Le Temps des adieux – Antoine Pinchot

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur.

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

Aujourd’hui, j’ai envie de dire que c’est un numéro plutôt spécial, puisque j’ai eu la chance d’interviewer Antoine Pinchot, le traducteur officiel et attitré de Robert Muchamore, pour Casterman. Cette interview est à lire dans la continuité de celle réalisée en 2010, les deux entretiens n’abordant pas les mêmes thèmes.

Enfin, je tiens à remercier Antoine Pinchot, qui a eu la gentillesse et la sympathie d’accepter de répondre à nos questions, entre la traduction de deux chapitres de Rock War 3. Bonne lecture !


Avant d’aborder la fin de la saga, j’ai envie de commencer cette interview par une petite curiosité. En préparant l’entretien (car oui chez The CHERUB District, on est sérieux !), je suis tombé sur votre groupe All If et j’ai été plutôt agréablement surpris par la professionnalisation de votre passion ! Le métier de traducteur laisse autant de temps libre ?

Disons qu’il existe un seuil de saturation chez le traducteur, un temps de travail quotidien au-delà duquel le QI chute dangereusement. Comme mon seuil personnel est assez bas, il me reste du temps pour pratiquer cette activité qui ne mobilise pas les mêmes zones du cerveau.

Comme beaucoup de groupes amateurs, vous avez fait appel au crowdfunding pour enregistrer votre dernier album, Absolute Poetry (je signale au passage que All Back To My House est mon titre préféré). Outre le fait de voir la légendaire M (aka Marie Roy) participer au financement, j’ai cru voir le nom de Benoît Hamon dans la liste. Je ne me trompe pas ? Un candidat à l’élection présidentielle est fan d’All If ?

Merci encore à Marie ! J’ai été aussi surpris que vous de voir apparaître Benoît Hamon parmi les donateurs. Renseignements pris, il s’agirait d’un homonyme. C’est décevant, certes, mais nous ne désespérons pas de recevoir le soutien du candidat Sylvain Durif, Grand Monarque et Christ cosmique – ou quelque chose comme ça.

J’imagine que pour vous, ça a été un cadeau du ciel de voir Robert Muchamore écrire sur l’ascension de jeunes musiciens, avec Rock War ?

Oui, c’est amusant, d’autant que j’ai fondé mon premier groupe au même âge que les personnages. Je dois cependant préciser que la réalité était très différente de celle décrite par Robert. D’une part, le résultat était affreux sur le plan musical, car nous étions davantage occupés à soigner notre look à la The Cure qu’à travailler nos instruments. D’autre part, notre vie sentimentale était plus calme, beaucoup plus calme, puisque nous n’étions en somme que des geeks obsédés par le matos, les guitares vintage, les synthés analogiques et autres bidules à connexion midi.

Bon, entre nous, vous avez pleuré en traduisant Commando Adams ?

Non. Cette fois, j’ai été un grand garçon très courageux. Bon, soit, j’ai peut-être eu un tout petit peu les larmes aux yeux en traduisant le dernier chapitre.

Comment avez-vous fait vos adieux à la saga ?

Sobrement. Je n’ai pas débouché le champagne. Je me suis immédiatement lancé dans la traduction de – pub ! – Phobie douce de John Corey Whaley, dont j’avais déjà adapté – repub ! – À la recherche de ma vie, que je recommande chaudement dans un tout autre style que CHERUB.

Passons à une question qui peut sembler évidente dans votre cas : qu’a changé CHERUB dans votre vie ?

Beaucoup de choses ! Tout d’abord, n’y allons pas par quatre chemins, la série m’a apporté une certaine stabilité financière, ce qui m’a permis de vivre plus confortablement. D’autre part, il est extrêmement satisfaisant pour un traducteur d’être lu par un grand nombre de lecteurs. J’ai même à plusieurs reprises croisé des parents qui avaient lu toutes les missions ! Savoir qu’on travaille sur une œuvre pour laquelle les gens se passionnent décuple la motivation.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’homme derrière les Dossiers Secrets, paru en avril dernier, c’est vous. Expliquez-nous comment cela s’est passé.

Nous avions besoin de contenu original pour lier les textes inédits publiés dans Dossiers Secrets, et les inscrire dans une forme de récit. Il se trouve que j’ai une passion bizarre pour la rédaction de faux documents. Par exemple, j’adore adopter ce ton très sérieux propre aux articles ou aux ordres de mission figurant dans les épisodes de CHERUB. Alors plutôt que d’écrire en mode fanfic – une acrobatie qui frôle souvent la trahison – j’ai réalisé ces fac-similés de journaux clandestins et de rapports internes. Et je me suis carrément éclaté.

J’aimerais bien avoir votre avis (toujours objectif) sur la saison 2, qu’un grand nombre de fans trouve décevante. L’auteur a-t-il commis une erreur en voulant reprendre à zéro ?

Ce changement était inévitable. James Adams ayant quitté CHERUB, les fans se seraient-ils passionnés pour ses aventures à la fac ? J’en doute. Et de vous à moi, je n’ai jamais douté qu’il réapparaîtrait dans la série.

Donc les tomes 13 et 14 étaient une petite entourloupe littératico-financière pour préparer ce come-back ?

Je pense que Robert avait mal mesuré l’attachement de lecteurs à ses personnages originaux. C’est un auteur qui ne fait pas de calcul mais, au contraire, écrit simplement les romans qu’il aimerait avoir lu dans sa jeunesse. C’est ce qui est si rafraîchissant.

Avec le recul, 100 jours en enfer est toujours selon vous le meilleur tome de la série ? Les derniers tomes ne pouvaient le concurrencer ?

Oui, ça reste mon épisode préféré, celui où j’ai découvert cet univers inconnu, réaliste et parfaitement cohérent. Et sur le plan professionnel, j’avais le sentiment d’être sur quelque chose d’énorme, et cette impression se renforçait à chaque chapitre. Par essence, les tomes suivant ne pouvaient pas procurer un choc comparable.

Lors du premier entretien, vous expliquez que votre fille, alors âgée de 8 ans, n’avait pas encore lu CHERUB. Vous avez réparé ça ?

Comme le temps passe… Elle est tombée dedans, évidemment, et a même arboré un temps le T-shirt noir. Elle s’est arrêtée à Black Friday, quand elle s’est mise en tête d’apprendre à jouer de tous les instruments de la terre – une malédiction familiale – et s’est lancée dans le cosplay, sans doute pour me contrarier. Mais je ne désespère pas de la voir terminer la série, même si je dois recourir à d’odieuses manœuvres de chantage.

Vous avez tout notre soutien dans votre machination ^^

Je vous remercie. Je vais en avoir besoin.

Nous sommes en 2016 (bientôt 2017) et toujours aucun projet concret d’adaptation à l’écran de CHERUB. Selon vous, il n’y a plus d’espoir ?

Je n’ai aucune information concernant ces projets d’adaptation. Comme je suis toujours traumatisé par la version grand écran de Harold et les dragons, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal.

Ces dernières semaines, on parle d’une série Netflix qui serait dans l’air. C’est rassurant pour vous ?

Ce serait le format et le média idéal. Les productions Netflix sont tellement plus souples ! Voyez la série OA, dont les épisodes n’ont pas tous la même durée. Cette liberté conviendrait parfaitement à CHERUB, dont les missions ont un cadre et un rythme souvent très différents les uns des autres.

Aujourd’hui, mise à part la traduction des prochains Rock War, quels sont vos projets ?

Évidemment, à ce jour, l’avenir s’annonce un peu moins glorieux. Dans l’idéal, j’aimerais participer à un projet comparable, car ce fut un vrai bonheur de traduire CHERUB, de voir ses personnages évoluer et, au bout du compte, faire partie de ma vie. *soupir et voix étranglée*. Ça me donnerait presque envie de créer mes propres héros, mais ça, c’est une autre histoire…

« Le traducteur devenu auteur« : c’est vrai que cela sonnerait bien…

C’est pas gagné. À ce jour, j’ai beau me creuser, je n’ai strictement rien à raconter qui s’étende au-delà de deux feuilles recto-verso.

Pour conclure cet entretien, j’aimerais avoir une pensée philosophique avec cette phrase d’Anatole France, qui est évidemment à mettre en perspective avec la fin de CHERUB : « Ne perdons rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir. »

Exact ! Et comme disait Winston Churchill : « Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement. »


Voilà, on espère que cette interview vous a plu (n’hésitez pas à le dire en commentaire), et on se retrouvera probablement dans deux ou trois semaines pour le dernier numéro du Temps des adieux.

Le Temps des adieux – Rémy / Clarisse / Amélie / Milhan

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur.

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

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Nous avons demandé à chaque fans (ou ex-fans selon les cas) de répondre à trois questions simples:

  • Peux-tu te présenter et expliquer aux jeunes fans ce que tu faisais dans la communauté française ?
  • Qu’a changé CHERUB dans ta vie ?
  • Si tu devais faire tes adieux à la saga, tu dirais quoi ?

Rémy Echinard remy

Salut a tous ! J’aimerais déjà remercier l’équipe de The CHERUB District de nous avoir contacté et de nous donner la parole en cette occasion particulière !
Je me présente, pour la nombreuse partie (la totalité ?) des gens qui ne me connaissent pas, je m’appelle Rémy a.k.a Carista, et j’ai été responsable du Projet CHERUB-Minecraft ! J’ai aussi aidé Louis sur la réalisation des deux « films » (c’est un bien grand mot) CHERUB.

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CHERUB, ça a été une expérience incroyable pour moi, du moment ou j’ai commencé la lecture, à la réalisation de ces divers projets. Un enchainement d’événements complets et complexes tout ça, de la colère, des coups de gueules, mais aussi et surtout de la joie, du rire, des moments passés entre fans, pour les fans, et c’est ça la trace de CHERUB dans ma vie !
Evidemment je suis triste de la fin de la série, j’attends avec impatience le dernier coup d’éclat de James, Lauren et tous les autres, avoir le fin mot de l’histoire. C’est une page qui se tourne, et un peu a la manière d’Harry Potter il y a quelques années maintenant, c’est une page de mon adolescence que je vais laisser derrière moi.

Sur le tournage de Trafic

Sur le tournage de Trafic

Pour conclure je voudrais remercier Louis, sans qui aucunes de ses expériences n’auraient eu lieu, le remercier de la confiance qu’il a su m’accorder et de l’amitié que est née ensuite, remercier aussi Clara, Antoine, Théo, Anna, Nael, Loic, James et tous ceux que j’oublie, sachez que je vous aime, et que pour toujours, nos mères seront grises.

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Clarisse

clarisseJe suis Clarisse et j’ai été rédactrice sur le Studio, le pôle « créations ». Je m’occupais de partager, présenter et donner des avis critiques sur les fanarts ou fanfictions à propos de CHERUB.

CHERUB a continué de me faire aimer la littérature jeunesse malgré mon âge plutôt « avancé » (21 ans maintenant, 18 à l’époque) et j’étais très intéressée par tout ce qui touchait à l’espionnage.

J’ai malheureusement moins apprécié à partir du moment où les « anciens » ont commencé à être remplacés par la nouvelle génération :/

Mais ça restera pour moi une série marquante et qui m’a fait manquer des heures de sommeil ! 😀

Amélie Bellet

Bonjour tout le monde ! En premier lieu, j’aimerais dire un grand merci à The Cherub District (et à Bastien) de m’avoir accepté au sein de l’équipe, il y a a maintenant 1 an, cela m’a permis de connaître une fabuleuse communauté (toute aussi fan de CHERUB que moi) et qui m’a également permis d’étendre et d’accroître mes connaissances sur cette fantastique saga qui a pour ma part marqué ma mémoire. En effet, cette saga et comment dire… une grande histoire avec des personnages tous aussi attachants les uns que les autres, avec qui j’ai grandi et que j’ai également pu voir évoluer tout le long au fil des tomes. C’est avec une immense tristesse que je dis au revoir CHERUB et de ce que ça représente pour nous tous, fan de CHERUB . Cependant, CHERUB sera toujours dans nos mémoires, retranscrit par nos manières de penser ou encore nos manières de réagir (NB : frapper un instructeur avec une pelle est fortement déconseillé). Ensuite, je remercie du fond du cœur l’auteur qui a su faire vivre les personnages et cette saga que nous aimons tant ! J’ai passé de merveilleux moment passé au côté de James.

Amélie (tout au fond, entre Jules et Carly), en janvier 2016

D’ailleurs en parlant de l’auteur… Robert Muchamore c’est avec grand plaisir que j’ai pu rencontrer cet homme, lors d’une dédicace à Paris, j’ai pu avec l’équipe de The Cherub District eut la chance de l’interviewer (surtout ne pas hésiter à aller la regarder). Ces années avec CHERUB furent géniales et cette année passer an tant que membre de l’équipe le fut encore plus ! Ses expériences sont de vraie leçon qui est unique au monde et je remercie tout le monde pour ça, tout en espérant trouver un successeur à CHERUB (peut-être dans Rock War … qui sait ?)

Milhan Piat

Je suis Milhan, j’ai 19 ans et je n’en avais pas encore 15 quand je suis rentré en tant que rédacteur chez CampusCherub.com. J’écrivais à l’époque de petits articles d’actu sur CHERUB, puis le temps faisant j’ai créé la rubrique « Cherub à l’école » et lancé quelques jeux estivaux, avant de devenir Rédacteur en Chef du site. Après le crash du regretté CampusCherub, j’ai suivi Louis et quelques fidèles dans la nouvelle aventure The Cherub District (c’est moi qui ai trouvé le nom du site d’ailleurs !) en prenant les rennes de La Tribune, la partie du site dédiée à l’actu CHERUB. Suite au début des études supérieures et de mon entrée dans le monde du travail, j’ai dû quitté le site en même temps que Louis, le laissant entre les mains de Bastien.

CHERUB a vraiment été la série grâce à laquelle j’ai commencé à (aimer) lire. J’étais encore jeune quand j’ai découvert la série, et le fait d’entrer dans la communauté de fans et de devenir rédacteur pour le fansite m’ont ouvert des portes. J’ai rencontré des personnes formidables et participé à des événements inoubliables (séances de dédicace, interview de R. Muchamore). J’ai le sentiment d’avoir en quelque sorte évolué grâce à cette série et toutes les conséquences qu’elle a eue.

Toutes les bonnes choses ont une fin hélas… On s’est accroché à James, aux agents, et à certains (pas tous !) instructeurs. Cherub a donné à beaucoup le goût de la lecture et a permis aussi à d’autres de s’ouvrir, de faire des rencontres. La série est longue, et même si elle se termine, rien n’empêche de la découvrir et de la redécouvrir à chaque nouvelle lecture. Cette série perdurera je pense au même titre que d’autres (Hunger Games, Harry Potter, …) et j’ai le sentiment d’avoir en quelque sorte participé à cette aventure (en France) comme je l’ai pu.


N’hésitez pas à réagir dans la partie commentaire ! On se retrouve très prochainement pour d’autres numéros du Temps des adieux 🙂

Le Temps des adieux – Bastien De Waële

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur. 

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

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Aujourd’hui, numéro un peu spécial puisqu’il laisse le champ libre à moi-même, Bastien, directeur de The CHERUB District. Je vous préviens d’avance, je vais être comme ces grands-parents qui lors d’un repas de famille raconte leur jeunesse. Là, c’est pareil, mais version fan de CHERUB !


En ce 24 novembre 2016, je tenais à faire (longuement) mes adieux à CHERUB. Comme je fête mes 18 ans aujourd’hui, je trouvais le clin d’oeil sympa.

J’ai découvert CHERUB en 2009, lorsque j’avais dix ans et demi. Ma mère, qui avait pour habitude de m’acheter des livres, m’avait donc ramené à la maison un petit livre poche à la couverture attrayante. J’ai dévoré 100 jours en enfer en quelques heures, le temps d’un mercredi après-midi. Ma fascination pour l’histoire venait du fait qu’il s’agissait du premier roman où je me reconnaissais dans les personnages. Ils avaient une mentalité, des pensées, des problèmes semblables à mon quotidien. C’était hyper réaliste et ça me changeait de mes premières lectures enfantines. Ayant les deux premiers CHERUB en poche, je n’ai pas attendu la sortie des prochains, passant directement par la case grand format. En quelques mois, j’avais rattrapé mon retard au point d’attendre avec impatience la sortie du tome 10, Le Grand Jeu, en janvier 2010. Celui-là, je m’en souviens très bien, car ma mère, qui travaillait en hypermarché, était rentrée tard avec le livre. Le lendemain matin, je n’ai même pas attendu et je suis parti en cours avec, pour le commencer. Et à chaque fois qu’une nouvelle mission sortait, le même processus s’appliquait dans ma tête: Priorité à CHERUB ! Le monde autour de moi n’existait plus, j’étais plongé dans l’intrigue. Et ce jusqu’à Commando Adams.
Comme la plupart des fans j’imagine, je m’étais inscrit à la C-Zone au tout début, avec ma première adresse mail qui avait pour domaine celui d’orange. Par la suite, j’ai accompagné les débuts de CampusCherub.com, y naviguant de temps en temps. En août 2012, leurs membres avaient lancé une grande campagne de recrutement. Plein d’insouciance, j’avais posté ma candidature et le responsable de l’époque, un certain Louis, m’avait enjoint à poursuivre ma candidature sur Skype. Son message m’avait très vite retourné à ma réalité d’enfant de douze ans: 1 – je n’avais pas Skype et surtout 2 – Est-ce que mes parents étaient d’accord ? Etant loin d’eux à ce moment-là, j’avais préféré dans le doute ne pas donner suite. J’ai finalement passé le pas quelques mois plus tard, lorsque le site avait sorti un article sur le wiki CHERUB. Je trouvais ce Wikipédia spécial CHERUB super sympa, car je pouvais m’investir dans la communauté sans m’engager. J’y fait alors la connaissance de Nidoran aka Lucas (présent dans le premier Temps des adieux), le seul actif sur le wiki.

accueil

Petit à petit, je deviens de plus en plus présent, au point d’en devenir l’administrateur. Je publie par la suite mon premier article sur le fansite à l’occasion des 1 an du wiki (article à retrouver ici). Quelques jours plus tard, le même Louis me contacta et proposa que le wiki devienne un Lab de CampusCherub.com pour lui permettre une plus grande lisibilité. J’accepta volontiers et à partir de là, commença les premiers travaux communs, les premiers conflits et….mon premier compte Facebook. Mais en juillet 2013, un problème technique conduisit à la fermeture du site. De là, Louis eut comme idée un projet plus ambitieux pour le remplacer: proposer un 3 en 1, trois pôles dans un site. C’est ainsi que je déplaça tous les écrits du wiki CHERUB sur la Database, en les améliorant au passage.

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Professionnalisme. CHECK

La suite, vous la connaissez sûrement si vous êtes un visiteur régulier de The CHERUB District. En fil des mois, mon investissement sur le site devint de plus en plus important. Je vous propose ainsi une liste non-exhaustive des rôles que j’ai occupé:

Quand j'étais intervieweur

Quand j’étais intervieweur

  • Responsable de la Database
  • Rédacteur sur la Tribune
  • Community manager
  • Traducteur (plutôt moyen)
  • Intervieweur
  • Journaliste de terrain
  • Directeur des ressources humaines
  • Animateur
  • Youtubeur
  • Responsable de la Tribune
  • Directeur de casting
  • Producteur
  • Graphiste
  • Directeur de The CHERUB District
  • Et enfin propriétaire du site

À 14 ans, je bossais sur le wiki en cours de technologie. À 16 ans, je bossais sur la Database en TPE. Et aujourd’hui, j’écris cet article en cours magistral. Certains font de la musique, d’autres du sport; moi, ma première passion, c’était écrire sur CHERUB. J’ai grandi avec, j’ai mûri avec et je me suis professionnalisé avec. Il y a eu des moments difficiles, je pense notamment à cette période en 2015 où, alors qu’il n’y avait plus aucune activité sur le site, le projet du fanfilm Arizona Max dérivait inexorablement. Mais il y a eu surtout des moments forts, comme lors des dédicaces ou même lors de toutes ces réunions sur Skype qui finissaient obligatoirement dans la bonne humeur.

Lorsqu’à 85 ans, j’aurais le temps pour écrire mes mémoires, je pourrais résumer mon adolescence en un mot: CHERUB. D’une simple série de bouquins, j’en ai fait une passion, une activité. Je me suis construit autour de ça. Robert Muchamore n’a même pas idée à quel point il a indirectement influencé mes sept dernières années, et il ne le saura sans doute jamais !

Cette passion m’a permis de rencontrer des gens fabuleux. Je pense évidemment à Louis Amiot, un bosseur incomparable. Lors de notre première discussion, j’écrivais sur le wiki et lui dirigeait le fansite. Maintenant, je suis propriétaire du fansite et Louis représente CHERUB chez Casterman. Une ascension incroyable. Mais je n’oublie pas la dernière génération de rédacteurs avec Amélie, Carly et Jules. Une superbe équipe que je prend plaisir à diriger. Cette excellente année 2016 sur le site, c’est grâce à eux.

La Team TCD 2016

La Team TCD 2016

Aujourd’hui, je peux dire merci à CHERUB, à Robert Muchamore et conclure cette passion avec les dédicaces de décembre. Bien que je serais toujours présent sur le site, c’est la fin d’un cycle, comme certains l’ont déjà vécu après la sortie de La Vague Fantôme. Il n’y aura désormais plus que les BD et les futurs rééditions pour animer la communauté. The CHERUB District sera, comme une maison de retraite, présent pour accompagner les derniers fans. Mais ce ne sera plus comme avant.

Voilà, c’est sur cette magnifique comparaison que je conclus mes adieux. J’espère que le récit de mon parcours de fan vous aura plus. On se retrouve très prochainement sur le site.

Le Temps des adieux – Nathan, Lisa, Jules & Tekoul

Depuis 2007 et ses débuts en France, CHERUB a connu de nombreux événements et projets outre les nombreuses publications de romans et les dédicaces. On parle ici des fansites, des vidéos YouTube, des missions de la C-Zone, du serveur Minecraft, des lives, des concours, ces petits riens qui faisaient vivre la communauté française. Derrière ces réalisations se cachent des fans, des hommes, des femmes, aujourd’hui bilingue, étudiant, réalisateur ou booktubeur. 

CHERUB se terminant, The CHERUB District se devaient de leur donner la parole une dernière fois. Le temps pour eux de se remémorer, de partager, de sourire, le Temps des adieux.

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Nous avons demandé à chaque fans (ou ex-fans selon les cas) de répondre à trois questions simples:

  • Peux-tu te présenter et expliquer aux jeunes fans ce que tu faisais dans la communauté française ?
  • Qu’a changé CHERUB dans ta vie ?
  • Si tu devais faire tes adieux à la saga, tu dirais quoi ?

Nathan Levêque

Je m’appelle Nathan, aujourd’hui j’ai 19 ans mais à l’époque où j’ai commencé CHERUB j’en avais… 10 ? 11 ? C’est d’ailleurs incroyable de me dire que ça fait près de 10 ans que j’ai commencé à lire, ou plutôt dévorer, cette saga phénoménale. Très vite j’ai découvert la toute première version de Cherub Campus qui était alors un blog tenu par un certain Louis qui donnait toutes les infos que, en tant que fan, j’adorais suivre. J’ai failli rencontrer Robert Muchamore au salon du livre de Montreuil en 2008 mais je l’ai raté car ils ont déplacé sa date de signature d’un jour ! (Depuis, je ne l’ai jamais rencontré…) J’ai même participé à plusieurs concours sur Facebook pour CHERUB : photo et vidéo avec des Playmobiles… ce genre de choses qui m’ont notamment fait remporter un PLV (présentoir qu’on trouve en librairie) CHERUB ! Et assez vite, à un moment ou le blog évoluait et recrutait, j’ai rejoint l’équipe du blog. J’ai écrit des articles, plutôt « de réflexion », autour de la saga, participé au projet de traduction d’une nouvelle de Robert Muchamore jamais traduite en France, connu les débuts du Minecraft CHERUB… ça a vraiment été une période un peu folle dans ma vie de lecteur de CHERUB et carrément cool ! Puis j’ai quitté le site que j’ai regardé vivre de loin et si je ne suis plus aussi fan de CHERUB qu’avant, cette saga aura toujours une place un peu particulière dans mon coeur. 🙂

CHERUB News, la toute première version de The CHERUB District

CHERUB News, la toute première version de The CHERUB District

Ce qu’elle a changé, c’est qu’elle m’a apporté tout ça : rencontrer des gens, vivre des aventures phénoménales dans un livre, participer à de multiples projets et faire partie intégrante d’une communauté grandissante et enthousiaste.

Quant à la fin de la saga, eh bien je ne l’ai pas lu. En tout bon fan de première heure (et je pense que d’autres seront d’accord) je vais dire que d’une certaine manière, j’ai déjà fait mes adieux à la saga en fermant le douzième tome. Bien sûr j’ai un pincement au cœur en me disant que la saga va se terminer pour de bon, mais ça ne dépassera pas l’émotion du tome 12. J’ai lu le 13e, qui m’a déçu, j’ai beaucoup aimé le 14e et je n’ai malheureusement pas encore eu le temps de lire les autres… qui n’atteindront sûrement pas la qualité des 12 (ou 11…) premiers ! Mais malgré tout : adieu CHERUB, adieu James, et belle vie !

Lisa Pierre

Je suis Lisa, actuellement étudiante en deuxième année d’anglais. lisaJ’ai découvert CHERUB à l’âge de 15 ans et c’était plutôt cool. Bastien s’est approché de moi pour que je fasse des petits articles sur le site.
Je suis ensuite passée au rang de traductrice et avait entreprit (bien que je n’ai jamais fini) de traduire le premier tome de Rock War, série « annexe » par le même auteur que CHERUB.

CHERUB n’a pas changé ma vie mais je dirai que ça a approfondit mon amour de la littérature et m’a donné envie de poursuivre mes lectures.

Bien sûr CHERUB va me manquer mais toutes les bonnes choses ont un fin et j’espère que l’auteur va pouvoir se concentrer sur des projets nouveaux et qui lui tiennent à cœur.

Jules Alesia

Yo, je m’appelle Jules, j’ai 15 ans et je suis rédacteur (et monteur !!) sur The CHERUB District depuis maintenant un an. J’ai découvert CHERUB lorsque j’avais 9 ans, et j’ai kiffé !! J’ai lu les 12 premier tomes en moins de 3 mois et chaque année, j’allais chez le libraire acheté un nouveau CHERUB !

julesCHERUB a changé plein de choses. Tout d’abord, j’ai appris que « James » se prononçait « Jêmss » et pas « jame » 😂 Plus sérieusement, en les lisant et en les relisant, je pense que CHERUB a été ma première distraction pendant longtemps et que ce sera toujours le cas encore longtemps !

Merci Robert. Merci James. Merci Kyle, Bruce, Kerry, TOUS!! Vous m’avez fait grandir, vous m’avez fait rêvé. Maintenant que CHERUB est terminé définitivement, j’espère vous retrouvez très bientôt au cinéma ! A part ça, je te dis merci à toi, CHERUB. Je t’aime et je ne t’oublierais jamais.

Tekoul

Je suis Thomas, plus connu dans la communauté de CHERUB sous le pseudo de Tekoul et je connais la série depuis début 2008, date à laquelle je me suis inscrit sur le forum CherubCampus. J’ai ainsi participé cette même année à ma première mission C-Zone en réalisant le logo de la série dans le sable. C’est d’ailleurs cette photo qui m’a fait connaitre à la communauté internationale avec le relais de l’image par Robert Muchamore. Dans la communauté française j’ai ensuite rencontré virtuellement Louis qui était propriétaire du blog CHERUB News et j’ai ainsi proposé mon aide pour l’écriture d’articles. Dans un soucis de professionnalisation et devant le nombre de visites grandissant, il a créé un site web qui était CampusCherub puis The CHERUB District pour lesquels j’ai été rédacteur et où j’ai tenu une chronique phare du site que j’avais commencée sur le blog: « Un Mois, Une Edition » dans laquelle je présentais des livres Cherub venant des quatre coins du monde ainsi que différents goodies. J’ai également contribué à la réalisation des deux cours métrages réalisés sur ces mêmes sites. Malheureusement, depuis l’obtention de mon bac je suis beaucoup moins actif (voir complètement inactif) dans la communauté car je me consacre plus à mes études et des activités autres comme le quidditch (Oui, ça existe vraiment !).

Le fameux logo

Le fameux logo

CHERUB a changé pas mal de choses dans ma vie comme la rencontre d’autres personnes passionnées avec qui j’ai pu échanger autours d’une même passion. Nous avons ainsi développé des projets, ce qui permet de s’améliorer au niveau organisationnel. Le fait de rédiger des articles m’a fait prendre confiance dans des domaines comme la rédaction ou la prise de parole. Pour ma part, je communiquais avec des éditeurs étrangers pour pouvoir présenter les différentes éditions étrangères et j’ai ainsi pu développer mon anglais par exemple.

Comme je le disais, j’ai un peu décroché de la série et je ne suis pas à jour. Le dernier CHERUB que j’ai lu était le tome 14, c’est à dire L’Ange Gardien et je viens juste de me procurer Black Friday. A l’époque, nous avions déjà eu droit à une première annonce de la fin de CHERUB qui devait terminer au tome 12. J’ai donc suivi la série assidûment jusqu’à ce tome. Même si j’ai beaucoup apprécié Le Clan Aramov et L’Ange Gardien, j’ai un peu perdu cette passion autour de la saga car pour moi, la fin de la série se trouve au tome 12. J’ai plus l’impression d’être face à une série bis reprenant juste les mêmes codes que la première. Cependant, je suis certains que les fans ne seront pas déçu de ce dernier tome, il se peut aussi que le fait que j’ai connu la série à 14 ans et que maintenant j’en ai plus de 20 fait que je n’ai plus les mêmes centres d’intérêts et les mêmes attentes littéraires qu’avant.


C’est déjà la fin de cet article ! On espère que ces adieux vous auront plu (n’hésitez pas à le dire en commentaire!). On retrouve en fin de semaine prochaine pour vous faire découvrir les adieux d’Antoine Pinchot, le traducteur attitré de Robert Muchamore.