avenir du site

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août (+ septembre), vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. 

Ça y est, les vacances sont finies, le Menu Estival touche à sa fin : il s’agit donc du tout dernier édito de l’été. Après avoir parler de sujets aussi diverts que variés, il est temps de répondre à une question que vous vous posez peut-être: qu’adviendra t-il de The CHERUB District après la fin de la saga ?
édito 5
D’abord, je tenais à dire qu’après le Menu Estival, l’équipe du site ne prend pas congé : on continue à bosser ! Bien évidemment, le rythme de publication sera largement moins soutenu, par rapport à ce que vous avez connu cet été. Dès la semaine prochaine, nous reprenons nos petites habitudes, avec à savoir 1 à 2 fichiers + 1 article (selon l’actu) par semaine. En bref, 2 publications hebdomadaires.
Mais venons au sujet qui fâche : l’avenir du site après novembre.
Pour moi, en tant que directeur du site, le raisonnement est simple: tant que les rédacteurs prennent du plaisir à écrire, et tant qu’il y a des fans pour regarder leur travail, pourquoi s’arrêter ? Je suis parfaitement conscient que la courbe d’audience risque de s’inverser progressivement une fois la saga arrêtée. Peut-être même toi qui lis cet article, tu stopperas tes venues régulières sur le site dans les mois à venir. Mais je pense aux autres fans, ceux qui ont 12 ou 13 ans, qui viennent de découvrir The CHERUB District ou encore à ceux qui veulent savoir quand sortira la (ou les ?) future(s) BD. Il ne faut pas les oublier.
C’est pourquoi nous continuerons à publier chaque semaine des fichiers sur la Database, pour avoir une encyclopédie toujours plus complète (et croyez-le ou non, mais il reste encore pas mal de sujet à aborder en fichier). Après, pour la Tribune, c’est un peu différent. Cela dépend si l’actualité est présente et si les rédacteurs (dont moi) sont disponibles pour des articles hors-actu comme des Paroles de fans ou Un Mois, une Critique (qui n’a jamais autant mal porter son nom).
Vous avez d’autres questions ? Oui ?

  • Y-aura-t-il des articles sur Rock War ?

Non, The CHERUB District ne s’appelle pas Rock War District. Il peut nous arriver de parler de cette saga lors de cerains articles sur Robert Muchamore, mais il n’y aura définitivement plus d’écrits uniquement réservés à Rock War.

  • Et pour les Studio en Live ?

Un dernier numéro est prévu pour novembre, mais je ne peux rien vous dire actuellement.

  • Et si un nouveau projet de film ou de série TV sur CHERUB est annoncé ?

Cela changera évidemment tout. On pourra s’attendre alors une activité beaucoup plus croissante sur le site. Mais une annonce de genre semble improbable à l’heure actuelle. Mais why not ?

  • Donc au final, le site est parti pour ne jamais fermer, même dans les prochaines années ?

Voilà qui est bien résumé.

C’était donc le dernier numéro de l’édito de l’été. Si le concept vous a plu, n’hésitez pas à le dire en commentaire. Dans ce cas, peut-être qu’une nouvelle formule de ce concept pourrait faire son apparition ! 😉