L’édito de l’été #4: Quel avenir pour Robert Muchamore ?

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août, vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. Après avoir parlé de la fin de la saga, d’un projet avorté et des dédicaces, je me suis intéresser à l’avenir de Robert Muchamore.

édito #4

Lors du tout premier numéro de cette rubrique estivale, je m’étais posé pas mal de questions existentielles. Mais avec Robert Muchamore, je crois avoir touché le fond, puisque je me suis demandé de quoi demain sera fait ?
Et oui car on peut vraiment mettre en perspective cette question avec l’avenir de l’écrivain anglais. Alors que CHERUB se termine en novembre (et s’est déjà conclu outre-Manche), à quoi peut-on s’attendre dans les prochains mois ou années pour RM ?

Rock’n Book

Immédiatement, la réponse évidente se résumerait en deux mots: Rock War. Le futur à court terme de l’auteur, c’est bien sûr sa série rock, puisque le tome 3 est prévu pour octobre prochain au Royaume-Uni. Mais officiellement, la série ne devrait compter que quatre ou cinq tomes, comme l’avait annoncé Robert au début de la saga. Avec un rythme d’une publication par an, cela comblerait son agenda jusque 2018, grand max.
Le britannique, loin d’être stupide, doit donc forcément avoir quelques idées pour l’après-Rock War. L’écriture d’un roman pour adultes en est la preuve. Après CHERUB, Henderson’s Boys et Rock War, il me semble évident que Robert Muchamore doit prendre un risque pour la suite de sa carrière.

Nouveau look pour une nouvelle vie ?

D’abord parce que son talent pour écrire des livres pour pré-ado n’est plus à redire, mais aussi parce que son compte en banque peut difficilement être vide. Face à ces deux constats, il a cette opportunité de donner une nouvelle direction à sa carrière.
Un exemple concret ? Celui de l’anglais Anthony Horowitz. Vous savez, celui qui a notamment écrit Alex Rider, Le Pouvoir des Cinq ou encore Les Frères Diamants. Mais son CV ne résume pas qu’à quelques séries (à l’inverse de l’auteur de CHERUB). Horowitz est également l’auteur de pièces de théâtre, de scénarios de séries, de films (comme le prochain Tintin) et il écrit également les nouvelles aventures de Sherlock Holmes et de James Bond (donc des livres pour adultes).

Ainsi, la véritable question de cet article est: Robert Muchamore sera t-il capable de se renouveler ? D’avoir de nouvelles inspiration, de nouveaux publics, de nouvelles adaptations ?
Nous scruterons donc avec curiosité les prochaines annonces de l’auteur, quelles soient littéraires ou télévisuelles…

L’édito de l’été #3: Pourquoi nous avons de la chance d’être des fans français

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août, vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. Aujourd’hui, parlons un peu des dédicaces.

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Dans les deux premiers numéros, c’est un fait, j’ai parlé de deux sujets négatifs, à savoir l’arrêt de la série et l’histoire d’un projet avorté. Parlons donc maintenant d’un constat positif: notre chance d’être des fans français. Et quand je dis français, j’englobe également les Belges et les Suisses.

Car effectivement, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais on a quand même beaucoup de chance en terme de dédicaces: Robert vient quasiment chaque année ! Bon ok, j’exagère un peu. Il est venu en en 2007, en 2010, en 2011, en 2012 (à Bruxelles), en 2014 et donc deux fois en 2016. Mais quand on compare avec les dédicaces à l’étranger, c’est tout simplement énorme !

De mémoire, il n’est jamais venu au Danemark, qui sort pourtant tous ses livres. En 2014, il s’est fait plaisir en allant au Portugal puis en Allemagne. Et l’année dernière, il est retourné au Portugal pour la sortie de Rock War. Voilà toutes ces sorties à l’étranger depuis 2010.

Alors oui, on peut se le dire: nous avons de la chance d’être des fans français ! Plusieurs éléments expliquent ces nombreuses venues en terre francophone.
D’abord, la présence d’une forte communauté de fans jouent évidemment. Exemple concret: des CHERUB sortent chaque année aux USA, mais l’éditeur n’a ni site officiel ni page Facebook. Difficile dans ces conditions de prévenir les fans. Et si Robert Muchamore va à l’étranger, ce n’est pas pour une dizaine de fans !
Ensuite, le fait que Casterman soit un éditeur important permet de financer ces dédicaces et de pouvoir négocier avec les librairies et les salons pour organiser ces événements.
Et enfin, autre détail qui n’est pas négligeable: l’écrivain anglais vend beaucoup de livres ! C’est tout simplement le plus vendeur chez Casterman Jeunesse. Sa venue permet de vendre encore plus de livres et de faire découvrir la série à des lecteurs présents « par accident » aux dédicaces.

J’entends déjà les fans sudistes dire: « Ouai mais il vient jamais chez nous !« . C’est vrai que les dédicaces sont principalement situées dans le nord de la France. Mais on peut comprendre les organisateurs de chez Casterman: c’est plus proche de l’Angleterre, c’est donc moins cher en transport et à chaque fois il y a du monde. Mais vu où j’habite, je ne vais pas me plaindre 😉

Et à l’occasion de la fin de la saga, l’éditeur belge risque de mettre les petits plats dans les grands (j’adore cette expression !!). On peut penser qu’ils voudront faire plaisir à tout le monde. Alors pourquoi pas une mini-tournée dans le nord et dans le sud de la France, en Belgique et même en Suisse ! Avouez que ce serait tellement bien ! Bon ce serait difficile à tout couvrir pour nous, mais les fans seraient gâtés ! 🙂

Alors, on croise les doigts ! Mais n’oubliez pas: nous sommes des chanceux.

L’édito de l’été #2: Pourquoi vous n’aurez pas des T-shirts CHERUB inédits

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août, vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. Dans ce deuxième numéro, je vais vous expliquer pourquoi notre projet de T-shirts a été annulé.


Comme vous le savez, CHERUB s’arrête en novembre prochain. Pour combler ce manque et poursuivre la lignée des fansites, toute l’équipe de The CHERUB District s’était mis d’accord pour créer à nouveau fansite, consacré à Rock War. Mais n’ayant plus de programmateur, il nous fallait assez d’argent pour en engager un, dans l’optique de faire un nouveau site bien badass, si vous voyez ce que je veux dire.

On s’est donc poser la question suivante: comment trouver cet argent sans pénaliser les fans ? J’ai donc eu l’idée, toute simple, de concevoir une boutique de T-shirts pour les fans, sachant que tout le monde cherche à avoir des T-shirts CHERUB stylés.

Grâce à l’aide de trois magnifiques dessinateurs, les visuels étaient prêts, tout comme les T-shirts. Nous avions même créé une histoire sympa sur Kyle Blueman pour parler de la boutique. Bref, comme vous pouvez le voir ci-dessous, la boutique, qui était sur SpreadShirt, allait ouvrir.

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Juste avant sa sortie officielle, j’ai préféré alerter Casterman, pour me prémunir de toutes actions juridiques, en leur expliquant ma démarche: la boutique n’avait pas pour but de remplir mon compte bancaire ! 🙂

Quelques jours plus tard (on est alors le 13 juin), Casterman me répond, en m’expliquant qu’il ne peut cautionner la vente des produits et me demandant de fermer la boutique avant même son ouverture.

C’est véritablement la douche froide pour moi, alors que je bossais sur le projet depuis deux mois, et alors que les dessinateurs avaient réalisé gratuitement un travail remarquable (gros big up à eux d’ailleurs: Naël, Tito et Benjamin). D’autant plus que l’objectif final de ce projet était de promouvoir Rock War, une marque de Casterman.

Ce mail a donc définitivement enterré le projet de fansite sur Rock War, à mon grand regret. Néanmoins, je laisse en libre droits deux visuels de T-shirts. À vous d’en faire ce que vous voulez, tant que cela reste dans le cadre privé 😉

Pelle Attitude by Lauren Adams

James Biker

Le premier, réalisé par Naël, est évidemment un clin d’oeil aux histoires entre Lauren et Norman Large. Voici le descriptif qui était prévu sur SpreadShirt:

Quoi de mieux qu’un coup de pelle pour régler un conflit ?
Si toi aussi tu es adepte de cette philosophie, ce T-shirt est fait pour toi !
Alors, n’ai pas honte de ce que tu es, et revendique ta « Pelle Attitude » !

Et le second, réalisé par Benjamin, représentait James avec sa fameuse Harley Davidson (dont il rêvait temps) sur la la mythique Route 66:

On le sait, les motos et James, c’est une longue histoire !
Après avoir quitté CHERUB, on se doute bien qu’il a profité de ses études aux Etats-Unis pour se faire une p’tite balade en Harley-Davidson sur la mythique Route 66 et ses paysages somptueux…


Comme on n’est pas du genre à cacher des choses aux fans, j’ai donc préféré vous expliquer ce projet avorté et répondre aux gens qui se demandaient ce qu’il allait se passer sur le site après la fin de CHERUB. Malheureusement, ça sent plus la marche funéraire que le renouveau…

PS: voici tout ce qu’il reste de ce projet: un T-shirt qui restera à vie un collector ultime

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L’édito de l’été #1: Pourquoi CHERUB doit s’arrêter

L’édito de l’été, c’est quoi ? Durant le mois de juillet et d’août, vous retrouverez cinq éditos de Bastien (aka moi), directeur de The CHERUB District. Ce sera l’occasion de parler de sujets tabous ou différents qui ne rentraient pas forcément dans la ligne éditoriale de la Tribune. Dans ce premier numéro, je vais vous expliquer pourquoi je pense que CHERUB doit s’arrêter.

édito #1

Aussi insensé que cela puisse paraître, alors que je suis lecteur de la saga depuis 2009, alors que j’en ai fait une passion à travers le site, oui, je le dis: je suis content que CHERUB s’arrête avec cette dix-septième mission.

Avis de fan(atiques)

Tout d’abord, pourquoi j’écris cet article ? En effet, j’aurais très bien pu garder ça pour moi, c’est un avis personnel, et au départ, je ne voyais pas l’intérêt de le crier haut et fort, sachant mon rôle dans la communauté française de CHERUB, qui est avant tout d’informer et de renseigner. Mais comme vous avez pu le remarquer, nous parlons beaucoup de CHERUB 17 depuis maintenant un an. Et j’ai constaté (notamment dans cet article) la réaction des fans à l’annonce de la fin de la saga. Cela oscille entre stupéfaction, tristesse et inquiétude. Rien d’anormal me direz-vous, puisqu’il s’agit de l’avis de fans assez passionnés pour rechercher des infos sur le prochain tome sur Internet.

Quelques commentaires de fans

Quelques commentaires de fans

Ce qui m’a motivé à écrire cet édito, c’est de voir les commentaires de fans demandant un 18e, 19e voire 20e tome. Et c’est peut-être votre cas d’ailleurs. À ceux-là, je leur réponds: pourquoi ?

Suis-je le seul à penser que les premiers tomes sont les meilleurs de la série ? Suis-je le seul à penser que Robert Muchamore aurait dû s’arrêter à La Vague Fantôme ? Suis-je le seul à penser que les personnages de la saison 2 sont banals, sans charisme et sans histoires, surtout par rapport à ceux de la saison 1 ? Heureusement que non ! D’autres commentaires (rassurants) sont plutôt mitigés sur la saison 2:

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J’en suis ainsi venu à la question suivante :

Faut-il mieux...

Voir les résultats

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En amont de cet édito, j’ai posé cette question sur Snapchat (cherubdistrict), une sorte de pré-sondage pour connaître le premier ressenti. Résultat: pour 9 réponses, 4 préfèrent un dernier tome 17 excellent (soit 44%) et 5 privilégient 3 derniers tomes moyens (56%). Preuve que les avis sont plutôt partagés.

Dilemme sociétal et existentialisme humaniste

Mais derrière ce sondage, se cache une autre question, plutôt existentielle: Faut-il privilégier la qualité ou la quantité ?
Face à ce choix cornélien, Robert Muchamore a regardé la situation d’un point de vue comptable, et a choisi la quantité comme ont pu le faire dans d’autres registres, Apple avec les Iphones, 20th Century Fox avec les films X-Men ou encore l’Olympique de Marseille et son effectif en 2009. #Tropcesttrop

Est-ce un problème de société ? Est-ce que notre mode de vie et notre système économique nous impose la quantité à la qualité ? Beaucoup de questions resteront sans réponse dans cet article. 🙂

Je conçois qu’il est possible d’allier parfois les deux à la fois. Mais vous reconnaîtrez qu’il s’agit de cas plus tôt rares, notamment dans le monde des livres où cette alliance est tout simplement inexistante (je parle uniquement de romans et non des mangas et des BD). Notons également dans d’autres domaines, cette alliance a forcément un certain coût.

Quoi qu’il en soit, mon avis personnel est qu’il faut avant tout privilégier la qualité à la quantité. Ainsi, je me réjouis que Game of Thrones s’arrête après la saison 8, je me réjouis que John Green met des années à écrire ses best-sellers comme je me réjouis de manger une bonne et grosse pizza tous les mois. Vous l’aurez compris, pour moi, tous les exemples sont bons pour préférer la qualité !

Retour vers le futur

Je peux comprendre la déception de voir quelque chose de réjouissant s’arrêter. Mais comme le souligne le proverbe « toutes les bonnes choses ont une fin », c’est le caractère éphémère de la vie. Nous ressentirons tous cette tristesse et cette nostalgie une fois l’épilogue de CHERUB 17 terminé. Puis nous passerons à autres choses avec d’autres livres, d’autres séries et d’autres sagas. Et dans 50 ans, quand vous tomberez sur un vieux CHERUB tout abîmé lors d’une brocante familiale, vous pourrez nostalgiquement dire à vos petits-enfants: « Tu vois Jean-Kévin, ces livres, ils ont forgé ma jeunesse et ont fait de moi la personne que je suis ».

Car telle est la dernière question de cet article (promis): Que restera t-il de CHERUB dans le futur ? Avec le recul, j’aurais préféré que la saga comporte cinq ou six livres de 400 pages d’excellente qualité pour déboucher sur d’autres adaptations novatrices comme avec Harry Potter. Je crains que la vérité soit tout autre et qu’on verra CHERUB comme une (bonne) série à rallonge qui s’est perdue en chemin avec certains tomes évitables.


Voilà donc pourquoi je me réjouis de la fin de la saga en novembre prochain: il fallait stopper l’hémorragie de l’avidité et de la moyennitude. Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à le dire en commentaire et à donner votre avis !
Je conclus ce premier édito de l’été avec une réponse à toutes les questions posées précédemment : prenons du recul car « l’avenir nous le dira ».