L’édito du printemps #7: La BD Trafic, comme un air de déjà-vu

Alors que la deuxième BD de la saga sort aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, j’ai eu la chance de lire en avant-première grâce à Casterman Trafic, de Baptiste Payen et David Combet. L’occasion d’écrire un édito aussi tranché que les précédents.

Pouvait-on se plaindre d’une nouvelle sortie dans l’univers CHERUB ?
Depuis février 2007, date de publication de 100 jours en enfer, nous avons droit à une nouveauté moyennement tous les trois mois, entre poche, grand format, Henderson’s Boys et donc BD. Et alors que certains fans ont raccroché définitivement après le tome 12, d’autres après Commando Adams et que certains attendent la sortie du tome 17 en poche pour s’arrêter, une partie des quelques milliers de lecteurs francophones sont tentés par cette BD. Cet édito a donc pour but de vous dire, ni plus ni moins, si oui ou non vous devez vous procurez ce comics.

BLEU-BLANC-VERT !

La première chose qui m’a frappé, avant même d’entamer la lecture, ce sont les couleurs. Il suffit de feuilleter successivement les 125 pages de l’ouvrage pour sentir immédiatement que l’histoire sera vivante. Rien que pour ça je félicite David Combet pour son travail car cela ajoute un plus indéniable, notamment par rapport au travail de John Aggs pour la première BD.

Je mets également un point d’honneur à faire des couleurs très « ambiancées » selon le moment et l’endroit où se déroule l’action. Faire de l’herbe verte et des ciels bleus ça m’ennuie un peu, alors je m’amuse à les faire avec toutes les autres couleurs ! David Combet pour cherubcampus.fr

Et une fois la lecture entamée, effectivement, au fil des scènes, on en a plein les yeux: de l’orange, du noir, du vert, du violet, du rouge, du bleu. À chaque scène, à chaque lieu ses couleurs, son ambiance. Evidemment, je ne m’improvise pas expert en BD (même si j’ai tous les Tintin, Astérix, Largo Winch ou Titeuf dans ma bibliothèque), mais je remarque un véritable travail d’ombre et de lumière réalisé par David Combet qui rend la lecture vraiment plus plaisante. Je pense à cette scène dans le parc du campus avec toute l’équipe où le jeu d’ombre rend les deux planches particulières. C’est ça qu’il faut souligner, malgré sa longueur, chaque scène de la BD est unique.

A chaque scène ses couleurs

Miami Vice

Zara <3

Poursuivons sur le travail de David Combet. Evidemment en tant que bon fan, j’ai eu cette réflexion: « Ah ce personnage, je ne le voyais pas comme ça ». Et ce qui est drôle, c’est que la réflexion s’est complètement retournée contre moi quand j’ai vu la future directrice de CHERUB: « Whoah, Zara est carrément mieux que dans mon imagination ! ». Concernant le dessin en lui-même, je dirais que les cases centrées sur un visage ou un détail précis sont vraiment sublimes, à l’inverse des cases plus éloignées du champ d’action où le dessin un peu trop « basique ».
Il y a juste une case qui m’a vraiment dérangé. C’est celle présente à la page 101 et où est représentée la ville de Miami. C’est encore le mot basique qui me vient en tête lorsque je vois la plage et les buildings très carrés et sans vie. Mise à part ça, les dessins sont parfaits. Et personnellement, je préfère le style de dessin dans Trafic plutôt que dans 100 jours en enfer.

Gerontophobia

Ceux qui suivent l’actualité du Studio savent que j’ai expliqué à Jules lors de notre dernière vidéo que Trafic était ma mission préférée.

J’ai lu le roman plusieurs fois et je connais l’histoire par coeur. Donc quand je vois le travail de Baptiste Payen, je ne peux qu’applaudir. Condenser toute l’histoire en 121 planches, c’était compliqué mais le résultat est clairement là. Mais (car il y a toujours un mais), il y a une information qui a dû être coupée et qui me semblait importante dans la compréhension complète de l’évolution des personnages. Comme on le sait tous, Nicole Eddison est gérontophobe, bref elle déteste les personnes âgées. Même si ce caractère est montré dans la BD, sans avoir lu le roman, on ne comprend pas pourquoi. Car la scène où elle explique que ses parents et ses deux frères aînés ont été renversés par un vieil homme a été coupée par Baptiste Payen au profit d’autres scènes. Ce serait le seul reproche que je pourrais faire concernant l’histoire.

Le coup de coeur

L’un des particularités de la série CHERUB, c’est son ancrage dans la vie réelle. Il y a des marques, des séries, des jeux vidéos qui existent réellement dans notre quotidien. Donc oui, quand j’ai vu dans la BD le générique des Simpson et la tête de Jack Nicholson dans Shining, j’ai pas pu m’empêcher de lâcher un sourire. Ce détail, à priori tout bête, fait clairement plaisir et montre que cette BD n’est pas une tentative d’adaptation d’un roman: c’est la version dessinée de Trafic.

Conclusion

Après ces quelques remarques vient le temps de mon ressenti. En introduction, je posais la question si l’on pouvait se plaindre d’une nouvelle sortie CHERUB. Car franchement, on aurait pu se demander si relancer la série BD était vraiment pertinent alors que la saga littéraire venait de se conclure. Et je pense que je me serais poser la question si cette BD m’avait déçu.
Je vais être honnête avec vous: quand j’ai ouvert le colis envoyé par Casterman, j’ai ressenti cette même excitation que lorsque j’allais à la librairie du coin acheter le dernier CHERUB. Et lorsque j’ai tourné la dernière page de la BD, j’ai ressenti un petit plaisir, ce plaisir que tous les fans de CHERUB ont pû ressenti après avoir terminé une mission. C’était comme un air de déjà-vu.

Alors oui il y a cette case qui était mal faite, oui il y a cette scène sur Nicole qui manquait. Oui peut-être que je ne suis pas objectif car CHERUB, c’est mon adolescence et que oui d’un point de vue psychologique, le fait de relire du CHERUB me replonge surement en adolescence. Mais au fond, je m’en fous. Moi je retiens ce sentiment, qui a duré quelques minutes tout au plus, mais qui valait franchement le coup de se procurer la BD.

L’édito de l’automne #6: Le revers de la démocratie

Is back ! Après cinq numéros estivaux, les éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District seront continuellement présents sur le site. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. 

Pour ce sixième numéro, je vais m’intéresser à la couverture du dernier tome de la saga, et sur laquelle il y a pas de choses à dire.

edito-6

Avant de commencer, vous notez à quel point cette rubrique se prend de plus en plus au sérieux ? Si ça continue comme ça, vous aurez droit à L’édito d’hiver #57: La stratégie marketing de Casterman, signe de compétitivité hors-prix de CHERUB ?

Mais revenons à un sujet beaucoup moins complexe, à savoir cette fameuse couverture:

cherub-tome-17-grand-format

J’utilise le mot « fameuse » parce qu’à l’inverse des autres couvertures, celle-ci à une histoire particulière. Et le plus drôle, c’est que JE suis le responsable de cette histoire. Je vous récapitule tout.

Fin mars, alors que le tome anglais allait paraître dans quelques semaines, il m’est venu une idée. Pourquoi ne pas demander aux fans français de choisir la couverture ! Sur le coup, cela me paraissait sympa. The CHERUB District est avant tout un site fait par et pour les fans, j’était donc toujours dans la recherche d’idées originales dans l’intérêt des fans justement. Et comme la saga allait se conclure, choisir la couverture me paraissait super.

Quelques jours après, j’ai donc fait part de cette idée au légendaire Louis Amiot, responsable de CHERUB chez Casterman, qui était plutôt emballé par le concept. Très vite, en structurant l’idée, nous sommes arrivés à la conclusion que les fans devront choisir la couleur du tome, celle que l’on retrouve comme reliure. Mais dans ma tête, je pensais que nous proposerions nos couleurs. Après l’accord de Casterman, c’est l’équipe chargée de réaliser la couverture qui a proposé les trois couleurs:

coloris T17Personnellement, avant de soumettre l’idée, j’aurais aimé que la couleur soit noire, pour marquer le coup. Comme c’était le dernier tome, je trouvais sympa de pouvoir différencier d’un regard le dernier tome du reste de la saga. Déjà là, mon idée avait pris un coup. Ouch.

Et puis il y a eu la démocratie. J’avais voté pour la première couleur, les deux autres avaient déjà été prises avec La Vague Fantôme et Crash. Et sur les 1453 votants, 632 (43,5%) ont opté pour la dernière. Double ouch.
Un peu déçu par ce choix, je me suis dis « Tant pis ! », ce sont qui ont choisi cette couleur en leurs âmes et consciences, on verra ce que ça donne le jour où la couverture sera dévoilée.
Et ce jour est arrivé la semaine dernière. Triple Ouch.

Dès le départ, je trouvais que le violet n’allait pas avec l’explosion de l’image avec la moto et l’hélico. Mais rajouter du jaune dans l’histoire a été le coup de massue qui m’a motivé à écrire cet édito. J’ai envie de dire aux graphistes « POURQUOI ? ». La couleur habituelle aurait été mieux !! Cela aurait donné ça:

couverture-17-1

Avec le recul, les fans ont sûrement eu raison d’opter pour le violet. Il fallait une couleur foncé pour ne pas avoir un trop gros décalage avec le teint foncé de base de l’image.

Mais pour schématiser tout ça, j’ai eu l’impression d’avoir planter un arbre avec cette idée.

  • Puis l’idée s’est concrétisée, l’arbre a poussé.
  • Les graphistes ont opté pour trois couleurs bien différentes de mon idée: ils ont coupé une branche à mon arbre.
  • Les fans ont choisi le violet: une autre branche a été arrachée.
  • Puis les graphistes ont rajouté du jaune: ils ont sorti le bulldozer et mon arbre a disparu.

Cette histoire est complexe car tout est subjectif. Cela dépend uniquement de ton ressenti en regardant la couverture. Mais au vue des autres commentaire, je ne suis pas le seul à avoir un avis négatif:

Je trouve que le couleurs ne vont pas bien ensemble et que cette couverture à été faite à l’arrache sur photofiltre (quelques textes dispersés partout sur la couverture sans aucun montage). Gabin

Le mélange violet/jaune est (à mon sens) à vomir, et le titre est une vaste blague… Lucas

C’est tout simplement horrible.. J’ai l’impression que ça ne colle pas avec les autres couvertures! En plus on voit a moitié un visage alors que d’habitude ce n’est pas le cas.. Et les couleurs sont à vomir. Merve

J’ai toujours l’impression que c’est une blague xD Séléné

Et le pire, c’est que Lucas a mis le doigt sur une autre erreur de l’éditeur: le titre. C’est dommage ces points négatifs pour conclure une telle saga. En espérant qu’ils se rattrapent en faisant des modifications sur la version FNAC.


Cela m’apprendra à avoir de bonnes idées ! Peut-être que sans ma proposition, la couverture aurait été meilleure. On ne le saura jamais.
Voilà, j’espère que cet édito vous a plu. N’hésitez pas à le commenter, surtout si vous n’êtes pas d’accords. Je ne suis plus à un ouch près ^^

L’édito de l’été #5: L’avenir du site

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août (+ septembre), vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. 

Ça y est, les vacances sont finies, le Menu Estival touche à sa fin : il s’agit donc du tout dernier édito de l’été. Après avoir parler de sujets aussi diverts que variés, il est temps de répondre à une question que vous vous posez peut-être: qu’adviendra t-il de The CHERUB District après la fin de la saga ?
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D’abord, je tenais à dire qu’après le Menu Estival, l’équipe du site ne prend pas congé : on continue à bosser ! Bien évidemment, le rythme de publication sera largement moins soutenu, par rapport à ce que vous avez connu cet été. Dès la semaine prochaine, nous reprenons nos petites habitudes, avec à savoir 1 à 2 fichiers + 1 article (selon l’actu) par semaine. En bref, 2 publications hebdomadaires.
Mais venons au sujet qui fâche : l’avenir du site après novembre.
Pour moi, en tant que directeur du site, le raisonnement est simple: tant que les rédacteurs prennent du plaisir à écrire, et tant qu’il y a des fans pour regarder leur travail, pourquoi s’arrêter ? Je suis parfaitement conscient que la courbe d’audience risque de s’inverser progressivement une fois la saga arrêtée. Peut-être même toi qui lis cet article, tu stopperas tes venues régulières sur le site dans les mois à venir. Mais je pense aux autres fans, ceux qui ont 12 ou 13 ans, qui viennent de découvrir The CHERUB District ou encore à ceux qui veulent savoir quand sortira la (ou les ?) future(s) BD. Il ne faut pas les oublier.
C’est pourquoi nous continuerons à publier chaque semaine des fichiers sur la Database, pour avoir une encyclopédie toujours plus complète (et croyez-le ou non, mais il reste encore pas mal de sujet à aborder en fichier). Après, pour la Tribune, c’est un peu différent. Cela dépend si l’actualité est présente et si les rédacteurs (dont moi) sont disponibles pour des articles hors-actu comme des Paroles de fans ou Un Mois, une Critique (qui n’a jamais autant mal porter son nom).
Vous avez d’autres questions ? Oui ?

  • Y-aura-t-il des articles sur Rock War ?

Non, The CHERUB District ne s’appelle pas Rock War District. Il peut nous arriver de parler de cette saga lors de cerains articles sur Robert Muchamore, mais il n’y aura définitivement plus d’écrits uniquement réservés à Rock War.

  • Et pour les Studio en Live ?

Un dernier numéro est prévu pour novembre, mais je ne peux rien vous dire actuellement.

  • Et si un nouveau projet de film ou de série TV sur CHERUB est annoncé ?

Cela changera évidemment tout. On pourra s’attendre alors une activité beaucoup plus croissante sur le site. Mais une annonce de genre semble improbable à l’heure actuelle. Mais why not ?

  • Donc au final, le site est parti pour ne jamais fermer, même dans les prochaines années ?

Voilà qui est bien résumé.

C’était donc le dernier numéro de l’édito de l’été. Si le concept vous a plu, n’hésitez pas à le dire en commentaire. Dans ce cas, peut-être qu’une nouvelle formule de ce concept pourrait faire son apparition ! 😉

L’édito de l’été #4: Quel avenir pour Robert Muchamore ?

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août, vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. Après avoir parlé de la fin de la saga, d’un projet avorté et des dédicaces, je me suis intéresser à l’avenir de Robert Muchamore.

édito #4

Lors du tout premier numéro de cette rubrique estivale, je m’étais posé pas mal de questions existentielles. Mais avec Robert Muchamore, je crois avoir touché le fond, puisque je me suis demandé de quoi demain sera fait ?
Et oui car on peut vraiment mettre en perspective cette question avec l’avenir de l’écrivain anglais. Alors que CHERUB se termine en novembre (et s’est déjà conclu outre-Manche), à quoi peut-on s’attendre dans les prochains mois ou années pour RM ?

Rock’n Book

Immédiatement, la réponse évidente se résumerait en deux mots: Rock War. Le futur à court terme de l’auteur, c’est bien sûr sa série rock, puisque le tome 3 est prévu pour octobre prochain au Royaume-Uni. Mais officiellement, la série ne devrait compter que quatre ou cinq tomes, comme l’avait annoncé Robert au début de la saga. Avec un rythme d’une publication par an, cela comblerait son agenda jusque 2018, grand max.
Le britannique, loin d’être stupide, doit donc forcément avoir quelques idées pour l’après-Rock War. L’écriture d’un roman pour adultes en est la preuve. Après CHERUB, Henderson’s Boys et Rock War, il me semble évident que Robert Muchamore doit prendre un risque pour la suite de sa carrière.

Nouveau look pour une nouvelle vie ?

D’abord parce que son talent pour écrire des livres pour pré-ado n’est plus à redire, mais aussi parce que son compte en banque peut difficilement être vide. Face à ces deux constats, il a cette opportunité de donner une nouvelle direction à sa carrière.
Un exemple concret ? Celui de l’anglais Anthony Horowitz. Vous savez, celui qui a notamment écrit Alex Rider, Le Pouvoir des Cinq ou encore Les Frères Diamants. Mais son CV ne résume pas qu’à quelques séries (à l’inverse de l’auteur de CHERUB). Horowitz est également l’auteur de pièces de théâtre, de scénarios de séries, de films (comme le prochain Tintin) et il écrit également les nouvelles aventures de Sherlock Holmes et de James Bond (donc des livres pour adultes).

Ainsi, la véritable question de cet article est: Robert Muchamore sera t-il capable de se renouveler ? D’avoir de nouvelles inspiration, de nouveaux publics, de nouvelles adaptations ?
Nous scruterons donc avec curiosité les prochaines annonces de l’auteur, quelles soient littéraires ou télévisuelles…

L’édito de l’été #3: Pourquoi nous avons de la chance d’être des fans français

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août, vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. Aujourd’hui, parlons un peu des dédicaces.

édito #3

Dans les deux premiers numéros, c’est un fait, j’ai parlé de deux sujets négatifs, à savoir l’arrêt de la série et l’histoire d’un projet avorté. Parlons donc maintenant d’un constat positif: notre chance d’être des fans français. Et quand je dis français, j’englobe également les Belges et les Suisses.

Car effectivement, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais on a quand même beaucoup de chance en terme de dédicaces: Robert vient quasiment chaque année ! Bon ok, j’exagère un peu. Il est venu en en 2007, en 2010, en 2011, en 2012 (à Bruxelles), en 2014 et donc deux fois en 2016. Mais quand on compare avec les dédicaces à l’étranger, c’est tout simplement énorme !

De mémoire, il n’est jamais venu au Danemark, qui sort pourtant tous ses livres. En 2014, il s’est fait plaisir en allant au Portugal puis en Allemagne. Et l’année dernière, il est retourné au Portugal pour la sortie de Rock War. Voilà toutes ces sorties à l’étranger depuis 2010.

Alors oui, on peut se le dire: nous avons de la chance d’être des fans français ! Plusieurs éléments expliquent ces nombreuses venues en terre francophone.
D’abord, la présence d’une forte communauté de fans jouent évidemment. Exemple concret: des CHERUB sortent chaque année aux USA, mais l’éditeur n’a ni site officiel ni page Facebook. Difficile dans ces conditions de prévenir les fans. Et si Robert Muchamore va à l’étranger, ce n’est pas pour une dizaine de fans !
Ensuite, le fait que Casterman soit un éditeur important permet de financer ces dédicaces et de pouvoir négocier avec les librairies et les salons pour organiser ces événements.
Et enfin, autre détail qui n’est pas négligeable: l’écrivain anglais vend beaucoup de livres ! C’est tout simplement le plus vendeur chez Casterman Jeunesse. Sa venue permet de vendre encore plus de livres et de faire découvrir la série à des lecteurs présents « par accident » aux dédicaces.

J’entends déjà les fans sudistes dire: « Ouai mais il vient jamais chez nous !« . C’est vrai que les dédicaces sont principalement situées dans le nord de la France. Mais on peut comprendre les organisateurs de chez Casterman: c’est plus proche de l’Angleterre, c’est donc moins cher en transport et à chaque fois il y a du monde. Mais vu où j’habite, je ne vais pas me plaindre 😉

Et à l’occasion de la fin de la saga, l’éditeur belge risque de mettre les petits plats dans les grands (j’adore cette expression !!). On peut penser qu’ils voudront faire plaisir à tout le monde. Alors pourquoi pas une mini-tournée dans le nord et dans le sud de la France, en Belgique et même en Suisse ! Avouez que ce serait tellement bien ! Bon ce serait difficile à tout couvrir pour nous, mais les fans seraient gâtés ! 🙂

Alors, on croise les doigts ! Mais n’oubliez pas: nous sommes des chanceux.